Une somme importante à investir? - Ne précipitez rien!
Nous venons de vendre notre résidence pour une somme appréciable. Étant abonnés au Devoir, nous lisons avec intérêt votre chronique hebdomadaire. Nous aimerions vous rencontrer afin de vous faire part de notre situation financière, en premier lieu, ainsi que pour déterminer avec vous la meilleure voie à suivre.
Un couple de retraités
Bonjour M. Chiasson,
Je suis associée dans une société de service-conseil (donc revenu variable d'au moins 100 000 $ par an). J'ai un actif de 565 000 $ (deux maisons pour 355 000 $, REER pour 210 000 $).
Je viens d'hériter de 125 000 $ à la suite du décès de mon père.
J'aimerais utiliser cet argent pour rénover la maison de campagne pour m'y établir d'ici trois ans et vendre celle en ville.
Je cherche un produit financier pour investir ce 125 000 $ sans risque de tout perdre en attendant de commencer les rénovations d'ici un an et demi.
Que suggérez-vous?
Merci de votre réponse.
D. P.
Montréal
Avec le vieillissement de la population, les cas où les personnes recevront d'importantes sommes d'argent à la suite de la vente de leur résidence principale ou à la suite d'un héritage seront de plus en plus fréquents. Se retrouver soudainement avec de telles sommes, souvent de plusieurs centaines de milliers de dollars, peut-être dangereux pour les novices en matière de placements. Ceux-ci constituent des proies faciles pour les «vendeux» de produits financiers de tout acabit.
Il est important dans une telle situation d'opter pour une approche très graduelle. Pourquoi ne pas investir dans un premier temps ces sommes dans des produits d'épargne sûrs? Les obligations à terme à taux progressifs de Placements Québec appartiennent à cette catégorie. Tout comme d'ailleurs les dépôts à terme et les certificats de dépôt des banques jusqu'à hauteur de la couverture de 100 000 $ par l'assurance dépôt. Certes, les rendements offerts ne sont pas très élevés. Mais, à tout le moins, votre pécule s'y trouve en sécurité.
Dans le cas de D. P. qui entend utiliser l'héritage de 125 000 $ pour entreprendre dans un an et demi des travaux de rénovation sur sa propriété de campagne, ces placements de courte durée doivent être considérés.
Dans le cas du couple de retraités, celui-ci peut certainement envisager de placer 50 % du produit de la vente de la propriété dans des titres à revenus fixes, dont environ la moitié dans ceux de plus longue durée (de sept à dix ans au maximum). Outre les obligations à terme à taux progressifs de Placements Québec (elles sont encaissables une fois l'an, à leur date d'anniversaire, sans pénalité), notre couple peut considérer les obligations négociables émises par les différents ordres de gouvernement. Exemple: les obligations négociables de sept à dix ans d'Hydro-Québec ou de la province de Québec dont le rendement annuel composé à l'échéance est environ de 3,8 à 4 %.
Quant à l'autre moitié du produit de la vente, il devra l'investir très graduellement dans les actions de grandes entreprises canadiennes versant de bons dividendes. Son plan d'achat initial doit s'échelonner sur une période d'un an et demi et devrait porter sur 30 % au maximum du produit de la vente. Durant cette période, notre couple verra à acquérir des connaissances du monde du placement en suivant un cours, en lisant quelques livres sur le sujet et en s'abonnant à une bonne lettre financière (ceci est important). Le couple peut également considérer l'achat de fonds communs de placement ayant pour mission d'investir dans les grandes entreprises canadiennes versant de bons dividendes (il doit s'assurer ici que le fonds se compose très majoritairement d'actions de telles entreprises et non d'actions privilégiées). Il ne s'agit pas ici d'éparpiller les liquidités dans une dizaine de fonds communs. Trois fonds distincts gérés par des entreprises responsables suffiront.
Mais, ultimement, je crois préférable que les épargnants puissent parvenir à acquérir eux-mêmes les actions de quelques grandes entreprises. Ils peuvent le faire en ouvrant un compte chez un courtier escompteur et acquérir en ligne, sur faiblesse des cours, les actions des quelques entreprises choisies (choisir ici les entreprises de manière à participer à quatre ou cinq secteurs de l'activité économique) ou encore en s'inscrivant au programme d'achat d'actions offert par certaines de ces entreprises à leurs actionnaires. Les petits investisseurs évitent ainsi les frais élevés que commandent les intermédiaires financiers, frais qui viennent souvent gruger une part non négligeable du rendement de leurs placements.
Enfin, pour ce qui est des consultations privées (on me le demande à l'occasion), je n'en fais pas.
Comment acheter des obligations négociables?
