Vos placements - Posséder une propriété est à la base de l'enrichissement
Je suis dans la mi-trentaine et habite seule présentement en appartement à Montréal (peu cher: 3 1/2 = 600 $ mois). Ma vie professionnelle se partage entre l'enseignement à temps partiel (revenus moyens annuels: 28 000 $) et une pratique artistique (aux revenus fluctuants selon l'année; minimum: 8000 $, maximum: 20 000 $). J'ai commencé à avoir des contrats et emplois très jeune, et j'ai toujours fait très attention à mes dépenses afin d'économiser, en plus de quelques années «chanceuses» où j'ai eu plusieurs contrats lucratifs. Je possède donc 200 000 $ en placements à la caisse populaire Desjardins (épargnes à terme non rachetables, quelques REER, un CELI) qui rapportent très peu... Et aucune dette. Je ne connais rien aux finances ni à la Bourse. Je voulais éventuellement acheter une maison, mais certains éléments font que je tarde à réaliser ce projet:
1) Les prix des condos et maisons à Montréal m'ont rebutée. Je viens de la campagne où une belle maison et un grand terrain coûtent le même prix qu'un petit condo en ville. Mon emploi du temps demande cependant d'être plutôt en ville...
2) Je suis célibataire et effectuer un tel achat seule m'effraie un peu... Aussi, je prévois avoir des enfants dans les trois ou quatre prochaines années: la grandeur du condo devra donc être en conséquence. J'ai aussi besoin d'une grande pièce pour mon travail à la maison.
3) Ma vie professionnelle est un peu incertaine et il se peut que j'effectue des séjours de plusieurs mois à New York ou à l'étranger dans les années à venir...
Il me semble inutile d'avoir tant d'argent à la caisse pour si peu d'intérêts. Pendant ce temps, le prix des condos et maisons ne cesse d'augmenter...
Est-ce une bonne chose d'acheter une maison dans ma situation, même si je ne suis pas certaine à quoi ressemblera ma vie dans les trois ou quatre prochaines années (enfants? lieu où habiter la majeure partie du temps? etc.).
J'ai aussi pensé à acheter une maison dans les Laurentides (environ 265 000 $) afin d'investir mon argent et en profiter les week-ends tout en gardant mon appartement à Montréal...
Merci de vos précieux conseils,
Une lectrice
Posséder au moins une propriété dans son avoir est en mon sens un incontournable en matière d'enrichissement. Vous le constatez vous-même lorsque vous dites que les années passées à vous questionner sur la pertinence de devenir ou non propriétaire vous ont coûté cher, les prix des maisons ayant régulièrement grimpé au cours de la dernière décennie. Résultat: vous constatez une perte de pouvoir d'achat de votre pécule investi dans des comptes bancaires et autres véhicules d'épargne aux rendements infinitésimaux.
Évidemment, beaucoup d'éléments contribuent actuellement à nourrir votre incertitude. Le contexte économique actuel en est un. La crise de la dette souveraine qui sévit en Europe se fait maintenant sentir sur la croissance économique mondiale. Le Québec n'y échappe pas alors qu'il s'est perdu net 35 000 emplois en novembre. Aux États-Unis, la croissance économique fait montre d'une grande mollesse, ce qui ajoute à l'incertitude économique mondiale.
Mais les autorités gouvernementales et les grandes banques centrales de ce monde disposent de grands moyens pour tenter de contenir la présente crise financière. Ils ont recours tous azimuts à la planche à billets pour soutenir les marchés obligataires et les banques européennes. Cette mer de liquidités injectées dans les marchés ne peut qu'être favorable à moyen terme aux actions des grandes entreprises et aux placements dits tangibles comme l'immeuble.
