Les Canadiens obtiennent la note de passage en finances personnelles
Le nouvel indice de Desjardins laisse voir des lacunes importantes
De façon globale, les Canadiens obtiennent une note de 70 % en matière de finances personnelles. Cette note passe à 72 % lorsqu'il s'agit de mesurer les connaissances, et à 68 % lorsque le comportement est étudié. Mais derrière les indices se cachent des lacunes inquiétantes.
S'inspirant de la littératie financière, le Mouvement Desjardins a lancé hier à Québec un premier indice canadien de finances personnelles «responsables». À partir d'un sondage réalisé sur le Web auprès de quelque 3000 internautes canadiens adultes, l'Indice Desjardins de finances personnelles accorde une note d'ensemble de 70 % aux répondants. Ce pourcentage «n'a aucun comparable, mais nous indique clairement qu'il y a place à l'amélioration», a souligné l'institution coopérative.
Si le nouvel indice de sensibilisation vise à évaluer globalement les aptitudes des particuliers dans la gestion de leurs finances personnelles, des sous-indices s'attardent aux deux dimensions fondamentales de la littératie financière que sont les connaissances et les comportements. «Cette photo nous permet de comprendre quelles sont les lacunes des particuliers dans ce domaine et de développer des outils encore mieux adaptés pour accompagner les gens, les éduquer et, nous l'espérons, provoquer des changements de comportement durables», a résumé la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, dans un communiqué.
Au-delà de la note, la lecture des résultats du sondage fait ressortir d'importantes lacunes ou dresse un portrait financier plutôt fragile des Canadiens. Notamment, «seulement 50 % de l'ensemble des répondants pourraient subvenir à leurs besoins et payer leurs comptes sans avoir recours au crédit pendant plus de trois mois s'il leur arrivait un pépin». Cette absence de marge de manoeuvre vaut quel que soit le revenu, «car seulement 55 % des ménages dont le revenu annuel est supérieur à 55 000 $ affirment qu'ils pourraient tenir plus de trois mois».
La préparation à la retraite pose également problème pour près de 60 % des répondants, qui ont indiqué ne pas avoir de plan d'épargne en vue de la retraite.
Sur le plan éducatif, le premier Indice Desjardins de finances personnelles indique que «près de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans n'ont pas répondu correctement à des questions simples portant sur le rendement réel et sur la notion d'intérêt composé. Plus inquiétant encore, 70 % des jeunes ont échoué à une question simple concernant le risque associé à un placement.»
Parmi l'ensemble des répondants, près de la moitié ne savait pas comment se calculent les frais d'intérêt sur la carte de crédit. Et plus de 60 % ont éprouvé des difficultés à comparer l'intérêt versé sur deux emprunts.
L'indice est accompagné d'un outil d'auto-évaluation en ligne. Le tout s'insère dans le programme Coopmoi. L'institution injecte 1 % de ses excédents dans ce programme, dont l'enveloppe atteint les 40 millions en 2011.
S'inspirant de la littératie financière, le Mouvement Desjardins a lancé hier à Québec un premier indice canadien de finances personnelles «responsables». À partir d'un sondage réalisé sur le Web auprès de quelque 3000 internautes canadiens adultes, l'Indice Desjardins de finances personnelles accorde une note d'ensemble de 70 % aux répondants. Ce pourcentage «n'a aucun comparable, mais nous indique clairement qu'il y a place à l'amélioration», a souligné l'institution coopérative.
Si le nouvel indice de sensibilisation vise à évaluer globalement les aptitudes des particuliers dans la gestion de leurs finances personnelles, des sous-indices s'attardent aux deux dimensions fondamentales de la littératie financière que sont les connaissances et les comportements. «Cette photo nous permet de comprendre quelles sont les lacunes des particuliers dans ce domaine et de développer des outils encore mieux adaptés pour accompagner les gens, les éduquer et, nous l'espérons, provoquer des changements de comportement durables», a résumé la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, dans un communiqué.
Au-delà de la note, la lecture des résultats du sondage fait ressortir d'importantes lacunes ou dresse un portrait financier plutôt fragile des Canadiens. Notamment, «seulement 50 % de l'ensemble des répondants pourraient subvenir à leurs besoins et payer leurs comptes sans avoir recours au crédit pendant plus de trois mois s'il leur arrivait un pépin». Cette absence de marge de manoeuvre vaut quel que soit le revenu, «car seulement 55 % des ménages dont le revenu annuel est supérieur à 55 000 $ affirment qu'ils pourraient tenir plus de trois mois».
La préparation à la retraite pose également problème pour près de 60 % des répondants, qui ont indiqué ne pas avoir de plan d'épargne en vue de la retraite.
Sur le plan éducatif, le premier Indice Desjardins de finances personnelles indique que «près de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans n'ont pas répondu correctement à des questions simples portant sur le rendement réel et sur la notion d'intérêt composé. Plus inquiétant encore, 70 % des jeunes ont échoué à une question simple concernant le risque associé à un placement.»
Parmi l'ensemble des répondants, près de la moitié ne savait pas comment se calculent les frais d'intérêt sur la carte de crédit. Et plus de 60 % ont éprouvé des difficultés à comparer l'intérêt versé sur deux emprunts.
L'indice est accompagné d'un outil d'auto-évaluation en ligne. Le tout s'insère dans le programme Coopmoi. L'institution injecte 1 % de ses excédents dans ce programme, dont l'enveloppe atteint les 40 millions en 2011.
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