Je suis vos conseils depuis plusieurs années. J'habite actuellement en Ontario, donc je ne peux pas acheter d'obligations à taux progressifs du gouvernement provincial. Pouvez-vous recommander une autre obligation gouvernementale pour équilibrer mes placements REER et me dire comment les acheter?
M.-G. V.
Je cherche une autre forme de placement que les obligations à taux progressifs du gouvernement du Québec. Mon horizon de placement est de 12 à 24 mois. Quelqu'un a une idée?
S. L.
Aujourd'hui, la meilleure façon d'acheter les obligations est probablement par le truchement des services en ligne des courtiers escompteurs. Toutes les grandes banques et caisses ont leur courtier escompteur. Une fois un compte ouvert chez l'un de ces courtiers, vous pouvez accéder à votre compte en vous rendant sur son site Web. Prenez soin d'utiliser une connexion Internet sécurisée avant d'inscrire votre code d'entrée pour accéder à votre compte. Évitez de faire cela dans un bistro ou autre endroit dont la ligne Internet n'est pas sécurisée. Un étranger pourrait alors lire à votre insu votre code et accéder à votre compte. Par ailleurs, ne répondez jamais aux courriels vous avertissant qu'il y a un problème quelconque avec votre compte en ligne et qui vous demande de fournir des renseignements personnels. Ce sont là des traquenards afin d'obtenir votre code d'entrée.
Cela dit, une fois entré dans votre compte en ligne, vous constaterez qu'il y a une fonction «transaction». Cette fonction vous demande s'il s'agit d'une transaction sur action, options, titres à revenus fixes ou autre. Pour les obligations négociables, vous choisissez la rubrique «revenus fixes». On vous demandera alors d'indiquer le montant à investir, l'échéance minimum et maximum désirée, le type d'obligations (obligations à escompte (coupons) ou obligations traditionnelles; ces dernières versent alors les intérêts semi-annuellement), le type d'émetteur (Canada, province, municipalité ou société). Une fois ces données fournies, vous lancez la recherche. Une boîte apparaît et vous donne la description des obligations correspondant à vos critères et détenues par le courtier. La description donne le nom de l'émetteur, l'échéance, le coupon d'intérêt et le rendement composé annuel auquel est offerte l'obligation (ce rendement est celui que vous devez utiliser pour le comparer au rendement offert par les autres formes de placements, comme les dépôts à terme et les certificats de dépôt). Un conseil ici: choisissez les obligations dont le coupon d'intérêt avoisine les taux actuels offerts sur le marché afin d'éviter de payer une prime par rapport à la valeur nominale de 100 $. Autrement dit, éviter d'acheter une obligation avec un coupon d'intérêt de 10 % alors que les rendements actuels sur le marché sont de 4 %. Ces obligations se vendront 120 $ et plus, alors qu'à échéance leur valeur nominale (c'est leur valeur d'encaissement) ne sera plus que de 100 $. Favorisez plutôt l'achat d'obligations se vendant à un léger escompte par rapport à leur valeur nominale de 100 $.
Cela dit, une fois entré dans votre compte en ligne, vous constaterez qu'il y a une fonction «transaction». Cette fonction vous demande s'il s'agit d'une transaction sur action, options, titres à revenus fixes ou autre. Pour les obligations négociables, vous choisissez la rubrique «revenus fixes». On vous demandera alors d'indiquer le montant à investir, l'échéance minimum et maximum désirée, le type d'obligations (obligations à escompte (coupons) ou obligations traditionnelles; ces dernières versent alors les intérêts semi-annuellement), le type d'émetteur (Canada, province, municipalité ou société). Une fois ces données fournies, vous lancez la recherche. Une boîte apparaît et vous donne la description des obligations correspondant à vos critères et détenues par le courtier. La description donne le nom de l'émetteur, l'échéance, le coupon d'intérêt et le rendement composé annuel auquel est offerte l'obligation (ce rendement est celui que vous devez utiliser pour le comparer au rendement offert par les autres formes de placements, comme les dépôts à terme et les certificats de dépôt). Un conseil ici: choisissez les obligations dont le coupon d'intérêt avoisine les taux actuels offerts sur le marché afin d'éviter de payer une prime par rapport à la valeur nominale de 100 $. Autrement dit, éviter d'acheter une obligation avec un coupon d'intérêt de 10 % alors que les rendements actuels sur le marché sont de 4 %. Ces obligations se vendront 120 $ et plus, alors qu'à échéance leur valeur nominale (c'est leur valeur d'encaissement) ne sera plus que de 100 $. Favorisez plutôt l'achat d'obligations se vendant à un léger escompte par rapport à leur valeur nominale de 100 $.