Les Grecs, Français, Chinois, Arabes, Espagnols, Portugais et Italiens perdent confiance en leurs institutions et craignent dans bien des cas l'instabilité politique qui peut résulter du chaos financier dans lequel sont plongés leurs gouvernements. Aussi, les plus riches d'entre eux désirent assurer leurs arrières en investissant une partie de leurs capitaux dans des terres plus clémentes. Parmi ces terres plus clémentes se trouve le Canada. Une terre riche en ressources naturelles, dont le pétrole, jouissant d'un climat politique stable et recelant un potentiel de croissance énorme alors que sa population est appelée à croître constamment au cours des prochaines décennies.
Bien sûr, si l'économie mondiale bascule dans une récession sévère, le Canada en ressentira les impacts négatifs. Mais à terme, le pays est en mesure de renouer rapidement avec la croissance aussitôt que la crise financière actuelle s'estompera. Et les capitaux grossis des mille milliards de dollars qu'impriment les banques centrales directement de leurs planches à billets d'affluer sur notre pays.
Quant au fait que les immeubles dans les grandes villes sont beaucoup plus chers que ceux en villégiature, c'est normal. Plus de la moitié de la population mondiale habite maintenant les grandes métropoles de ce monde. Cela montre l'important pouvoir d'attraction dont jouissent les grandes villes. Leur caractère international attire les capitaux internationaux. Ce sont dans les grandes villes que se trouvent généralement les meilleures universités. Ce sont des centres du savoir générateurs d'emplois de haut niveau. Comme on dit, lorsqu'il s'agit de travail, c'est là que ça se passe. Vous le constatez lorsque vous dites dans votre lettre que votre travail se fait à Montréal, à New York ou ailleurs dans les grandes villes de ce monde.
Conclusion: devenez propriétaire. Évidemment, pas à n'importe quel prix. Les petits immeubles à revenus tels les plex se vendent à des prix historiques très élevés. Par contre, le condominium m'apparaît plus abordable. De beaux immeubles à condos de six à huit unités bien construits sont érigés près des gares de train, actuelles et futures. Profitez-en pour faire un premier pas dans l'immobilier. Un condo d'une superficie de près de 1300 pieds carrés vous conviendra parfaitement.
Comme votre salaire annuel n'est pas très élevé, vous verrez à verser une mise de fonds suffisante de sorte que votre mensualité ne vienne pas vous étouffer sur le plan budgétaire.
Cette chronique est la dernière de la présente année. Je profite donc de l'occasion pour souhaiter, à vous, cher lecteurs, un joyeux Noël. La prochaine parution sera pour le 7 janvier 2012.
***
cchiasson@proplacement.qc.ca
Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
1) Les prix des condos et maisons à Montréal m'ont rebutée. Je viens de la campagne où une belle maison et un grand terrain coûtent le même prix qu'un petit condo en ville. Mon emploi du temps demande cependant d'être plutôt en ville...
2) Je suis célibataire et effectuer un tel achat seule m'effraie un peu... Aussi, je prévois avoir des enfants dans les trois ou quatre prochaines années: la grandeur du condo devra donc être en conséquence. J'ai aussi besoin d'une grande pièce pour mon travail à la maison.
3) Ma vie professionnelle est un peu incertaine et il se peut que j'effectue des séjours de plusieurs mois à New York ou à l'étranger dans les années à venir...
Il me semble inutile d'avoir tant d'argent à la caisse pour si peu d'intérêts. Pendant ce temps, le prix des condos et maisons ne cesse d'augmenter...
Est-ce une bonne chose d'acheter une maison dans ma situation, même si je ne suis pas certaine à quoi ressemblera ma vie dans les trois ou quatre prochaines années (enfants? lieu où habiter la majeure partie du temps? etc.).
J'ai aussi pensé à acheter une maison dans les Laurentides (environ 265 000 $) afin d'investir mon argent et en profiter les week-ends tout en gardant mon appartement à Montréal...
