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Vos placements: Investir des dividendes en actions des grandes entreprises

J'ai un neveu de six ans pour lequel j'ai ouvert un compte chez Disnat. Il y a actuellement 200 actions Bombardier B dans son compte. J'aimerais lui acheter d'autres titres que je laisserais dans son compte pour qu'ils s'apprécient à long terme. L'horizon de placement serait de 30 ans pour qu'il bénéficie d'un bon portefeuille pour ses 36 ans.

Que me suggérez-vous comme titres? Des actions de BCE pour laquelle vous avez déjà mentionné, je crois, qu'il existe un programme d'investissement des dividendes en actions; celles d'autres compagnies offrant un régime similaire (ex.: TransCanada PipeLines); des parts d'un fond de placement de dividendes, d'obligations ou autres?


C.C.





Plusieurs grandes entreprises canadiennes offrent un programme d'achat d'actions et d'investissement des dividendes en actions à leurs actionnaires. Un tel programme permet ainsi d'acheter des actions au rythme presque mensuel de votre épargne alors que les montants minimums investis peuvent être aussi peu que 100 $. De surcroît, les dividendes provenant des actions ainsi acquises peuvent être réinvestis automatiquement en actions ou fractions (jusqu'à la cinquième décimale) d'actions de la société, ce qui fait que les liquidités du compte sont constamment investies.


Pour accéder au programme d'une entreprise, il importe en premier lieu d'acheter une action de cette dernière que vous devrez immatriculer au nom de votre neveu (à vérifier ici si un enfant mineur peut détenir directement des actions). Ce faisant, son nom sera inscrit sur la liste des actionnaires de la compagnie. Vous pourrez alors communiquer avec le fiduciaire de l'entreprise et ouvrir en son nom un compte dans le cadre du programme d'achat d'actions et d'investissement des dividendes en actions. Le fiduciaire vous fournira un état du compte sur une base régulière. Votre neveu pourra ainsi accumuler graduellement au fil des trimestres et années des actions de la société.


Ce ne sont pas toutes les grandes firmes canadiennes qui offrent un tel programme à leurs actionnaires. Les grandes banques canadiennes le font. De grandes firmes comme TransCanada Pipelines, Imperial Oil, Canadian Tire, Aliant, BCE le font également. Bien qu'elle date de quelques années, voici la liste des firmes offrant un tel programme, produite par MPL Communications (133 Richmond St. West, Toronto, M5H 3M8), que j'ai ajustée pour la circonstance afin de tenir compte des fusions et disparitions d'entreprises: Alcan, BC Gas, Telus, BCE, Imperial Oil, Canadian Tire, Aliant, Banque de Montréal, Banque Scotia, Banque Toronto-Dominion, Banque CIBC, Canadian Tire, Brascan, Enbridge, Inco, Lafarge, MDS, Magna International, Molson, Banque Nationale du Canada, Noranda, Thomson Corp., TransCanada PipeLines et TransAlta Utilities.


Pour terminer, avant d'entreprendre un tel programme d'investissement pour votre neveu, il serait bon de vérifier auprès d'un fiscaliste si les règles d'attribution s'appliquent dans votre cas. Ces règles veulent que les revenus de placement provenant de sommes transférées d'une personne à une autre avec liens de parenté soient imposés au nom du donateur et non du bénéficiaire. Si les règles d'attribution s'appliquent, il serait alors préférable de limiter les placements faits au nom de votre neveu aux titres de croissance qui génèrent essentiellement du gain en capital, forme de revenus qui ne tombent pas sous les règles d'attribution.





Pourrai-je à la retraite encaisser mes unités du Fonds FTQ?


J'ai actuellement des placements REER au Fonds FTQ. Au moment de ma retraite à 60 ans, aurai-je la possibilité de les encaisser pour les transférer et investir dans d'autres types de placement offrant une meilleure protection de mon capital pour encore quelques années car je ne compte pas utiliser cet argent à court terme? Merci!


J. A.





Non, il n'y a pas de problème. Vous pourrez exiger, une fois à la retraite, que le fonds rachète vos unités à leur valeur nette établie. Et, vous êtes justifié de le faire car vous pourrez probablement investir cet argent dans des placements tout aussi rémunérateurs et moins risqués que ceux faits par les fonds de travailleurs. Assurez-vous qu'en encaissant les unités du fonds, le produit soit bel et bien transféré dans un autre REER et non carrément retiré du régime. Car, dans ce dernier cas, les retraits seront imposables.





Il se demande s'il ne doit pas réviser la composition de son portefeuille


Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir éclairer ma lanterne sur ma situation financière. J'aurai 69 ans cette année (2002). Je devrai donc transformer en FERR mes REER dont les investissements, en fonds communs, se répartissent comme suit:





Banque de Montréal


Marché monétaire: 15 000 $


Obligations: 5800 $


Actions: 10 600 $


Total: 31 400$ (perte «sur papier» de 2000 $)





Caisse populaire


Marché monétaire: 10 430 $


Obligations: 11 010 $


Équilibrés: 7000 $


Actions canadiennes: 11 130 $


Fonds internationaux: 1 180 $


Total: 40 750 $ (perte sur «papier» de 5200 $)





Je pense que je dois revoir en profondeur la composition de mon portefeuille mais j'ignore comment. J'apprécierais vivement vos conseils car je me méfie désormais des pseudo conseillers financiers des institutions financières.


Pour votre information, je précise que je reçois une rente assez élevée, mais je ne peux pas me permettre de faire du tourisme en Floride l'hiver et en Europe l'été. Je comptais justement sur mon FERR pour faire des petits voyages avant d'entreprendre le Grand Voyage.


Merci d'avance.


J.-B. L.


Verdun





Effectivement, des ajustements peuvent être nécessaires au niveau de vos portefeuilles vu que vous convertirez vos REER en FERR. La raison: des retraits minimums exigés par la loi doivent être effectués du FERR à chaque année. Pour effectuer ces retraits, vous devrez conserver dans votre régime des liquidités suffisantes qui peuvent être sous forme de fonds monétaires. Une autre façon d'obtenir de telles liquidités consiste à établir, avec les institutions chez qui vous possédez des unités de fonds communs, un plan de versements réguliers de revenus (versements qui devront surtout être composés de revenus d'intérêt, de dividende et de gain en capital et non de remboursements du capital) de manière à effectuer les retraits minimums de votre FERR tel qu'exigé par la loi.


Quant à savoir si vous devez encaisser les unités de vos fonds à cause de leurs piètres performances, je ne puis vous être d'un grand secours. Il faut avant tout analyser la composition du portefeuille de chacun de ces fonds de façon à déterminer si les titres en portefeuille conviennent à vos objectifs de liquidités et à votre statut de retraité. Ces fonds devraient dans votre cas se composer d'obligations négociables de grande qualité et de titres de grandes compagnies ayant un solide historique de versements réguliers de dividende.





Les lecteurs qui désirent poser des questions à notre chroniqueur peuvent lui écrire à l'adresse suivante: claude.chiasson@globetrotter.net.


On peut retrouver cette chronique sur le site www.globetrotter.net.
 
 
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