Assurance voyage - Pas seulement pour les « snowbirds »
« Une personne n'a qu'à nous appeler et nous la prenons immédiatement en charge »
Photo : Agence Reuters
Avant de traverser les frontières, il faut s’assurer que la couverture offerte est adéquate pour le voyage prévu.
Avec la force du dollar canadien, plusieurs Québécois sont tentés de faire régulièrement leurs emplettes de l'autre côté de la frontière. Toutefois, rares sont ceux qui pensent à souscrire une assurance voyage avant d'aller faire la tournée des centres d'achats de Plattsburgh. Pourtant, faire un petit voyage d'un après-midi pour économiser quelques dollars sur un appareil électronique peut coûter très cher si on a un problème de santé aux États-Unis sans être protégé par une assurance voyage. Mais encore faut-il s'y retrouver parmi les différentes protections offertes.
La Régie de l'assurance maladie (RAMQ) offre une certaine protection à l'extérieur du Québec. Certaines cartes de crédit viennent avec une assurance voyage. Les travailleurs peuvent également avoir, dans leurs assurances collectives, une protection pour les voyages. De plus, des compagnies privées offrent des assurances voyage de différents types, valables pour un temps déterminé ou pour l'année complète.
«D'abord, avant de regarder ce qu'on pourrait acheter comme assurance, il faut regarder ce qu'on a déjà», affirme le directeur, ventes et développement pour la Croix Bleue, assurance voyage, Michel Courtemanche.
La RAMQ n'offre pas une grande protection hors des frontières. En fait, elle rembourse jusqu'à 100 dollars canadiens par jour d'hospitalisation et jusqu'à 50 dollars canadiens par jour pour des soins reçus en consultation externe dans hôpital. La RAMQ rembourse également jusqu'à 220 dollars canadiens pour un traitement d'hémodialyse et pour les médicaments qui y sont rattachés, que la personne soit hospitalisée ou non. C'est bien peu si un problème de santé survient à l'étranger, et, sur son site Internet, la RAMQ conseille elle-même aux Québécois de souscrire une assurance privée avant de quitter la province «pour éviter de fâcheuses conséquences financières».
Cartes de crédit et assurances collectives
Certaines assurances collectives et certaines cartes de crédit offrent également une couverture voyage. Mais avant de traverser les frontières, il faut s'assurer que la couverture offerte est adéquate pour le voyage prévu.
«C'est vraiment du cas par cas. La couverture dépend toujours de la durée du voyage, de l'âge de la personne, et il y a toujours certaines restrictions qu'il faut connaître. Je ne dis pas que ces couvertures sont mauvaises. En fait, c'est même nous qui offrons l'assurance voyage pour certaines cartes de crédit. Toutefois, dans ces cas-là, la couverture dépend toujours de combien d'argent la compagnie de crédit est prête à débourser pour assurer ses clients», indique M. Courtemanche.
Une assurance appropriée
Dans le cas où cette couverture est insuffisante et où on doit faire affaire avec une compagnie privée, plusieurs choix s'offrent à nous. D'abord, il y a les plans annuels. «Ces couvertures sont très avantageuses pour les gens qui partent souvent faire des petits voyages: ils vont magasiner à Plattsburgh, passer une fin de semaine à New York, une semaine en France, etc. C'est également l'idéal pour les gens qui décident souvent de partir à l'improviste, car ils n'ont pas à se soucier à chaque fois de leur assurance voyage. Ces produits sont également très abordables, particulièrement pour les gens âgés de 60 ans et moins», explique M. Courtemanche.
Il est aussi possible de contracter une assurance pour la durée d'un long séjour, comme le font plusieurs «snowbirds» qui passent l'hiver en Floride. «Ces retraités représentent une bonne clientèle pour nous. L'assurance est très importante pour eux, puisqu'ils passent quelques mois à l'extérieur du pays et, souvent, ils ont atteint un certain âge, alors ils sont plus inquiets de leur santé. Avant 35 ans, les gens se sentent souvent invulnérables. Pourtant, se casser une jambe, ça peut arriver à tout le monde», ajoute M. Courtemanche .
Toutefois, lorsqu'on achète une assurance voyage, il faut être bien conscient qu'elle ne couvre que des soins imprévus et urgents. «Avant de revenir au Québec, certains snowbirds se disent qu'ils vont en profiter pour passer leur examen de routine aux États-Unis et ensuite se faire rembourser par leur assurance voyage! Ça ne marche pas comme ça!», prévient M. Courtemanche.
Un service d'assistance
Si une assurance voyage peut nous éviter de débourser plusieurs milliers de dollars en frais médicaux en cas d'accident ou de malaise à l'étranger, elle offre aussi l'avantage de fournir de une assistance en cas de besoin.
«Si, par exemple, je fais un safari en Afrique et qu'il m'arrive quelque chose dans le fond de la Tanzanie, ce dont j'ai besoin au départ, ce n'est pas d'un chèque pour payer l'hôpital, mais plutôt d'une assistance pour me sortir de là! Nous disons à nos clients où se rendre pour obtenir des soins et si les conditions sanitaires de l'hôpital le plus près sont inacceptables, nous pouvons rapatrier la personne en avion-ambulance. En fait, la personne n'a qu'à nous appeler et nous la prenons immédiatement en charge», explique M. Courtemanche des bureaux montréalais de la Croix Bleue, leader mondial de l'assurance voyage.
Petits à côté
En plus de couvrir les frais médicaux, une assurance voyage privée peut fournir des protections supplémentaires, comme l'assurance bagages, l'assurance annulation et l'assurance interruption.
