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Prêt, pas prêt, j'y vais?

Un Québécois sur trois craint de ne pas épargner suffisamment pour sa retraite

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les Canadiens se disent mal préparés pour leur retraite, alors que chez les Québécois, du moins chez les 40 ans ou plus, 37 % affirment ne pas cotiser à un REER. Les sondages se suivent mais le constat demeure: avec l'hypothèque, les factures, les droits de scolarité des enfants et le remboursement des dettes de cartes et de marge de crédit, l'attention est ailleurs, même si la planification de la retraite demeure une priorité.

D'après un sondage de la Banque CIBC réalisé par Harris/Décima, de nombreux Canadiens dans tous les groupes d'âge affirment ne pas se sentir préparés financièrement pour la retraite, y compris les boomers pour qui la planification de la retraite constitue une priorité absolue sur le plan financier pour 2012. «Ainsi, 44 % des Canadiens affirment ne pas être préparés financièrement pour la retraite.» Chez les boomers, soit les gens âgés de 55 à 64 ans, 31 % font la même affirmation.

Planifier

«La planification de la retraite est un sujet auquel songent pratiquement tous les Canadiens à cette période de l'année, et les résultats de notre sondage montrent que bon nombre d'entre eux aimeraient faire progresser davantage leurs plans de retraite», a soutenu la CIBC. Dans le sondage réalisé pour l'établissement, il ressort que «la planification de la retraite est la priorité absolue des Canadiens de 45 à 64 ans pour 2012». Mais cette intention s'appuie sur une autre réalité, soit celle voulant que «69 % des Canadiens prévoient continuer de travailler d'une manière ou d'une autre à la retraite, des résultats qui donnent à penser que l'âge traditionnel de la retraite, soit 65 ans, n'est pas nécessairement immuable», poursuit le sondage.

ING Direct va dans le même sens. Selon un sondage Angus Reid réalisé pour la banque, 58 % des Canadiens ne se sentent pas prêts financièrement pour la retraite. «Pour 31 % des répondants, la retraite ne figure même pas parmi leurs objectifs financiers personnels. Cette proportion bondit à 39 % pour les personnes âgées de 25 à 34 ans et à 56 % pour les jeunes adultes canadiens âgés de 18 à 24 ans», peut-on lire dans le communiqué.

Rembourser

Parce qu'ils souffrent d'un surendettement, la priorité financière pour 41 % des Canadiens consiste à rembourser leurs dettes de cartes de crédit ou de marge de crédit. Pour les répondants ayant des enfants de moins de 18 ans vivant à la maison, le fait d'économiser pour la retraite tombe en dernière place sur la liste des priorités. «Le remboursement de leur prêt hypothécaire et l'épargne en vue des études de leurs enfants sont plus importants.»

Le portrait d'ensemble n'est pas différent au Québec. Un sondage de TD Waterhouse sur l'épargne-retraite indique que 37 % des Québécois dans la quarantaine ne cotisent pas à un REER. «Hypothèque, factures du ménage, droits de scolarité des enfants... La vie coûte cher pour les Québécois. Selon un sondage de la TD sur l'épargne-retraite, 37 % des Québécois quadragénaires admettent qu'ils n'ont pas encore cotisé à un régime enregistré d'épargne-retraite (REER), tout en reconnaissant qu'ils devraient le faire.»

Cotiser

À l'inverse, 41 % des Québécois dans la quarantaine cotisent annuellement à un REER. Mais seulement 12 % disent cotiser le montant maximal chaque année. Par conséquent, 33 % d'entre eux craignent de ne pas épargner suffisamment pour leur retraite.

Selon les observations d'ING Direct parmi les personnes ayant un REER, 21 % cotisent entre 1001 et 2500 $ chaque année, tandis que 16 % cotisent de 501 à 1000 $. Quelque 43 % prévoient cotiser le même montant en 2012, tandis que 27 % prévoient cotiser davantage. Quant aux investissements retenus, les cinq principaux produits financiers sont les fonds communs de placement (pour 57 % des cotisants), les comptes d'épargne libre d'impôt (30 %), les certificats de placement garantis (25 %), les comptes d'épargne (20 %) et les actions individuelles (20 %).

À la question suivante: «S'ils avaient 50 $ de plus par mois», 33 % des répondants affecteraient ce montant à leurs dettes (prêt hypothécaire, carte de crédit, prêt étudiant, etc.), 16 % mettraient ce montant dans un fonds d'urgence, 15 % paieraient des factures. Et seulement 25 % épargneraient ce montant dans un REER ou un CELI. On n'en sort pas!
 
 
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