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Fonds enregistré de revenu de retraite - Des avantages pour les moins de 71 ans

«Le FERR est l'option la plus populaire chez les retraités québécois»

Jusqu’à 71 ans, on peut décider de convertir seulement une partie de son REER en FERR et garder  sans problème une partie de son REER.<br />
Photo : Agence Reuters Max Whittaker Jusqu’à 71 ans, on peut décider de convertir seulement une partie de son REER en FERR et garder  sans problème une partie de son REER.
Bien des gens ne s'intéressent pas à un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) avant d'arriver à l'année de leurs 71 ans. C'est l'âge limite auquel on peut convertir son régime enregistré d'épargne-retraite (REER) pour éviter de le voir se transformer d'un coup en revenu imposable. Toutefois, pour certains, c'est avantageux de l'envisager dès 65 ans.

Le FERR est la continuité du REER. Il permet de continuer à choisir ses placements et à garder son capital à l'abri de l'impôt tant qu'on ne le retire pas. Par contre, on doit retirer une somme minimum de son FERR dès l'année suivant sa création. Comme le FERR est prévu pour le retrait de sommes, il comporte des avantages pour les retraités qui ont besoin de retirer certains montants.

«Le FERR est l'option la plus populaire chez les retraités québécois», affirme Simon Beauchamp, conseiller principal en fiscalité, vice-présidence fiscalité, Mouvement Desjardins.

Prenons l'exemple d'une personne qui prend sa retraite à 60 ans et qui souhaite retirer un montant fixe chaque mois pour boucler son budget. «Si elle le fait à partir de son REER, son établissement financier lui fera payer des frais administratifs. Par contre, elle n'aura pas de frais si elle convertit son REER en FERR», explique M. Beauchamp.

Si le même retraité a besoin seulement d'un petit montant alors que le capital amassé dans son REER est élevé, il peut même décider de convertir seulement une partie de son REER en FERR.

«Jusqu'à 71 ans, il peut garder une partie de son REER sans problème, précise M. Beauchamp. Ainsi, s'il convertit, disons, la moitié de son REER en FERR, la somme minimale à sortir chaque année sera diminuée de moitié.»

Par exemple, à 71 ans, le retraité doit retirer au minimum 7,38 % du montant disponible dans son FERR. À 72 ans, la part minimale à retirer grimpe à 7,48 %. «Le pourcentage minimum à retirer augmente en fonction de l'âge du retraité. Plus on vieillit, plus on doit en retirer», précise Simon Beauchamp.

Crédit pour revenu de pension

Un autre avantage du FERR qu'on n'a pas avec le REER, c'est que, dès 65 ans, un retrait donne droit au crédit pour revenu de pension. «Cela fait en sorte qu'on ne paye pas d'impôt sur les premiers 2000 $ qu'on retire», affirme M. Beauchamp, comptable agréé de formation.

Par contre, si le retraité a une caisse de retraite avec son employeur et qu'il profite déjà de ce crédit pour un revenu de pension, il ne pourra bien sûr pas en profiter une autre fois avec son FERR.

«C'est toutefois moins de la moitié des Québécois qui ont une caisse de retraite avec leur employeur. Ceux qui n'en ont pas ont donc intérêt à profiter de cet avantage du FERR dès 65 ans», affirme Simon Beauchamp.

Fractionnement des revenus

Un autre avantage du FERR est qu'il permet de fractionner ses retraits avec son conjoint. «Contrairement au REER, les revenus du FERR sont admissibles au fractionnement des revenus de pension dès 65 ans. Or bien des gens croient que le fractionnement des revenus est possible seulement à partir de 71 ans», affirme M. Beauchamp. Ainsi, disons qu'un retraité âgé de 65 ans retire 10 000 $ de son FERR; dans sa déclaration de revenus, il pourra alors indiquer qu'il a retiré 5000 $ et que sa conjointe a retiré l'autre tranche de 5000 $.

«Si la conjointe a moins de revenus que le conjoint, fiscalement, le couple sera gagnant, explique M. Beauchamp. D'ail-leurs, on parle ici de conjoint et de conjointe, mais le fractionnement du revenu est possible pour tous les types de conjoints, qu'ils soient de même sexe ou de sexe opposé, mariés ou non.»

Flexibilité

Le FERR a pour avantage d'offrir une grande flexibilité aux retraités. D'ailleurs, il n'y a pas de maximum qu'on peut retirer. «On peut décider de vider son FERR d'un coup! Par contre, on doit être conscient qu'il faudra payer de l'impôt sur les sommes qu'on retire», précise M. Beauchamp.

La flexibilité du FERR se retrouve aussi dans les placements qu'on peut y faire. «On peut décider, par exemple, de garder exactement les mêmes types de placements qu'on avait dans son REER. Toutefois, si on n'a pas encore révisé ses types de placements depuis qu'on est retraité, c'est un bon moment de le faire», affirme Simon Beauchemin.

Souvent, lorsque quelqu'un arrive à l'âge de sa retraite, il commence à modifier son portefeuille pour réduire le risque et ainsi éviter de perdre une grande partie de son capital accumulé tout au long de sa vie active.

Réinvestir dans un CÉLI


Si la somme minimale qu'on doit retirer de son FERR chaque année est trop élevée pour ses besoins, rien n'empêche le retraité de réinvestir cette somme. Par exemple, le montant inutilisé retiré du FERR peut être épargné dans un compte d'épargne libre d'impôt (CÉLI) jusqu'à concurrence de sa limite de contribution. Ainsi, le revenu de placement généré par le CÉLI sera libre d'impôt. Il n'y a pas d'âge limite pour cotiser à un CÉLI. De plus, les retraits d'un CÉLI n'affectent pas les prestations ou les crédits fondés sur le revenu, tels que le crédit d'impôt en raison de l'âge ou la prestation de sécurité de la vieillesse.

La rente viagère

À part le FERR, l'autre possibilité qu'ont les retraités est de vendre leur REER à un établissement financier pour obtenir une rente viagère. La rente viagère donne un montant fixe périodique aux retraités pour le restant de leurs jours.

«Les taux étant ce qu'ils sont, c'est difficile aujourd'hui d'acheter une rente, précise M. Beauchamp. Par contre, les gens qui ont acheté une rente viagère dans les années 80 sont bien contents aujourd'hui. Les taux ne sont pas les mêmes aujourd'hui.»

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Collaboratrice du Devoir
 
 
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