Fonds d'investissement: Un fonds prometteur
Bonne nouvelle! La famille de fonds Fidelity, la plus importante au monde dans son domaine, lance un nouveau fonds, Fidelity Étoile du Nord. Alan Radlo, gestionnaire réputé, sera à la tête de ce nouveau fonds. En quoi s'agit-il d'une bonne nouvelle? D'abord parce que Fidelity a fait ses preuves. Un exemple: le fonds Magellan, le plus gros à l'échelle planétaire, est une création de cette famille de fonds, et il a été géré par le très expérimenté Peter Lynch. Ensuite, le gestionnaire du nouveau fonds, Alan Radlo, a une feuille de route impressionnante. Actuellement, il est gestionnaire de trois fonds de cette famille.
Le gestionnaire Radlo
Mais qui est ce gestionnaire? Radlo est actuellement une vedette chez Fidelity et l'un de mes préférés depuis plusieurs années. Il gère, et ce, depuis juillet 1994, le fonds Expansion Canada avec un actif de 2,248 milliards, et ce fonds est de premier quartile sur cinq ans et de second quartile sur trois ans. Excellent fonds qu'il gardera comme gestionnaire. Il participe aussi à la gestion du fonds de Répartition d'actifs canadiens, toujours chez Fidelity. C'est un fonds qui a été créé en décembre 1994: il est de premier quartile sur trois et cinq ans, avec un actif sous gestion de plus de 6,1 milliards. Enfin, le fonds Frontière Nord, dont il quitte la gestion, avait plus de 2,789 milliards d'actif sous gestion et il a été fondé en septembre 1996. Il est de premier quartile sur trois et cinq ans. Ce sont là des garanties de succès!
Dans le cadre de ce tout nouveau fonds, qui sera sur le marché à la fin d'octobre 2002, Alan Radlo aura une plus grande latitude: il pourra investir n'importe où. Alors qu'il gérait le fonds Frontière Nord, Alan Radlo devait se limiter à 30 % en contenu étranger.
Le fonds Étoile du Nord ne sera donc pas admissible comme fonds canadien dans votre REER, à moins que Fidelity ne décide de cloner ce nouveau fonds. Il deviendrait alors admissible à 100 % comme contenu canadien.
Dans ses nouvelles fonctions, Alan Radlo aura un collaborateur de tout premier plan: Joel Tillinghast. Celui-ci est au service des investisseurs américains, chez Fidelity, depuis 1986. Il est le gestionnaire du fonds Fidelity Low-Priced Stock Fund depuis sa création en 1989. Selon les données disponibles dans Internet à partir du site de Fidelity aux États-Unis, Tillinghast aurait battu, au 31 août 2002, l'indice Russell du double depuis 1986, avec un rendement moyen de 16,90 %, alors que l'indice n'a produit qu'un rendement de 8,64 %. Le fonds (actif sous gestion de 15,5 milliards) de ce gestionnaire est classé deuxième sur 111 dans sa catégorie. Impressionnant, tout comme son nouveau collègue, Radlo.
Stephen Bonder, à la barre de Frontière Nord
Celui qui remplacera Alan Radlo à la barre du fonds Frontière Nord à partir du 31 octobre se nomme Stephen Bonder. Auparavant, il faisait partie de l'équipe qui gérait le fonds Fidelity équilibré Canada, et ce, depuis sa création en septembre 1998. Ce fonds est d'ailleurs de premier quartile sur trois ans. Nous n'avons donc pas affaire à un inconnu. Selon les renseignement fournis par Fidelity, son portefeuille a régulièrement dépassé son point de repère pour obtenir un rendement annuel moyen de 13,95 % sur la période de trois ans se terminant le 31 août 2002.
Familles de fonds, faites du ménage
Nouvelle moins intéressante, l'industrie des fonds communs de placement s'empêtre dans une confusion indescriptible et surtout incompréhensible pour monsieur Tout-le-monde, l'investisseur.
Imaginez, au Canada seulement, il y a 4349 fonds disponibles. En date du 31 août 2002, la famille de fonds CI avait plus de 258 fonds à offrir à ses clients selon les banques de données PALTrak. À ce nombre trop élevé, s'ajoute une confusion terminologique. Fidelity, qui est une excellente société, n'est pas à l'abri de ce travers: entre les fonds Étoile du Nord et Frontière Nord, on retrouve une similarité terminologique qui est source de confusion. Il y a non seulement une similarité pernicieuse entre les titres de fonds, mais parfois des faussetés. Exemple: certains fonds de dividendes ne contiennent aucun titre d'actions privilégiées. Pas étonnant que l'investisseur se sente un peu perdu.
