L'Oxxford - Espace chic, espace unique
Une ancienne usine transformée en lofts «prêts-à-habiter»
À la base du projet Oxxford, il y a une usine toute de briques vêtue, avec une fenestration éblouissante, qui a jadis abrité une virile manufacture de pantalons pour hommes.
Voici ce qui arrive à une ancienne usine lorsqu'elle est investie par le designer d'intérieur Christian Bélanger, le couturier Philippe Dubuc et l'entrepreneur Mario Di Palma: 23 lofts uniques, conçus autour de cinq thèmes modernes et sexy.
Philippe Dubuc, designer de mode québécois bien connu, a été approché par Christian Bélanger pour participer à ce projet. Dubuc a pensé ces lofts de la même façon que ses collections de vêtements: il a confectionné cinq affiches thématiques pour autant de styles de lofts. Ces affiches, appelées «storyboard» dans le milieu de la mode, ont insufflé l'esprit de chacun des styles, pour inspirer les créateurs et donner le ton.
Christian Bélanger a ensuite traduit la pensée de Philippe Dubuc en matière et matériaux, mais aussi en aménageant l'espace pour créer le loft. Les deux comparses ont veillé à ce que le résultat reflète bien les univers qu'ils ont imaginés durant leurs longues heures de réflexion et de discussions.
À chacun son style
Les cinq thèmes ont des caractéristiques bien marquées. Le «puriste» est d'un blanc immaculé, «sans perdre sa chaleur», insiste Philippe Dubuc. Très lumineux, il est doté d'un plancher laqué blanc et de murs de béton et de briques peints de la même couleur. La salle de bains, avec son carrelage mur à mur blanc, rappelle celui des gymnases.
Le «visionnaire» se veut très moderne: ses planchers de béton gris verni sont parsemés de pierraille multicolore, un effet très réussi. Dans d'autres lofts, le plancher est toutefois en bois teint; celui-ci, d'un gris uni, semble incrusté de poussière d'or. «Un produit unique, fait au Québec», souligne Christian Bélanger.
La cuisine «visionnaire» offre un alliage entre le noir et l'inox. Le carrelage de la salle de bains, couleur anthracite, est traversé d'une ligne rouge intense «qui représente la passion». «C'est notre modèle le plus sexy, un peu inspiré du voyeurisme. Il est pour les personnes qui aiment la nuit et les sensations fortes», précise le couturier.
Le «nomade» s'est inspiré des grands voyageurs. Tentes du désert, tons de terre et sable chaud sont à l'origine de cet espace. La salle de bains est recouverte de grands carreaux en céramique texturée, couleur caramel.
Le «robuste», modèle plus viril fait de riches matériaux, est recouvert de planchers de bois sombre. Les murs sont décorés des briques originales de l'édifice et de blocs de béton industriels. La salle de bains est en ardoise, un matériau riche, d'une rare texture.
L'«express» est d'inspiration néo-classique. Le noir et le blanc sont à l'honneur; les planchers du loft sont noirs, et la cuisine, couleur neige. La salle de bains nous sert un classique: un carrelage noir et blanc avec un grand bain sur pattes.
Chaque loft est unique. Il y a un seul «express», et quelques unités seulement des autres décors, tous avec des configurations différentes.
Fait remarquable: tous les espaces sont vendus tels quels. Un choix audacieux des concepteurs, à une époque où offrir le plus grand choix possible de couleurs est plutôt la norme: «On a voulu offrir des espaces uniques, où tout a été pensé. Parce qu'on voulait que les gens parlent d'un lieu, pas de choix de céramique. On a voulu qu'ils puissent s'identifier à une ambiance qui leur ressemble», précise Christian Bélanger.
Sortir de l'ordinaire
Les concepteurs voulaient un projet qui sortirait de l'ordinaire, avec un brin de non-conformisme. «Mais en même temps, on voulait que le projet soit vrai, c'est-à-dire à l'échelle humaine. Les matériaux d'origine ont donc été conservés ou utilisés ailleurs dans les lofts. On a même gardé le nom de l'usine», insiste Christian Bélanger. Car, à la base du projet, il y a une usine toute de briques vêtue, avec une fenestration éblouissante, qui a jadis abrité une virile manufacture de pantalons pour hommes.
Ainsi, l'aventure a donné un bâtiment industriel d'une autre époque, enrichi d'un design contemporain. Dans les aires communes, on a d'ailleurs cherché à conserver l'aspect original du bâtiment: les corridors sont en pierre et en brique, le sol en béton, et les cadres de porte en acier non traité.
L'entrée de l'immeuble, un long corridor en acier galvanisé et riveté, s'inspire d'un cockpit d'avion. Résolument moderne, il épouse néanmoins la forme d'une ancienne porte cochère.
Des matériaux simples mais riches, des lignes sobres mais structurées, des couleurs neutres, on reconnaît là la touche du designer Philippe Dubuc, mais aussi les préférences de Christian Bélanger.