Merci de vos précieux conseils,
Une lectrice
Posséder au moins une propriété dans son avoir est en mon sens un incontournable en matière d'enrichissement. Vous le constatez vous-même lorsque vous dites que les années passées à vous questionner sur la pertinence de devenir ou non propriétaire vous ont coûté cher, les prix des maisons ayant régulièrement grimpé au cours de la dernière décennie. Résultat: vous constatez une perte de pouvoir d'achat de votre pécule investi dans des comptes bancaires et autres véhicules d'épargne aux rendements infinitésimaux.
Évidemment, beaucoup d'éléments contribuent actuellement à nourrir votre incertitude. Le contexte économique actuel en est un. La crise de la dette souveraine qui sévit en Europe se fait maintenant sentir sur la croissance économique mondiale. Le Québec n'y échappe pas alors qu'il s'est perdu net 35 000 emplois en novembre. Aux États-Unis, la croissance économique fait montre d'une grande mollesse, ce qui ajoute à l'incertitude économique mondiale.
Mais les autorités gouvernementales et les grandes banques centrales de ce monde disposent de grands moyens pour tenter de contenir la présente crise financière. Ils ont recours tous azimuts à la planche à billets pour soutenir les marchés obligataires et les banques européennes. Cette mer de liquidités injectées dans les marchés ne peut qu'être favorable à moyen terme aux actions des grandes entreprises et aux placements dits tangibles comme l'immeuble.
Les Grecs, Français, Chinois, Arabes, Espagnols, Portugais et Italiens perdent confiance en leurs institutions et craignent dans bien des cas l'instabilité politique qui peut résulter du chaos financier dans lequel sont plongés leurs gouvernements. Aussi, les plus riches d'entre eux désirent assurer leurs arrières en investissant une partie de leurs capitaux dans des terres plus clémentes. Parmi ces terres plus clémentes se trouve le Canada. Une terre riche en ressources naturelles, dont le pétrole, jouissant d'un climat politique stable et recelant un potentiel de croissance énorme alors que sa population est appelée à croître constamment au cours des prochaines décennies.
Bien sûr, si l'économie mondiale bascule dans une récession sévère, le Canada en ressentira les impacts négatifs. Mais à terme, le pays est en mesure de renouer rapidement avec la croissance aussitôt que la crise financière actuelle s'estompera. Et les capitaux grossis des mille milliards de dollars qu'impriment les banques centrales directement de leurs planches à billets d'affluer sur notre pays.
Quant au fait que les immeubles dans les grandes villes sont beaucoup plus chers que ceux en villégiature, c'est normal. Plus de la moitié de la population mondiale habite maintenant les grandes métropoles de ce monde. Cela montre l'important pouvoir d'attraction dont jouissent les grandes villes. Leur caractère international attire les capitaux internationaux. Ce sont dans les grandes villes que se trouvent généralement les meilleures universités. Ce sont des centres du savoir générateurs d'emplois de haut niveau. Comme on dit, lorsqu'il s'agit de travail, c'est là que ça se passe. Vous le constatez lorsque vous dites dans votre lettre que votre travail se fait à Montréal, à New York ou ailleurs dans les grandes villes de ce monde.
Conclusion: devenez propriétaire. Évidemment, pas à n'importe quel prix. Les petits immeubles à revenus tels les plex se vendent à des prix historiques très élevés. Par contre, le condominium m'apparaît plus abordable. De beaux immeubles à condos de six à huit unités bien construits sont érigés près des gares de train, actuelles et futures. Profitez-en pour faire un premier pas dans l'immobilier. Un condo d'une superficie de près de 1300 pieds carrés vous conviendra parfaitement.
Comme votre salaire annuel n'est pas très élevé, vous verrez à verser une mise de fonds suffisante de sorte que votre mensualité ne vienne pas vous étouffer sur le plan budgétaire.
Cette chronique est la dernière de la présente année. Je profite donc de l'occasion pour souhaiter, à vous, cher lecteurs, un joyeux Noël. La prochaine parution sera pour le 7 janvier 2012.
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