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    Entre le rêve et la réalité

    «Les cotisations aux REER ont diminué au cours des onze dernières années»

    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
    On connaît les chiffres. On retient qu'une personne a besoin de 60 à 70 % du revenu brut de ses dernières années de travail pour maintenir son niveau de vie à la retraite. Or les régimes publics n'offrent qu'un taux de remplacement de 48 %, en moyenne, pour un maximum de gains admissibles de 46 300 $. S'ils veulent éviter l'appauvrissement, les Canadiens n'ont d'autre choix que de s'en remettre à des régimes complémentaires. Or le niveau d'épargne étant ce qu'il est, ils sont toujours plus nombreux à croire que la retraite rêvée est hors de portée. D'autant qu'ils ont tendance à sous-estimer leurs dépenses réelles une fois la retraite venue.

    L'illusion est grande. Selon un sondage RBC, 90 % des Canadiens pensent que leurs revenus suffiront à combler leurs besoins à la retraite. Mais seul un sur quatre croit qu'il disposera de suffisamment d'argent pour réaliser ses rêves à la retraite. Pas étonnant, donc, que près de la moitié (48 %) des Canadiens non retraités affirment s'inquiéter de savoir s'ils disposeront d'une épargne suffisante pour combler leurs besoins à la retraite.

    «Les non-retraités et les retraités s'inquiètent de leur capacité de maintenir leur niveau de vie à la retraite (40 %). De plus, les retraités sont plus nombreux que les non-retraités à s'inquiéter des coûts des soins de santé (33 % contre 28 %)», a souligné l'établissement financier.


    Incertitudes

    Longévité, inflation et imprévus, notamment en matière de coûts liés à la santé... À ces incertitudes il faut ajouter une méconnaissance des dépenses réelles à la retraite. En fait, les trois quarts des répondants affirment ignorer combien ils ont dépensé durant la première année de leur retraite. Mais, chez ceux ayant cette information, la moitié de ces répondants (52 %) affirment qu'ils ont dépensé plus qu'ils ne le prévoyaient. Cela vaut même si le montant des dépenses a chuté fortement par rapport au sondage de 2008, soit à 35 000 $, contre 51 000 $.

    Ce constat s'inscrit dans un contexte de recul constant des cotisations à un régime enregistré d'épargne-retraite depuis les sommets atteints en 1997. Certes, le vieillissement de la population et l'arrivée grandissante des baby-boomers à la retraite ont une incidence sur le niveau des contributions, mais, même en proportion du revenu personnel, «les cotisations aux REER ont diminué au cours des onze dernières années, après avoir augmenté de manière constante jusqu'au sommet enregistré en 1997», peut-on lire dans une étude réalisée par la Royale.


    Aléas

    La conjoncture n'est évidemment pas favorable aux cotisations. Du moins, les spécialistes observent que, durant les périodes de ralentissement économique et de baisse des revenus, le rythme de croissance des cotisations aux REER diminue. Les aléas des marchés financiers ont également une influence, les cotisations aux REER augmentant lorsque les indices boursiers sont en hausse. Mais la tendance lourde demeure.

    «Au cours des 40 ans qui ont précédé la fin des années 1990, la courbe des cotisations aux REER a suivi celle de la population des baby-boomers, un segment démographique important. Le vieillissement des baby-boomers sera vraisemblablement l'un des principaux facteurs qui entraîneront la chute constante des cotisations aux REER au cours des dix prochaines années, à moins que ne se produisent des changements radicaux dans les habitudes d'épargne», a ajouté Paul Ferley, économiste en chef adjoint.

    Et l'établissement d'ajouter que «le groupe d'âge qui a le plus de défis à relever au chapitre de l'épargne est celui des 35 à 54 ans. C'est pendant cette période qu'ils élèvent leur famille, achètent une maison et épargnent en vue de financer les études de leurs enfants. Cependant, il s'agit également d'une période cruciale pour épargner en vue de la retraite.»

    À la Financière Sun Life, on rappelle le contexte. «La modernisation du système de retraite canadien demeure incertaine et de nombreux travailleurs canadiens n'ont pas accès à un régime de retraite parrainé par leur employeur. Pour ces raisons, auxquelles il faut ajouter l'instabilité croissante des marchés, les Canadiens devront épargner encore plus pour leur retraite.»
     
     
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