Les lofts sont tous différents, mais ils ont certaines caractéristiques communes. Parmi celles-ci, des fenêtres en forme d'arc, qui montent du plancher au plafond, et de très hauts plafonds. Chaque unité a au moins un mur de béton et de brique, pour rappeler qu'il s'agit là d'une ancienne usine.
Les salles de bains sont grandes, même dans les unités plus petites où elles occupent tout un mur. Elles sont ludiques aussi: la plupart ont un mur entier vitré donnant sur l'espace loft, qui permet ainsi de le voir — et d'être vu! — lorsqu'on prend sa douche. On peut aussi admirer la vue, bien assis dans son bain. «C'est un projet très sexy!» s'exclame Philippe Dubuc. Pour les plus pudiques, un immense rideau permet de soustraire aux regards la salle de bains.
Il n'y a pas de balcons, mais plusieurs unités ont des terrasses ou des cours intérieures, littéralement encastrées à l'intérieur des lofts, et qui permettent ainsi de voir au travers. Les espaces de rangement sont plutôt limités. Heureusement, des «lockers» sont disponibles.
Les lofts du dernier étage sont en fait répartis sur deux planchers: une mezzanine permet une organisation spectaculaire d'espace et de lumière. Un escalier en colimaçon relie les deux étages et un ascenseur privé mène directement à l'intérieur de ces unités. Le plus grand loft, haut de 30 pieds, traversé de colonnes et de poutres de soutènement, ressemble à une cathédrale.
Au centre-ville
L'environnement du Oxxford est on ne peut plus urbain: au coin des rues Saint-Timothée et Viger, il surplombe l'autoroute Ville-Marie (qu'on n'entend pas le moins du monde, grâce à des fenêtres de bonne qualité). À cheval entre le village gai et le Vieux-Montréal, le Oxxford offre une vue sur les édifices du Vieux-Port et du centre-ville.
Il n'y a pas de plans sur Internet, à dessein. «On voulait que les gens aillent voir le projet, le vivre, le ressentir, souligne Christian Bélanger. Car ce projet est pour les gens qui ne trouvent rien et qui veulent quelque chose d'unique.»
Collaboratrice du Devoir
***
Le Oxxford
- Nombre d'unités: 23
- Nombre d'étages: 3, avec mezzanine
- Dimensions: de 760 à 3028 pieds carrés
- Structure: bois et acier
- Murs: gypse, brique et blocs de béton
- Ascenseur: oui
- Plafonds: de 15 à 30 pieds
- Foyers: au gaz, dans la plupart des unités
- Stationnements: 17 espaces intérieurs
- Prix: de 229 000 à 1 500 000 $, taxes et frais de condominium en sus
- Livraison: janvier 2008
- Bureau des ventes: L'Oxxford, 969 rue Saint-Timothée, 514-281-6969
Philippe Dubuc, designer de mode québécois bien connu, a été approché par Christian Bélanger pour participer à ce projet. Dubuc a pensé ces lofts de la même façon que ses collections de vêtements: il a confectionné cinq affiches thématiques pour autant de styles de lofts. Ces affiches, appelées «storyboard» dans le milieu de la mode, ont insufflé l'esprit de chacun des styles, pour inspirer les créateurs et donner le ton.
Christian Bélanger a ensuite traduit la pensée de Philippe Dubuc en matière et matériaux, mais aussi en aménageant l'espace pour créer le loft. Les deux comparses ont veillé à ce que le résultat reflète bien les univers qu'ils ont imaginés durant leurs longues heures de réflexion et de discussions.
À chacun son style
Les cinq thèmes ont des caractéristiques bien marquées. Le «puriste» est d'un blanc immaculé, «sans perdre sa chaleur», insiste Philippe Dubuc. Très lumineux, il est doté d'un plancher laqué blanc et de murs de béton et de briques peints de la même couleur. La salle de bains, avec son carrelage mur à mur blanc, rappelle celui des gymnases.
Le «visionnaire» se veut très moderne: ses planchers de béton gris verni sont parsemés de pierraille multicolore, un effet très réussi. Dans d'autres lofts, le plancher est toutefois en bois teint; celui-ci, d'un gris uni, semble incrusté de poussière d'or. «Un produit unique, fait au Québec», souligne Christian Bélanger.
La cuisine «visionnaire» offre un alliage entre le noir et l'inox. Le carrelage de la salle de bains, couleur anthracite, est traversé d'une ligne rouge intense «qui représente la passion». «C'est notre modèle le plus sexy, un peu inspiré du voyeurisme. Il est pour les personnes qui aiment la nuit et les sensations fortes», précise le couturier.
Le «nomade» s'est inspiré des grands voyageurs. Tentes du désert, tons de terre et sable chaud sont à l'origine de cet espace. La salle de bains est recouverte de grands carreaux en céramique texturée, couleur caramel.
Le «robuste», modèle plus viril fait de riches matériaux, est recouvert de planchers de bois sombre. Les murs sont décorés des briques originales de l'édifice et de blocs de béton industriels. La salle de bains est en ardoise, un matériau riche, d'une rare texture.