Mes recommandations
Mes conclusions sont simples: primo, pour l'instant, je n'ai aucune raison de renoncer à ma participation au fonds Fidelity Frontière Nord. Secundo, le duo Radlo-Tillinghast s'annonce comme une excellente occasion de profiter de leur expérience: à eux deux, ils totalisent 42 années d'expérience dans l'investissement à l'étranger. Je vais personnellement en profiter dès l'ouverture du fonds à la fin du mois. Mais s'il vous plaît, décideurs de l'industrie, faites du ménage: essayez de démarquer vos produits. Par le fait même, vous vous démarquerez de vos concurrents.
question@avantages.com
Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.
Le gestionnaire Radlo
Mais qui est ce gestionnaire? Radlo est actuellement une vedette chez Fidelity et l'un de mes préférés depuis plusieurs années. Il gère, et ce, depuis juillet 1994, le fonds Expansion Canada avec un actif de 2,248 milliards, et ce fonds est de premier quartile sur cinq ans et de second quartile sur trois ans. Excellent fonds qu'il gardera comme gestionnaire. Il participe aussi à la gestion du fonds de Répartition d'actifs canadiens, toujours chez Fidelity. C'est un fonds qui a été créé en décembre 1994: il est de premier quartile sur trois et cinq ans, avec un actif sous gestion de plus de 6,1 milliards. Enfin, le fonds Frontière Nord, dont il quitte la gestion, avait plus de 2,789 milliards d'actif sous gestion et il a été fondé en septembre 1996. Il est de premier quartile sur trois et cinq ans. Ce sont là des garanties de succès!
Dans le cadre de ce tout nouveau fonds, qui sera sur le marché à la fin d'octobre 2002, Alan Radlo aura une plus grande latitude: il pourra investir n'importe où. Alors qu'il gérait le fonds Frontière Nord, Alan Radlo devait se limiter à 30 % en contenu étranger.
Le fonds Étoile du Nord ne sera donc pas admissible comme fonds canadien dans votre REER, à moins que Fidelity ne décide de cloner ce nouveau fonds. Il deviendrait alors admissible à 100 % comme contenu canadien.
Dans ses nouvelles fonctions, Alan Radlo aura un collaborateur de tout premier plan: Joel Tillinghast. Celui-ci est au service des investisseurs américains, chez Fidelity, depuis 1986. Il est le gestionnaire du fonds Fidelity Low-Priced Stock Fund depuis sa création en 1989. Selon les données disponibles dans Internet à partir du site de Fidelity aux États-Unis, Tillinghast aurait battu, au 31 août 2002, l'indice Russell du double depuis 1986, avec un rendement moyen de 16,90 %, alors que l'indice n'a produit qu'un rendement de 8,64 %. Le fonds (actif sous gestion de 15,5 milliards) de ce gestionnaire est classé deuxième sur 111 dans sa catégorie. Impressionnant, tout comme son nouveau collègue, Radlo.
Stephen Bonder, à la barre de Frontière Nord
Celui qui remplacera Alan Radlo à la barre du fonds Frontière Nord à partir du 31 octobre se nomme Stephen Bonder. Auparavant, il faisait partie de l'équipe qui gérait le fonds Fidelity équilibré Canada, et ce, depuis sa création en septembre 1998. Ce fonds est d'ailleurs de premier quartile sur trois ans. Nous n'avons donc pas affaire à un inconnu. Selon les renseignement fournis par Fidelity, son portefeuille a régulièrement dépassé son point de repère pour obtenir un rendement annuel moyen de 13,95 % sur la période de trois ans se terminant le 31 août 2002.
Familles de fonds, faites du ménage
Nouvelle moins intéressante, l'industrie des fonds communs de placement s'empêtre dans une confusion indescriptible et surtout incompréhensible pour monsieur Tout-le-monde, l'investisseur.
Imaginez, au Canada seulement, il y a 4349 fonds disponibles. En date du 31 août 2002, la famille de fonds CI avait plus de 258 fonds à offrir à ses clients selon les banques de données PALTrak. À ce nombre trop élevé, s'ajoute une confusion terminologique. Fidelity, qui est une excellente société, n'est pas à l'abri de ce travers: entre les fonds Étoile du Nord et Frontière Nord, on retrouve une similarité terminologique qui est source de confusion. Il y a non seulement une similarité pernicieuse entre les titres de fonds, mais parfois des faussetés. Exemple: certains fonds de dividendes ne contiennent aucun titre d'actions privilégiées. Pas étonnant que l'investisseur se sente un peu perdu.
Mes recommandations
Mes conclusions sont simples: primo, pour l'instant, je n'ai aucune raison de renoncer à ma participation au fonds Fidelity Frontière Nord. Secundo, le duo Radlo-Tillinghast s'annonce comme une excellente occasion de profiter de leur expérience: à eux deux, ils totalisent 42 années d'expérience dans l'investissement à l'étranger. Je vais personnellement en profiter dès l'ouverture du fonds à la fin du mois. Mais s'il vous plaît, décideurs de l'industrie, faites du ménage: essayez de démarquer vos produits. Par le fait même, vous vous démarquerez de vos concurrents.
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Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.
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