Fonds d'investissement: La pondération a bien meilleur goût
À l'application d'une stratégie de placement, la plus importante composante d'un portefeuille demeure la pondération que vous choisirez dans chacune des catégories d'actifs. C'est précisément cette pondération qui vous permettra de déterminer, selon les objectifs plus ou moins ambitieux que vous vous serez donnés au départ, un certain niveau de risque correspondant.
Pour vous faciliter la tâche, plusieurs institutions financières et familles de fonds offrent à leurs clients des portefeuilles modèles par l'entremise de leur site Internet ou de brochures et dépliants. De façon générale, la plupart présentent de trois à cinq portefeuilles modèles qui vont du très prudent au très audacieux. À cet égard, je vous conseille grandement de consulter le site Internet de la famille de fonds Fidelity: vous pourrez sélectionner l'un des cinq portefeuilles modèles, l'analyser et voir s'il est compatible avec vos objectifs de placement. Et, ce qui est surtout intéressant, c'est la possibilité d'introduire votre propre choix de fonds.
En ajustant la pondération de chacun de vos fonds ou de ceux que le site vous suggère, vous pourrez ainsi établir des pondérations modèles.
Quatre catégories d'actif
Cet exercice, dont l'objectif est de constituer un portefeuille à votre mesure, vous amènera à considérer quatre grandes catégories d'actifs. La première concerne la liquidité ou la quasi-liquidité. En fait, elle comprend tout produit financier liquidable rapidement et muni d'une garantie de capital, sous forme d'encaisse, de fonds monétaires, de bons du Trésor ou d'autres produits de ce genre.
Dans la deuxième catégorie, on trouve les obligations canadiennes. Il va de soi que cette catégorie d'actifs comporte un facteur de risque plus ou moins élevé selon l'émetteur de l'obligation. En règle générale, les gens de l'industrie considèrent que cette catégorie présente un risque faible, surtout en raison du recours aux obligations gouvernementales. Je pense en particulier aux obligations émises par nos gouvernements au Canada ou au Québec, où le risque à l'échéance n'est que purement théorique.
La troisième catégorie: les actions canadiennes. Cette catégorie, au risque plus élevé que les deux premières catégories, a une volatilité qui varie de moyenne à très élevée en fonction des différents titres. Un exemple qui illustre cet éventail: le titre d'une grande institution financière telle que la Banque Royale ou la Financière Power Corporation comporte une volatilité moyenne alors que le titre d'une entreprise de télécommunications telle que Nortel ou Jitec se situe dans la fourchette de risque très élevé. Évidemment, selon votre degré de risque préétabli, vos choix seront très différents. Dans le marché des fonds communs de placement, vous trouverez des fonds avec de grandes pondérations dans un type bien précis de titres et d'autres qui offrent une gamme de titres très différents les uns des autres, mais souvent complémentaires.
La dernière grande catégorie: les actions étrangères. Elle suppose généralement deux types de risques : le risque inhérent à l'acquisition d'un titre ou d'une action et un deuxième risque qu'on nomme par l'expression taux de change. Nous avons d'ailleurs connu au cours des sept derniers mois des variations importantes de la valeur de nos produits étrangers qui se sont dépréciés de plus de 15 % dans certains cas seulement à cause de ce dernier facteur, trop souvent négligé par l'investisseur. En effet, certains fonds étrangers ont perdu de 10 à 15 % de leur valeur en six mois, mais sans que la valeur des titres les composant n'ait varié d'un iota.
Le portefeuille modèle comportera donc des variations, selon les classes d'actifs choisis, avec des pondérations qui pourront varier de 5 à 50 % pour d'autres. Je crois que de façon générale ces modèles sont généralement très bien faits et respectent les grands principes reconnus en placement. Ils demeurent quand même des outils de référence qui devront être modifiés et adaptés à votre situation personnelle.
Pour un portefeuille prudent ou très prudent, vous pouvez facilement désirer maintenir plus de 80 % en liquidités et obligations, ce qui ne laisse que 15 % en actions canadiennes et mondiales. À l'opposé, un portefeuille considéré comme très audacieux gardera en actions canadiennes et mondiales plus de 85 % de son actif par rapport à 15 % en obligations. Cependant, pour la grande majorité des investisseurs, nous pouvons imaginer un portefeuille avec 50 % en actions et 50 % en obligations.
Malheureusement, plusieurs investisseurs se concentrent beaucoup trop dans une seule catégorie d'actifs. Ces situations comportent soit un facteur de risque trop élevé, soit une répartition peu recommandable, et ce, peu importe le contexte économique. Faites l'analyse de votre portefeuille et comparez vos pondérations, vous serez surpris du résultat.