«Si je me prépare pour partir en France et qu'il y a un décès dans ma famille quelques jours avant mon départ, je peux me faire rembourser par l'assurance annulation, explique M. Courtemanche. Mais si je pars en France et que, pendant que je suis là-bas, un proche décède, qu'arrive-t-il? Avec l'assurance interruption, non seulement le nouveau billet d'avion que je dois acheter en aller simple m'est remboursé, mais également la partie du voyage dont je n'ai pas pu profiter.»
Généralement, pour souscrire une assurance voyage privée au Québec, une personne doit d'abord être couverte par la RAMQ.
Collaboratrice du Devoir
La Régie de l'assurance maladie (RAMQ) offre une certaine protection à l'extérieur du Québec. Certaines cartes de crédit viennent avec une assurance voyage. Les travailleurs peuvent également avoir, dans leurs assurances collectives, une protection pour les voyages. De plus, des compagnies privées offrent des assurances voyage de différents types, valables pour un temps déterminé ou pour l'année complète.
«D'abord, avant de regarder ce qu'on pourrait acheter comme assurance, il faut regarder ce qu'on a déjà», affirme le directeur, ventes et développement pour la Croix Bleue, assurance voyage, Michel Courtemanche.
La RAMQ n'offre pas une grande protection hors des frontières. En fait, elle rembourse jusqu'à 100 dollars canadiens par jour d'hospitalisation et jusqu'à 50 dollars canadiens par jour pour des soins reçus en consultation externe dans hôpital. La RAMQ rembourse également jusqu'à 220 dollars canadiens pour un traitement d'hémodialyse et pour les médicaments qui y sont rattachés, que la personne soit hospitalisée ou non. C'est bien peu si un problème de santé survient à l'étranger, et, sur son site Internet, la RAMQ conseille elle-même aux Québécois de souscrire une assurance privée avant de quitter la province «pour éviter de fâcheuses conséquences financières».
Cartes de crédit et assurances collectives
Certaines assurances collectives et certaines cartes de crédit offrent également une couverture voyage. Mais avant de traverser les frontières, il faut s'assurer que la couverture offerte est adéquate pour le voyage prévu.
«C'est vraiment du cas par cas. La couverture dépend toujours de la durée du voyage, de l'âge de la personne, et il y a toujours certaines restrictions qu'il faut connaître. Je ne dis pas que ces couvertures sont mauvaises. En fait, c'est même nous qui offrons l'assurance voyage pour certaines cartes de crédit. Toutefois, dans ces cas-là, la couverture dépend toujours de combien d'argent la compagnie de crédit est prête à débourser pour assurer ses clients», indique M. Courtemanche.
Une assurance appropriée
Dans le cas où cette couverture est insuffisante et où on doit faire affaire avec une compagnie privée, plusieurs choix s'offrent à nous. D'abord, il y a les plans annuels. «Ces couvertures sont très avantageuses pour les gens qui partent souvent faire des petits voyages: ils vont magasiner à Plattsburgh, passer une fin de semaine à New York, une semaine en France, etc. C'est également l'idéal pour les gens qui décident souvent de partir à l'improviste, car ils n'ont pas à se soucier à chaque fois de leur assurance voyage. Ces produits sont également très abordables, particulièrement pour les gens âgés de 60 ans et moins», explique M. Courtemanche.
Il est aussi possible de contracter une assurance pour la durée d'un long séjour, comme le font plusieurs «snowbirds» qui passent l'hiver en Floride. «Ces retraités représentent une bonne clientèle pour nous. L'assurance est très importante pour eux, puisqu'ils passent quelques mois à l'extérieur du pays et, souvent, ils ont atteint un certain âge, alors ils sont plus inquiets de leur santé. Avant 35 ans, les gens se sentent souvent invulnérables. Pourtant, se casser une jambe, ça peut arriver à tout le monde», ajoute M. Courtemanche .
Toutefois, lorsqu'on achète une assurance voyage, il faut être bien conscient qu'elle ne couvre que des soins imprévus et urgents. «Avant de revenir au Québec, certains snowbirds se disent qu'ils vont en profiter pour passer leur examen de routine aux États-Unis et ensuite se faire rembourser par leur assurance voyage! Ça ne marche pas comme ça!», prévient M. Courtemanche.
Un service d'assistance
Si une assurance voyage peut nous éviter de débourser plusieurs milliers de dollars en frais médicaux en cas d'accident ou de malaise à l'étranger, elle offre aussi l'avantage de fournir de une assistance en cas de besoin.
«Si, par exemple, je fais un safari en Afrique et qu'il m'arrive quelque chose dans le fond de la Tanzanie, ce dont j'ai besoin au départ, ce n'est pas d'un chèque pour payer l'hôpital, mais plutôt d'une assistance pour me sortir de là! Nous disons à nos clients où se rendre pour obtenir des soins et si les conditions sanitaires de l'hôpital le plus près sont inacceptables, nous pouvons rapatrier la personne en avion-ambulance. En fait, la personne n'a qu'à nous appeler et nous la prenons immédiatement en charge», explique M. Courtemanche des bureaux montréalais de la Croix Bleue, leader mondial de l'assurance voyage.
Petits à côté
En plus de couvrir les frais médicaux, une assurance voyage privée peut fournir des protections supplémentaires, comme l'assurance bagages, l'assurance annulation et l'assurance interruption.
«Si je me prépare pour partir en France et qu'il y a un décès dans ma famille quelques jours avant mon départ, je peux me faire rembourser par l'assurance annulation, explique M. Courtemanche. Mais si je pars en France et que, pendant que je suis là-bas, un proche décède, qu'arrive-t-il? Avec l'assurance interruption, non seulement le nouveau billet d'avion que je dois acheter en aller simple m'est remboursé, mais également la partie du voyage dont je n'ai pas pu profiter.»
Généralement, pour souscrire une assurance voyage privée au Québec, une personne doit d'abord être couverte par la RAMQ.
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