Idéalement, dans votre quête d'obligations, vous devriez idéalement magasiner en ayant des comptes ouverts auprès de deux courtiers en ligne. Vous pourrez ainsi comparer les prix demandés pour des obligations comparables.
Un couple de retraités
Bonjour M. Chiasson,
Je suis associée dans une société de service-conseil (donc revenu variable d'au moins 100 000 $ par an). J'ai un actif de 565 000 $ (deux maisons pour 355 000 $, REER pour 210 000 $).
Je viens d'hériter de 125 000 $ à la suite du décès de mon père.
J'aimerais utiliser cet argent pour rénover la maison de campagne pour m'y établir d'ici trois ans et vendre celle en ville.
Je cherche un produit financier pour investir ce 125 000 $ sans risque de tout perdre en attendant de commencer les rénovations d'ici un an et demi.
Que suggérez-vous?
Merci de votre réponse.
D. P.
Montréal
Avec le vieillissement de la population, les cas où les personnes recevront d'importantes sommes d'argent à la suite de la vente de leur résidence principale ou à la suite d'un héritage seront de plus en plus fréquents. Se retrouver soudainement avec de telles sommes, souvent de plusieurs centaines de milliers de dollars, peut-être dangereux pour les novices en matière de placements. Ceux-ci constituent des proies faciles pour les «vendeux» de produits financiers de tout acabit.
Il est important dans une telle situation d'opter pour une approche très graduelle. Pourquoi ne pas investir dans un premier temps ces sommes dans des produits d'épargne sûrs? Les obligations à terme à taux progressifs de Placements Québec appartiennent à cette catégorie. Tout comme d'ailleurs les dépôts à terme et les certificats de dépôt des banques jusqu'à hauteur de la couverture de 100 000 $ par l'assurance dépôt. Certes, les rendements offerts ne sont pas très élevés. Mais, à tout le moins, votre pécule s'y trouve en sécurité.
Dans le cas de D. P. qui entend utiliser l'héritage de 125 000 $ pour entreprendre dans un an et demi des travaux de rénovation sur sa propriété de campagne, ces placements de courte durée doivent être considérés.
Dans le cas du couple de retraités, celui-ci peut certainement envisager de placer 50 % du produit de la vente de la propriété dans des titres à revenus fixes, dont environ la moitié dans ceux de plus longue durée (de sept à dix ans au maximum). Outre les obligations à terme à taux progressifs de Placements Québec (elles sont encaissables une fois l'an, à leur date d'anniversaire, sans pénalité), notre couple peut considérer les obligations négociables émises par les différents ordres de gouvernement. Exemple: les obligations négociables de sept à dix ans d'Hydro-Québec ou de la province de Québec dont le rendement annuel composé à l'échéance est environ de 3,8 à 4 %.
Quant à l'autre moitié du produit de la vente, il devra l'investir très graduellement dans les actions de grandes entreprises canadiennes versant de bons dividendes. Son plan d'achat initial doit s'échelonner sur une période d'un an et demi et devrait porter sur 30 % au maximum du produit de la vente. Durant cette période, notre couple verra à acquérir des connaissances du monde du placement en suivant un cours, en lisant quelques livres sur le sujet et en s'abonnant à une bonne lettre financière (ceci est important). Le couple peut également considérer l'achat de fonds communs de placement ayant pour mission d'investir dans les grandes entreprises canadiennes versant de bons dividendes (il doit s'assurer ici que le fonds se compose très majoritairement d'actions de telles entreprises et non d'actions privilégiées). Il ne s'agit pas ici d'éparpiller les liquidités dans une dizaine de fonds communs. Trois fonds distincts gérés par des entreprises responsables suffiront.
Mais, ultimement, je crois préférable que les épargnants puissent parvenir à acquérir eux-mêmes les actions de quelques grandes entreprises. Ils peuvent le faire en ouvrant un compte chez un courtier escompteur et acquérir en ligne, sur faiblesse des cours, les actions des quelques entreprises choisies (choisir ici les entreprises de manière à participer à quatre ou cinq secteurs de l'activité économique) ou encore en s'inscrivant au programme d'achat d'actions offert par certaines de ces entreprises à leurs actionnaires. Les petits investisseurs évitent ainsi les frais élevés que commandent les intermédiaires financiers, frais qui viennent souvent gruger une part non négligeable du rendement de leurs placements.
Enfin, pour ce qui est des consultations privées (on me le demande à l'occasion), je n'en fais pas.
Comment acheter des obligations négociables?
Je suis vos conseils depuis plusieurs années. J'habite actuellement en Ontario, donc je ne peux pas acheter d'obligations à taux progressifs du gouvernement provincial. Pouvez-vous recommander une autre obligation gouvernementale pour équilibrer mes placements REER et me dire comment les acheter?
