Fonds d'investissement: Croissance et Placements Québec
Le contexte économique actuel est très incertain: la guerre possible en Irak et toutes les conséquences qu'elle entraînera n'ont rien pour rassurer les investisseurs que nous sommes. Mais bonne quantité d'analystes et d'observateurs du marché boursier sont quand même conscients que la situation actuelle ne peut durer éternellement et que les investisseurs qui ont su demeurer patients seront bien récompensés dans les années à venir.
De plus, notre déprime — passagère, je l'espère — ne doit pas nous faire oublier que le marché boursier canadien a augmenté de près de 20 % depuis son creux du mois d'octobre dernier: son indice de référence en témoigne. Évidemment, de là à prétendre que c'est reparti, il y a un pas que je n'oserais franchir, mais admettons que ce n'est pas nécessairement aussi négatif que la perception que nous avons.
Si les marchés boursiers sont repartis ou doivent repartir, l'investisseur doit s'assurer de bien se positionner pour profiter d'une hausse que je prévois. Quelques fonds de croissance seront à surveiller. Évidemment, l'investisseur doit être conscient que cette catégorie de produits représente un risque (volatilité) plus grand que la moyenne des fonds mutuels en général, mais c'est la meilleure catégorie pour profiter de toute hausse du marché.
L'un des fonds intéressants qui appartient au groupe de ceux qui pourraient profiter d'une hausse importante du marché boursier, c'est le fonds Standard Life dividendes Canadien. Il porte mal son nom, puisque, d'après moi, il ne contient pas assez d'actions privilégiées pour porter le «sceau» de fonds de dividendes; mais pour la partie croissance d'un portefeuille, il s'agit d'un produit qui se démarque. Son gestionnaire, Neil Matheson, est à la barre depuis sa création en novembre 1994. Ce fonds a la qualité de profiter des hausses importantes du marché tout en ne faisant pas subir aux investisseurs des baisses trop importantes quand le marché fléchit. Le type de fonds qui peut servir de «base» à notre portefeuille. Dans la catégorie des fonds de dividendes, sa volatilité est très élevée, mais si on compare celle-ci à ce que l'on observe dans les fonds croissance, sa moyenne est plus faible que la médiane de cette catégorie. C'est ce que l'on appelle un excellent compromis. Son rendement a été de -3,6 % au cours des 12 derniers mois, et son rendement annualisé pour cinq ans, de 8,7 %. Excellent.
Le fonds Fidelity Discipline Canada fait aussi partie des fonds de croissance très intéressants. Le gestionnaire pige habituellement dans les 300 plus grosses entreprises canadiennes pour composer son portefeuille. Comparée aux fonds de cette catégorie, sa volatilité est moyenne. Son gestionnaire, depuis la création de ce fonds en septembre 1998, est l'une des vedettes chez Fidelity: Robert Haber. Ce fonds s'est classé en tout temps de deuxième quartile, mais la prochaine hausse du marché devrait le hisser rapidement dans le premier. Le rendement annualisé a été de -0,7 % sur trois ans et, pour 2002, le rendement a été de -8,8 %.
Le fonds le plus volatil que nous présentons se nomme Mackenzie Universal Avenir: il a permis à ses porteurs de parts de réaliser un rendement annualisé de 11,1 % depuis 10 ans. Son gestionnaire principal depuis janvier 1993, John Rohr, est assisté de Joe Mastrolonardo depuis mars 2002. Avec un tel fonds, l'investisseur doit s'attendre à connaître les hauts et les bas du marché. Cependant, la récompense est intéressante pour celui qui a le coeur solide.
Placements Québec et sa publicité
La publicité de Placements Québec me navre au plus haut point. En fait, je suis assez furieux de penser que cet organisme du gouvernement du Québec puisse offrir aux investisseurs québécois d'acheter des «REER». Les Québécois méritent mieux. On n'achète pas un REER, mais on adhère à un régime, et dans ce régime, on place des produits financiers. Pourquoi essayer de créer de la confusion? Les Québécois ne méritent pas d'être traités en ignorants et le gouvernement du Québec, avec l'Office de la langue française et toutes les ressources dont il dispose, devrait au moins appeler un chat un chat.
