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Parents retraités: aidez vos enfants de votre vivant

Je lis avec grand intérêt votre chronique depuis quelques années. Je prends ma retraite cette année, à 58 ans, avec de 66 % à 70 % de mon salaire après 35 ans de service dans le domaine de la santé (infirmière clinicienne) et ayant contribué au REGOP (CARRA). J'ai fait tous les rachats possibles, mais j'avais retiré les deux premières années mes prestations.

Je n'ai pas de planificateur financier attitré. J'ai acheté un semi-détaché il y a cinq ans et j'ai une balance d'hypothèque de 99 000 $ à 5,65 % d'intérêt. Je paie à la semaine, toutes taxes comprises, et je compte donner cette année, pour diminuer ma balance d'hypothèque, la valeur d'un petit héritage d'environ 8000 $.

Je vous fais un résumé de mes avoirs.

Chez Disnat, mes REER se composent de Nortel, actions achetées en 2001 au montant de 3905 $, de CIBC, actions achetées en 2000 au montant de 1757 $, de BMO, actions achetées en 2000 à 1677 $, et de Bombardier, actions achetées en 2000 pour 7500 $.

Le 31 décembre 2008, la valeur comptable totale est de 15 668 $, mais la valeur marchande n'est que de 5832 $.

Strategic Nova, devenu Fonds Dynamique: un REER de 2000 $ placé en 1992 valait 7235 $ en juin 2008 en fonds d'actions canadiennes (avec quelques ajouts peu importants), mais en décembre il ne valait plus que 4659 $.

Fonds Dynamique gère un REER avec Placements CI de 3565 $ depuis 2006.

Placements Québec: compte d'épargne placement hors REER de 4128 $, REER de 19 718 $ pour un total de 23 847 $.

BMO: REER dans fonds de l'allocation de l'actif et fonds Étape+ totalisant 28 142 $. Valeur comptable de 31 457 $ en décembre 2008.

Fonds FTQ: REER de 2000 $ cotisé en 2007 et de 3846 $ en 2008.

Je pense me constituer l'équivalent d'un REEE pour mes deux petits-enfants chez Placements Québec après avoir pris connaissance des exigences d'un REEE et n'étant pas certaine que mes petits-enfants feront des études postsecondaires.

J'aimerais donner au moins quelque 5000 $ à mon fils pour l'achat d'une première maison. Je n'ai jamais eu un grand train de vie, mais je compte bien faire quelques voyages à ma retraite.

Comme je ne connais pas assez le milieu des placements, je désire me débarrasser des REER chez Disnat en les transférant ailleurs. Il me semble que continuer à cotiser au Fonds FTQ sur mon salaire n'est pas une bonne stratégie vu l'état des actions en période de récession.

Que me conseillez-vous? Avez-vous assez de renseignements sur ma situation pour me conseiller? Devrais-je réellement choisir un conseiller financier? Je ne sais à qui je pourrais faire confiance. Je n'ai aucune dette de carte de crédit et ma voiture était entièrement payée un an après son achat il y a huit ans, mais depuis je n'ai pas mis d'argent de côté dans le but d'un achat.

Si ma lettre n'est pas d'utilité pour d'autres, j'apprécierais recevoir quand même vos recommandations. Vous remerciant à l'avance.

E. H.

Donner aux enfants de son vivant est, selon moi, la voie à suivre pour les retraités. Certes, la débandade des marchés boursiers a déteint sur la valeur de vos placements. Mais, en admettant que les économies occidentales renoueront éventuellement avec la reprise, les indices boursiers se relèveront ainsi que vos placements. Un point ici à souligner: limitez vos placements aux actions de grandes entreprises montrant un solide historique de versements de dividendes élevés. Nortel et Bombardier sont des entreprises appartenant au clan des firmes à croissance et non à celles menant une politique dynamique de dividendes. Les banques, les grandes compagnies d'assurance vie, les sociétés de services publics (pipelines, électricité), les grandes entreprises de télécommunications et celles des produits de consommation appartiennent à cette dernière catégorie.

Côté avoirs, vous ne m'avez pas transmis toute l'information requise. En supposant une valeur marchande de 250 000 $ pour votre propriété et un salaire annuel probablement autour de 65 000 $, la valeur après impôt de votre actif s'élève à près de 531 000 $. Cette valeur tient compte de votre hypothèque dont le solde est de 99 000 $ et d'une rente annuelle provenant du REGOP de près de 44 000 $. La valeur actuelle de cette rente correspond grosso modo à 444 000 $ avant impôt et à 310 000 $ après impôt. Donc, si mes hypothèses sont valables, vous possédez un avoir suffisant pour vivre convenablement à votre retraite.

Vous avez d'emblée une certaine marge de manoeuvre pour aider vos enfants et petits-enfants. Mais ne perdez pas de vue qu'il reste l'hypothèque à rembourser sur votre résidence et que, bientôt, vous devrez remplacer votre voiture. Bien sûr, vous pourrez toujours effectuer des retraits de vos REER (ils totalisent 71 000 $) pour venir grossir votre pécule hors REER qui, lui, ne s'élève qu'à 4128 $ (hormis l'héritage de 8000 $ que vous appliquerez avec raison au solde de votre hypothèque). Ces retraits devront être faits parcimonieusement, car ils s'ajoutent à vos autres revenus imposables. Outre ces retraits, vous devrez prévoir épargner bon an, mal an près de 12 % de vos revenus réguliers.

