Glissade des cours boursiers - Une retraite incertaine
Cette longue glissade des cours boursiers a bouleversé les plans de retraite des 45 ans ou plus. En fait, dans ce segment, ils sont sept Canadiens sur dix à soutenir que leurs plans de retraite ont souffert de l'évolution des marchés boursiers. Et six sur dix à affirmer que cette correction boursière interminable a eu pour conséquences de repousser d'au moins cinq ans l'âge auquel ils comptaient prendre leur retraite.
Les sondages se suivent et se ressemblent. Le plus récent, celui réalisé par Ipsos-Reid pour RBC Groupe financier, indique que 59 % des personnes dites actives âgées de 45 ans ou plus se sentent bien loin de leurs objectifs de retraite. Du moins elles estiment accuser un certain retard à ce chapitre, avec une forte proportion n'ayant aucune idée du patrimoine qu'elles doivent accumuler pour s'assurer une retraite confortable. «Même parmi ceux qui ont des REER, 39% détiennent moins de 50 000 $ dans ce compte», ajoute-t-on.
La réalité n'est donc pas si rose, le tout ayant été assombri par cette longue glissade boursière. Ainsi, 81 % des répondants au sondage ont affirmé avoir subi les contrecoups de la correction boursière «au point que 74 % ont procédé à des changements ou à des réductions de leur train de vie, et que 7 % sont retournés au travail».
Les attentes ont également été secouées. Peut-être ces attentes —au chapitre des rendements espérés ou encore de l'âge de la retraite— étaient-elles irréalistes? N'empêche, seulement 20 % des Canadiens âgés de 45 ans ou plus croient, désormais, que leur retraite sera financée par les revenus de leurs propres placements. C'est dans une proportion de 55 % que «ces baby boomers estiment que la rente de retraite d'un employeur ou de l'État sera leur principale source de revenu à la retraite».
Aux États-Unis
La situation n'est pas différente aux États-Unis, où un Américain sur cinq âgé de 50 à 70 ans affirmait que les pertes subies en Bourse les invitaient à remettre à plus tard leur départ à la retraite. En fait, seuls 31 % d'entre eux pensaient pouvoir prendre leur retraite avant 65 ans, et 22 % avant 69 ans.
Un autre sondage, réalisé pour Gestion de patrimoine TD, a fait ressortir une importante révision à la baisse dans l'expression des besoins à la retraite à la suite de cette contraction de smarchés boursiers. Selon les conclusions du sondage dévoilées au début de janvier, ces besoins ont été abaissés de 15 % à 547 000 $. Le chiffre avancé dans le sondage 2002 était de 652 000 $, mais chute des cours étant...
Pas étonnant donc que dans un survol de la Financière Manuvie, effectué en décembre dernier, les répondants aient été beaucoup plus nombreux cette année à souhaiter avoir la garantie que la valeur de leur dépôt initial ne diminuera pas au-delà d'un certain niveau et ce, peu importe ce qui peut se produire dans le marché. Cette préoccupation touchait 68 % des répondants déclarant détenir des placements, contre 60 % dans la version précédente de ce sondage annuel.
Les sondages se suivent et se ressemblent. Le plus récent, celui réalisé par Ipsos-Reid pour RBC Groupe financier, indique que 59 % des personnes dites actives âgées de 45 ans ou plus se sentent bien loin de leurs objectifs de retraite. Du moins elles estiment accuser un certain retard à ce chapitre, avec une forte proportion n'ayant aucune idée du patrimoine qu'elles doivent accumuler pour s'assurer une retraite confortable. «Même parmi ceux qui ont des REER, 39% détiennent moins de 50 000 $ dans ce compte», ajoute-t-on.
La réalité n'est donc pas si rose, le tout ayant été assombri par cette longue glissade boursière. Ainsi, 81 % des répondants au sondage ont affirmé avoir subi les contrecoups de la correction boursière «au point que 74 % ont procédé à des changements ou à des réductions de leur train de vie, et que 7 % sont retournés au travail».
Les attentes ont également été secouées. Peut-être ces attentes —au chapitre des rendements espérés ou encore de l'âge de la retraite— étaient-elles irréalistes? N'empêche, seulement 20 % des Canadiens âgés de 45 ans ou plus croient, désormais, que leur retraite sera financée par les revenus de leurs propres placements. C'est dans une proportion de 55 % que «ces baby boomers estiment que la rente de retraite d'un employeur ou de l'État sera leur principale source de revenu à la retraite».
Aux États-Unis
La situation n'est pas différente aux États-Unis, où un Américain sur cinq âgé de 50 à 70 ans affirmait que les pertes subies en Bourse les invitaient à remettre à plus tard leur départ à la retraite. En fait, seuls 31 % d'entre eux pensaient pouvoir prendre leur retraite avant 65 ans, et 22 % avant 69 ans.
Un autre sondage, réalisé pour Gestion de patrimoine TD, a fait ressortir une importante révision à la baisse dans l'expression des besoins à la retraite à la suite de cette contraction de smarchés boursiers. Selon les conclusions du sondage dévoilées au début de janvier, ces besoins ont été abaissés de 15 % à 547 000 $. Le chiffre avancé dans le sondage 2002 était de 652 000 $, mais chute des cours étant...
Pas étonnant donc que dans un survol de la Financière Manuvie, effectué en décembre dernier, les répondants aient été beaucoup plus nombreux cette année à souhaiter avoir la garantie que la valeur de leur dépôt initial ne diminuera pas au-delà d'un certain niveau et ce, peu importe ce qui peut se produire dans le marché. Cette préoccupation touchait 68 % des répondants déclarant détenir des placements, contre 60 % dans la version précédente de ce sondage annuel.
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