M.-G. V.
Je cherche une autre forme de placement que les obligations à taux progressifs du gouvernement du Québec. Mon horizon de placement est de 12 à 24 mois. Quelqu'un a une idée?
S. L.
Aujourd'hui, la meilleure façon d'acheter les obligations est probablement par le truchement des services en ligne des courtiers escompteurs. Toutes les grandes banques et caisses ont leur courtier escompteur. Une fois un compte ouvert chez l'un de ces courtiers, vous pouvez accéder à votre compte en vous rendant sur son site Web. Prenez soin d'utiliser une connexion Internet sécurisée avant d'inscrire votre code d'entrée pour accéder à votre compte. Évitez de faire cela dans un bistro ou autre endroit dont la ligne Internet n'est pas sécurisée. Un étranger pourrait alors lire à votre insu votre code et accéder à votre compte. Par ailleurs, ne répondez jamais aux courriels vous avertissant qu'il y a un problème quelconque avec votre compte en ligne et qui vous demande de fournir des renseignements personnels. Ce sont là des traquenards afin d'obtenir votre code d'entrée.
Cela dit, une fois entré dans votre compte en ligne, vous constaterez qu'il y a une fonction «transaction». Cette fonction vous demande s'il s'agit d'une transaction sur action, options, titres à revenus fixes ou autre. Pour les obligations négociables, vous choisissez la rubrique «revenus fixes». On vous demandera alors d'indiquer le montant à investir, l'échéance minimum et maximum désirée, le type d'obligations (obligations à escompte (coupons) ou obligations traditionnelles; ces dernières versent alors les intérêts semi-annuellement), le type d'émetteur (Canada, province, municipalité ou société). Une fois ces données fournies, vous lancez la recherche. Une boîte apparaît et vous donne la description des obligations correspondant à vos critères et détenues par le courtier. La description donne le nom de l'émetteur, l'échéance, le coupon d'intérêt et le rendement composé annuel auquel est offerte l'obligation (ce rendement est celui que vous devez utiliser pour le comparer au rendement offert par les autres formes de placements, comme les dépôts à terme et les certificats de dépôt). Un conseil ici: choisissez les obligations dont le coupon d'intérêt avoisine les taux actuels offerts sur le marché afin d'éviter de payer une prime par rapport à la valeur nominale de 100 $. Autrement dit, éviter d'acheter une obligation avec un coupon d'intérêt de 10 % alors que les rendements actuels sur le marché sont de 4 %. Ces obligations se vendront 120 $ et plus, alors qu'à échéance leur valeur nominale (c'est leur valeur d'encaissement) ne sera plus que de 100 $. Favorisez plutôt l'achat d'obligations se vendant à un léger escompte par rapport à leur valeur nominale de 100 $.
Cela dit, une fois entré dans votre compte en ligne, vous constaterez qu'il y a une fonction «transaction». Cette fonction vous demande s'il s'agit d'une transaction sur action, options, titres à revenus fixes ou autre. Pour les obligations négociables, vous choisissez la rubrique «revenus fixes». On vous demandera alors d'indiquer le montant à investir, l'échéance minimum et maximum désirée, le type d'obligations (obligations à escompte (coupons) ou obligations traditionnelles; ces dernières versent alors les intérêts semi-annuellement), le type d'émetteur (Canada, province, municipalité ou société). Une fois ces données fournies, vous lancez la recherche. Une boîte apparaît et vous donne la description des obligations correspondant à vos critères et détenues par le courtier. La description donne le nom de l'émetteur, l'échéance, le coupon d'intérêt et le rendement composé annuel auquel est offerte l'obligation (ce rendement est celui que vous devez utiliser pour le comparer au rendement offert par les autres formes de placements, comme les dépôts à terme et les certificats de dépôt). Un conseil ici: choisissez les obligations dont le coupon d'intérêt avoisine les taux actuels offerts sur le marché afin d'éviter de payer une prime par rapport à la valeur nominale de 100 $. Autrement dit, éviter d'acheter une obligation avec un coupon d'intérêt de 10 % alors que les rendements actuels sur le marché sont de 4 %. Ces obligations se vendront 120 $ et plus, alors qu'à échéance leur valeur nominale (c'est leur valeur d'encaissement) ne sera plus que de 100 $. Favorisez plutôt l'achat d'obligations se vendant à un léger escompte par rapport à leur valeur nominale de 100 $.
Idéalement, dans votre quête d'obligations, vous devriez idéalement magasiner en ayant des comptes ouverts auprès de deux courtiers en ligne. Vous pourrez ainsi comparer les prix demandés pour des obligations comparables.
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