L'auteur est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement et de gestion privée.
questions@avantages.com
Pour vous faciliter la tâche, plusieurs institutions financières et familles de fonds offrent à leurs clients des portefeuilles modèles par l'entremise de leur site Internet ou de brochures et dépliants. De façon générale, la plupart présentent de trois à cinq portefeuilles modèles qui vont du très prudent au très audacieux. À cet égard, je vous conseille grandement de consulter le site Internet de la famille de fonds Fidelity: vous pourrez sélectionner l'un des cinq portefeuilles modèles, l'analyser et voir s'il est compatible avec vos objectifs de placement. Et, ce qui est surtout intéressant, c'est la possibilité d'introduire votre propre choix de fonds.
En ajustant la pondération de chacun de vos fonds ou de ceux que le site vous suggère, vous pourrez ainsi établir des pondérations modèles.
Quatre catégories d'actif
Cet exercice, dont l'objectif est de constituer un portefeuille à votre mesure, vous amènera à considérer quatre grandes catégories d'actifs. La première concerne la liquidité ou la quasi-liquidité. En fait, elle comprend tout produit financier liquidable rapidement et muni d'une garantie de capital, sous forme d'encaisse, de fonds monétaires, de bons du Trésor ou d'autres produits de ce genre.
Dans la deuxième catégorie, on trouve les obligations canadiennes. Il va de soi que cette catégorie d'actifs comporte un facteur de risque plus ou moins élevé selon l'émetteur de l'obligation. En règle générale, les gens de l'industrie considèrent que cette catégorie présente un risque faible, surtout en raison du recours aux obligations gouvernementales. Je pense en particulier aux obligations émises par nos gouvernements au Canada ou au Québec, où le risque à l'échéance n'est que purement théorique.
La troisième catégorie: les actions canadiennes. Cette catégorie, au risque plus élevé que les deux premières catégories, a une volatilité qui varie de moyenne à très élevée en fonction des différents titres. Un exemple qui illustre cet éventail: le titre d'une grande institution financière telle que la Banque Royale ou la Financière Power Corporation comporte une volatilité moyenne alors que le titre d'une entreprise de télécommunications telle que Nortel ou Jitec se situe dans la fourchette de risque très élevé. Évidemment, selon votre degré de risque préétabli, vos choix seront très différents. Dans le marché des fonds communs de placement, vous trouverez des fonds avec de grandes pondérations dans un type bien précis de titres et d'autres qui offrent une gamme de titres très différents les uns des autres, mais souvent complémentaires.
La dernière grande catégorie: les actions étrangères. Elle suppose généralement deux types de risques : le risque inhérent à l'acquisition d'un titre ou d'une action et un deuxième risque qu'on nomme par l'expression taux de change. Nous avons d'ailleurs connu au cours des sept derniers mois des variations importantes de la valeur de nos produits étrangers qui se sont dépréciés de plus de 15 % dans certains cas seulement à cause de ce dernier facteur, trop souvent négligé par l'investisseur. En effet, certains fonds étrangers ont perdu de 10 à 15 % de leur valeur en six mois, mais sans que la valeur des titres les composant n'ait varié d'un iota.
Le portefeuille modèle comportera donc des variations, selon les classes d'actifs choisis, avec des pondérations qui pourront varier de 5 à 50 % pour d'autres. Je crois que de façon générale ces modèles sont généralement très bien faits et respectent les grands principes reconnus en placement. Ils demeurent quand même des outils de référence qui devront être modifiés et adaptés à votre situation personnelle.
Pour un portefeuille prudent ou très prudent, vous pouvez facilement désirer maintenir plus de 80 % en liquidités et obligations, ce qui ne laisse que 15 % en actions canadiennes et mondiales. À l'opposé, un portefeuille considéré comme très audacieux gardera en actions canadiennes et mondiales plus de 85 % de son actif par rapport à 15 % en obligations. Cependant, pour la grande majorité des investisseurs, nous pouvons imaginer un portefeuille avec 50 % en actions et 50 % en obligations.
Malheureusement, plusieurs investisseurs se concentrent beaucoup trop dans une seule catégorie d'actifs. Ces situations comportent soit un facteur de risque trop élevé, soit une répartition peu recommandable, et ce, peu importe le contexte économique. Faites l'analyse de votre portefeuille et comparez vos pondérations, vous serez surpris du résultat.
L'auteur est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement et de gestion privée.
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