vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 22h51
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Vos placements: Rembourser mes dettes ou investir?

J'ai reçu 11 200 $ en retour d'impôt. Que devrais-je faire? Payer le solde de mes deux cartes de crédit, qui s'élève à 9500 $ aux taux de 16,5 % et 9,5 %, rembourser un prêt personnel de 9900 $ au taux de 8,5 % (paiement mensuel de 433 $) ou tout simplement trouver une façon d'investir mes liquidités pour qu'elles rapportent davantage?

Merci


E. H.


Rembourser une dette équivaut à réaliser une économie d'intérêt. Et cette économie équivaut au rendement obtenu sur ladite somme allouée au remboursement de la dette en question. Autrement dit, utiliser vos liquidités de 11 200 $ pour rembourser par exemple une dette dont le coût annuel est de 16,5 %, c'est comme avoir investi ces liquidités dans un placement rapportant 16,5 % par année, et ce, pour la durée de la dette. Rendement qui, de surcroît, sera après impôt si le taux exigé de la dette remboursée n'est pas déductible de vos autres revenus imposables. C'est le cas notamment du solde de vos cartes de crédit. Aussi, la réponse à votre question est assez évidente: remboursez d'abord vos dettes dont les intérêts ne sont pas déductibles. À commencer par les soldes de vos cartes de crédit (les banques sont gourmandes) dont les taux annuels respectifs sont de 16,5 % et 9,5 %. Vous verrez ensuite à rembourser le plus rapidement possible votre prêt personnel de 9900 $ au taux annuel de 8,5 %.


Ce n'est qu'après avoir remboursé la totalité de vos dettes que vous épargnerez en vue d'effectuer des placements en valeurs mobilières ou immobilières. Si vous considérez les valeurs mobilières, vous devrez en priorité canaliser votre épargne dans un REER, et ce, jusqu'à concurrence de votre cotisation annuelle permise. Les sommes ainsi canalisées dans le REER pourront être investies dans les obligations de grande qualité et dans les actions de grandes entreprises canadiennes versant de bons dividendes.





Est-ce le temps d'investir dans un condo?


J'aimerais savoir s'il est préférable, de ce temps-ci, d'investir dans un condo ou de louer un logement. Je viens de vendre ma maison et je ne sais que faire.


Merci à l'avance.


L. R.


Gaspé





D'abord, dois-je dire, un condo ou une maison unifamiliale n'est pas un investissement. C'est avant tout une source de dépenses. Pour justifier un tel achat, bien des gens diront qu'acheter une maison unifamiliale s'avère ni plus ni moins qu'un mode d'épargne forcée.


Voilà une façon plutôt négative d'aborder l'épargne. Car ce que disent ces gens, c'est qu'ils manquent de discipline pour mettre de côté les économies que leur permettrait de réaliser la location d'un logement par rapport à l'achat d'une maison unifamiliale. Aussi ces personnes préfèrent-elles négocier une hypothèque. La banque verra alors à ce qu'elles effectuent les mensualités requises, et ce, à son grand bonheur et à celui, semble-t-il, de ces personnes indisciplinées. Sur ce point, je vous invite à vous procurer le livre Un chez-moi à mon coût d'Éric Brassard (site Web: ericbrassard.com). M. Brassard analyse ce sujet sous toutes ses coutures.


Cela dit, le rendement obtenu de votre épargne constitue un facteur important dans votre décision. Si, par exemple, vous êtes un mauvais investisseur et qu'au lieu d'obtenir un rendement composé annuel à long terme de 8 % de votre épargne vous la perdez dans de mauvais placements (comme Nortel, Bell Canada International, etc.), il aurait alors mieux fallu acheter un condo qui aurait à tout le moins préservé sa valeur à long terme. Donc, à vous d'évaluer vos connaissances et votre intérêt pour le monde du placement.


Par ailleurs, l'achat d'une maison unifamiliale peut rivaliser avec les valeurs mobilières au chapitre du rendement en période de forte inflation. Là, le condo peut s'apparenter davantage à un placement.


Enfin, de mon point de vue, le petit immeuble à revenus (style triplex, quadruplex) reste le meilleur compromis pour quelqu'un capable de vivre avec quelques locataires. Les revenus de location contribueront à couvrir une large part des frais d'intérêt, dont une bonne partie (celle correspondant à la partie louée de l'immeuble) est déductible. Le propriétaire peut ainsi dégager une épargne supérieure à celle du propriétaire d'un bungalow, épargne qu'il utilisera pour cotiser au REER et, du coup, accélérer la construction de son portefeuille de valeurs mobilières de grande qualité. De surcroît, l'appréciation liée à l'inflation porte dans le cas d'un triplex sur une valeur marchande normalement plus élevée que celle d'un bungalow, ce qui contribue à accélérer votre enrichissement à long terme.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012