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    Toujours actifs à 65 ans - Les Québécois seront plus nombreux à travailler à un âge avancé

    «Arriver à la retraite n'est pas une fin en soi»

    25 mars 2009 |Réginald Harvey | Finances personnelles
    De plus en plus de personnes reportent le moment de leur retraite ou, après avoir cessé de travailler un certain temps, retournent sur le marché du travail à temps partiel ou à temps plein, comme cette infirmière.
    Photo: Jacques Nadeau De plus en plus de personnes reportent le moment de leur retraite ou, après avoir cessé de travailler un certain temps, retournent sur le marché du travail à temps partiel ou à temps plein, comme cette infirmière.
    Canadiens et Québécois repoussent l'âge de la retraite et travaillent en plus grand nombre une fois passé l'âge de 65 ans. Ils tiennent la forme, ils veulent rester actifs et gagner de l'argent.

    Près de 1 400 000 personnes étaient des bénéficiaires du Régime des rentes du Québec en 2006. Sous un autre angle, l'Association des retraités et des autres services publics du Québec (AREQ), le plus important regroupement du genre dans la province, réunit 52 000 membres âgés de 50 à 104 ans. C'est peu dire que la brochette d'âge des retraités varie énormément.

    De son côté, la Financière internationale Sun Life a conduit une étude qui démontre qu'environ 44 % des Québécois demeureront au travail après l'âge de 65 ans. Il s'agit d'un virage par rapport au modèle passé, dont les conséquences se répercutent sur les familles, les employeurs et la société en général. En fait, le sondage dégage quatre tendances lourdes.

    - Près de 44 % des gens estiment qu'ils continueront de travailler. Une pareille situation contraste avec l'âge moyen du départ à la retraite des Canadiens au cours des dernières années, qui est de 61 ans.

    - Sur le volet de la répartition du temps de travail: 16 % croient qu'ils travailleront à temps plein une fois l'âge de la retraite venu et 27 % croient qu'ils le feront à temps partiel.

    - La plupart de ceux qui prévoient rester au travail après l'âge de 65 ans invoquent une ou plusieurs raisons rattachées au mode de vie. Par exemple, ils veulent conserver leur vivacité d'esprit, ils aiment leur travail et ils apprécient leurs relations avec leurs collègues.

    - Les données indiquent que 80 % des Québécois attribuent une cote élevée à leur bonne santé et 75 % expriment leur goût de vivre pleinement. Sur un autre plan, le sondage indique qu'ils manifestent une confiance nettement moindre à l'é-gard des conditions économiques en général et de leurs finances personnelles en particulier.

    Transition travail-retraite

    Sur le plan financier, est-il avantageux de poursuivre ses activités en travaillant sur le tard? Yves J. Leroux, spécialiste de la planification à la Financière Sun Life, apporte ce point de vue: «Chaque cas en est un d'espèce et il appartient à chacun de procéder à une évaluation. On peut tirer un certain avantage de continuer à travailler si on épargne, si on profite de plus de temps pour réduire ses dettes ou encore si on prend des mesures de surveillance plus adéquates de ses finances.»

    Cela posé, il apporte cet éclairage: «Maintenant, je pense que la plupart des Québécois se rendent compte que le fait d'arriver à la retraite, ce n'est pas une fin en soi, mais c'est un passage. Il n'y a pas que l'aspect financier: il y a aussi tout le tissu social, et les liens que les gens ont entre eux au travail sont des richesses que les gens peuvent avoir de la difficulté à abandonner; amis et collègues font partie de la vie au quotidien.» Il ajoute: «La retraite, ce n'est pas la période pour se bercer durant le reste de ses jours. La plupart des Québécois et des Canadiens sont de plus en plus conscients de cela et veulent justement prendre plus de temps pour mieux préparer cette retraite en restant au travail.»

    Il situe le sondage dans le quotidien du contexte de la planification financière des clients de la Sun Life: «Je constate qu'il y a des gens qui préparent de plus en plus à l'avance ce passage à la retraite; ils peuvent parfois se dire qu'ils vont prendre quelques années supplémentaires pour mieux se préparer.»

    La retraite improvisée

    Le sondage de la financière démontre que les Québécois attachent une importance toute relative à la planification financière en vue de la retraite, ce que prouvent les réponses apportées.

    Seulement 18 % des participants se sont dits entièrement satisfaits du niveau de leur épargne personnelle ou de la croissance de leur revenu.

    Au cours des 12 derniers mois, moins de la moitié des Québécois ont effectué des calculs en vue de déterminer si leur revenu de retraite allait durer suffisamment longtemps (40 %) ou ont calculé le revenu qu'il leur faudra pour prendre leur retraite (35 %).

    En outre, 63 % des Québécois sondés n'ont pas de plan financier écrit en vue de la retraite. Seulement 44 % d'entre eux ont parlé à un conseiller financier pour établir ou mettre à jour un plan de retraite écrit dans les douze mois précédents.

    De plus, l'enquête indique que les Québécois actifs qui ont eu recours à un conseiller financier pour planifier leur retraite montrent un taux de satisfaction élevé au sujet de cette prise de décision. Ils posent ces constats, à savoir:

    - qu'ils auront une meilleure retraite (92 %);

    - qu'ils sont plus confiants à l'égard de leur situation financière (87 %);

    - qu'ils prennent de meilleures décisions financières (85 %);

    - que leur conjoint ou partenaire a davantage l'impression qu'ils agiront de leur mieux (80 %).

    Au sujet de ces réponses apportées, Yves J. Leroux fait valoir cet argument: «Je dirais que la planification financière, c'est encore plus important dans le contexte d'aujourd'hui. Il est crucial d'avoir un bon conseiller qui accompagne les gens parce que la révision, le suivi et la surveillance des dossiers deviennent essentiels. C'est beaucoup plus complexe et on a besoin de spécialistes à titre d'accompagnateurs.»












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