Ces liquidités pourront servir à l'occasion à aider vos enfants et petits-enfants. À mes yeux, l'aide devrait aller en priorité à votre garçon, à qui vous désirez donner un coup de pouce pour l'achat de sa première propriété. À cause de l'actuelle récession, le contexte sera certainement propice à votre fils pour dénicher une propriété à un prix convenable. Assurez-vous que celui-ci soit tout de même capable de faire face aux mensualités de l'hypothèque et autres frais associés à la propriété. Idéalement, votre fils devrait au préalable avoir accumulé un pécule suffisant pour faire face à toutes ces éventualités.

Pour ce qui est de cotiser à un fonds des travailleurs, oubliez cela. Contentez-vous de réduire le solde de votre hypothèque de sorte qu'il ne s'élève tout au plus qu'à 40 000 $ d'ici dix ans.

***

cchiasson@proplacement.qc.ca

Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
 
 
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  • J.C. Raby - Inscrit
    28 mars 2009 19 h 41
    Donner aux enfants? Oui donner c'est recevoir!
    Souvent j'ai entendu dire que la génération qui a plus de 55 ans a été gâtée. Sans pousser cette déclaration trop loin, j'admets que cette génération a vu grandir les programmes gouvernementaux avantageux, j'ai vu des cycles économiques EXCELLENTS jusqu'à ce que la bombe de l'année 2008 et 2009 a tout massacrée sur son passage et c'est pas finit. J'ai 58 ans, je suis retraité. Moi et mon épouse sommes de ces chanceux qui ont su tout faire pour être en situation très avantageuse financièrement. Mon épouse et moi, les deux retraités avons des revenus net, argent de poche À DÉPENSER frisant 100,000$ par année. Nous avons épargnés toute notre vie, et avons des épargnes que nous n'aurons pas à toucher d'ici l'âge de 65 ans, soit dans 7 ans d'ici. Si l'économie se replace nous aurons plus d'un million dans nos REER et dans nos comptes non enregistrés en 2015.
    Nous sommes des chanceux, mais je dois dire que cette chance n'est pas tombé du ciel. Nous avons peut être travaillé trop fort, pas assez de temps pour les voyages, pas assez de temps pour le repos; moi je me suis ramassé avec un cancer et je ne serai pas de ce monde d'ici quelques années.
    Les quelques années qu'il me reste ont été utilisées à faire de voyages merveilleux en Europe, au Canada et ailleurs. J'achète tout ce qui me tente ou presque, notre belle maison est rénovée, pas de dettes, nous faisons beaucoup de cadeaux, nous dépensons et nous aimons cela.
    Dans toutes ces dépenses, ce que moi et mon épouse ont retiré le plus de joies et de satisfaction fut sans aucun doute d'avoir aidé à nos deux enfants à acheter leur première maison. Nous savons essentiellement payé pour eux le paiement initial pour réduire les frais de l'assurance hypothécaire à zéro, soit 20% du prix de vente (c.à.d. 50,000$ sur une maison de 250,000). Voir nos deux enfants dans leur maison, ce qui aurait été trop dispendieux pour eux sans notre aide, me donne une grande satisfaction. Je dis à tous ceux qui le peuvent, aidez vos enfants et regardez comment c'est satisfaisant de faire cette belle différence pour eux. L'idée d'attendre après sa mort pour les aider ne me plait pas. Je les regarde aujourd'hui, plus indépendant, plus confiant, plus admiré par leurs amis, moins stressés car ils savent que papa et maman ou juste maman sont et seront là, en tout temps pour les aider. Pour ce qui est du choix de leur maison, un critère de sélection fut de choisir une maison qui pourrait être la maison pour toute leur vie: donc pas de compromis avec l'idée que pour la première maison qu'on peut prendre un petit condo pas cher en attendant...!

    Moi je peux dire que si j'avais à choisir entre dépenser 10,000$ pour faire un voyage à Paris ou aider à mes enfants, je n'hésiterais pas une seconde: AIDER LES ENFANTS C'EST PLUS SATSFAISANT! C'est aussi ce que je ressens pour mes frères, mes et mes soeurs, amis et charités diverses.
    Alors je dis quand on est chanceux et qu'on peut aider ceux qu'on aime, le vieux dicton est bien vrai: c'est mieux donner que recevoir.
    Ce qui compte au bout de nos vies, c'est la différence qu'on a fait. Je ne veux pas dire que l'argent est la réponse à l'amour. Il y a beaucoup plus que l'argent. Mais je crois que parfois, oui, si on peut, l'argent peut montrer qu'on aime.

    Alors, mes chers retraités, aidez à vos enfants de votre vivant si vous le pouvez : '' UN COFFRE FORT NE SUIT PAS UN CORBILLARD''
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