N'en déplaise à Placements Québec, les Québécois ont beaucoup évolué dans le domaine du placement, et c'est une évolution qui est faite depuis de nombreuses années. Parler d'acheter un REER, c'est une erreur de néophyteÉ
questions @avantages.com
Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.
De plus, notre déprime — passagère, je l'espère — ne doit pas nous faire oublier que le marché boursier canadien a augmenté de près de 20 % depuis son creux du mois d'octobre dernier: son indice de référence en témoigne. Évidemment, de là à prétendre que c'est reparti, il y a un pas que je n'oserais franchir, mais admettons que ce n'est pas nécessairement aussi négatif que la perception que nous avons.
Si les marchés boursiers sont repartis ou doivent repartir, l'investisseur doit s'assurer de bien se positionner pour profiter d'une hausse que je prévois. Quelques fonds de croissance seront à surveiller. Évidemment, l'investisseur doit être conscient que cette catégorie de produits représente un risque (volatilité) plus grand que la moyenne des fonds mutuels en général, mais c'est la meilleure catégorie pour profiter de toute hausse du marché.
L'un des fonds intéressants qui appartient au groupe de ceux qui pourraient profiter d'une hausse importante du marché boursier, c'est le fonds Standard Life dividendes Canadien. Il porte mal son nom, puisque, d'après moi, il ne contient pas assez d'actions privilégiées pour porter le «sceau» de fonds de dividendes; mais pour la partie croissance d'un portefeuille, il s'agit d'un produit qui se démarque. Son gestionnaire, Neil Matheson, est à la barre depuis sa création en novembre 1994. Ce fonds a la qualité de profiter des hausses importantes du marché tout en ne faisant pas subir aux investisseurs des baisses trop importantes quand le marché fléchit. Le type de fonds qui peut servir de «base» à notre portefeuille. Dans la catégorie des fonds de dividendes, sa volatilité est très élevée, mais si on compare celle-ci à ce que l'on observe dans les fonds croissance, sa moyenne est plus faible que la médiane de cette catégorie. C'est ce que l'on appelle un excellent compromis. Son rendement a été de -3,6 % au cours des 12 derniers mois, et son rendement annualisé pour cinq ans, de 8,7 %. Excellent.
Le fonds Fidelity Discipline Canada fait aussi partie des fonds de croissance très intéressants. Le gestionnaire pige habituellement dans les 300 plus grosses entreprises canadiennes pour composer son portefeuille. Comparée aux fonds de cette catégorie, sa volatilité est moyenne. Son gestionnaire, depuis la création de ce fonds en septembre 1998, est l'une des vedettes chez Fidelity: Robert Haber. Ce fonds s'est classé en tout temps de deuxième quartile, mais la prochaine hausse du marché devrait le hisser rapidement dans le premier. Le rendement annualisé a été de -0,7 % sur trois ans et, pour 2002, le rendement a été de -8,8 %.
Le fonds le plus volatil que nous présentons se nomme Mackenzie Universal Avenir: il a permis à ses porteurs de parts de réaliser un rendement annualisé de 11,1 % depuis 10 ans. Son gestionnaire principal depuis janvier 1993, John Rohr, est assisté de Joe Mastrolonardo depuis mars 2002. Avec un tel fonds, l'investisseur doit s'attendre à connaître les hauts et les bas du marché. Cependant, la récompense est intéressante pour celui qui a le coeur solide.
Placements Québec et sa publicité
La publicité de Placements Québec me navre au plus haut point. En fait, je suis assez furieux de penser que cet organisme du gouvernement du Québec puisse offrir aux investisseurs québécois d'acheter des «REER». Les Québécois méritent mieux. On n'achète pas un REER, mais on adhère à un régime, et dans ce régime, on place des produits financiers. Pourquoi essayer de créer de la confusion? Les Québécois ne méritent pas d'être traités en ignorants et le gouvernement du Québec, avec l'Office de la langue française et toutes les ressources dont il dispose, devrait au moins appeler un chat un chat.
N'en déplaise à Placements Québec, les Québécois ont beaucoup évolué dans le domaine du placement, et c'est une évolution qui est faite depuis de nombreuses années. Parler d'acheter un REER, c'est une erreur de néophyteÉ
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Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.
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