L'«express» est d'inspiration néo-classique. Le noir et le blanc sont à l'honneur; les planchers du loft sont noirs, et la cuisine, couleur neige. La salle de bains nous sert un classique: un carrelage noir et blanc avec un grand bain sur pattes.
Chaque loft est unique. Il y a un seul «express», et quelques unités seulement des autres décors, tous avec des configurations différentes.
Fait remarquable: tous les espaces sont vendus tels quels. Un choix audacieux des concepteurs, à une époque où offrir le plus grand choix possible de couleurs est plutôt la norme: «On a voulu offrir des espaces uniques, où tout a été pensé. Parce qu'on voulait que les gens parlent d'un lieu, pas de choix de céramique. On a voulu qu'ils puissent s'identifier à une ambiance qui leur ressemble», précise Christian Bélanger.
Sortir de l'ordinaire
Les concepteurs voulaient un projet qui sortirait de l'ordinaire, avec un brin de non-conformisme. «Mais en même temps, on voulait que le projet soit vrai, c'est-à-dire à l'échelle humaine. Les matériaux d'origine ont donc été conservés ou utilisés ailleurs dans les lofts. On a même gardé le nom de l'usine», insiste Christian Bélanger. Car, à la base du projet, il y a une usine toute de briques vêtue, avec une fenestration éblouissante, qui a jadis abrité une virile manufacture de pantalons pour hommes.
Ainsi, l'aventure a donné un bâtiment industriel d'une autre époque, enrichi d'un design contemporain. Dans les aires communes, on a d'ailleurs cherché à conserver l'aspect original du bâtiment: les corridors sont en pierre et en brique, le sol en béton, et les cadres de porte en acier non traité.
L'entrée de l'immeuble, un long corridor en acier galvanisé et riveté, s'inspire d'un cockpit d'avion. Résolument moderne, il épouse néanmoins la forme d'une ancienne porte cochère.
Des matériaux simples mais riches, des lignes sobres mais structurées, des couleurs neutres, on reconnaît là la touche du designer Philippe Dubuc, mais aussi les préférences de Christian Bélanger.
Les lofts sont tous différents, mais ils ont certaines caractéristiques communes. Parmi celles-ci, des fenêtres en forme d'arc, qui montent du plancher au plafond, et de très hauts plafonds. Chaque unité a au moins un mur de béton et de brique, pour rappeler qu'il s'agit là d'une ancienne usine.
Les salles de bains sont grandes, même dans les unités plus petites où elles occupent tout un mur. Elles sont ludiques aussi: la plupart ont un mur entier vitré donnant sur l'espace loft, qui permet ainsi de le voir — et d'être vu! — lorsqu'on prend sa douche. On peut aussi admirer la vue, bien assis dans son bain. «C'est un projet très sexy!» s'exclame Philippe Dubuc. Pour les plus pudiques, un immense rideau permet de soustraire aux regards la salle de bains.
Il n'y a pas de balcons, mais plusieurs unités ont des terrasses ou des cours intérieures, littéralement encastrées à l'intérieur des lofts, et qui permettent ainsi de voir au travers. Les espaces de rangement sont plutôt limités. Heureusement, des «lockers» sont disponibles.
Les lofts du dernier étage sont en fait répartis sur deux planchers: une mezzanine permet une organisation spectaculaire d'espace et de lumière. Un escalier en colimaçon relie les deux étages et un ascenseur privé mène directement à l'intérieur de ces unités. Le plus grand loft, haut de 30 pieds, traversé de colonnes et de poutres de soutènement, ressemble à une cathédrale.
Au centre-ville
L'environnement du Oxxford est on ne peut plus urbain: au coin des rues Saint-Timothée et Viger, il surplombe l'autoroute Ville-Marie (qu'on n'entend pas le moins du monde, grâce à des fenêtres de bonne qualité). À cheval entre le village gai et le Vieux-Montréal, le Oxxford offre une vue sur les édifices du Vieux-Port et du centre-ville.
Il n'y a pas de plans sur Internet, à dessein. «On voulait que les gens aillent voir le projet, le vivre, le ressentir, souligne Christian Bélanger. Car ce projet est pour les gens qui ne trouvent rien et qui veulent quelque chose d'unique.»
Collaboratrice du Devoir
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Le Oxxford
- Nombre d'unités: 23
- Nombre d'étages: 3, avec mezzanine
- Dimensions: de 760 à 3028 pieds carrés
- Structure: bois et acier
- Murs: gypse, brique et blocs de béton
- Ascenseur: oui
- Plafonds: de 15 à 30 pieds
- Foyers: au gaz, dans la plupart des unités
- Stationnements: 17 espaces intérieurs
- Prix: de 229 000 à 1 500 000 $, taxes et frais de condominium en sus
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- Bureau des ventes: L'Oxxford, 969 rue Saint-Timothée, 514-281-6969
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