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    L’éolien offre de nouvelles carrières aux travailleurs du pétrole en Alberta

    3 janvier 2018 10h22 | Bill Graveland - La Presse canadienne à Lethbridge, en Alberta | Emploi
    Colin Winder (au centre), un enseignant du programme de technicien d'éoliennes du Lethbridge College, aide ses études pendant un cours.
    Photo: David Rossiter La Presse canadienne Colin Winder (au centre), un enseignant du programme de technicien d'éoliennes du Lethbridge College, aide ses études pendant un cours.

    Les vents de changement qui soufflent sur l’Alberta poussent les travailleurs de l’industrie pétrolière vers de nouvelles carrières dans l’industrie éolienne.

     

    Selon l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA), si l’Alberta consacrait entièrement au vent son engagement d’ajouter 5000 mégawatts d’énergie renouvelable d’ici 2030, cela entraînerait des investissements de 8,3 milliards $ et la création de nombreux emplois.

     

    Mark Kokas, un électricien de 42 ans, a été emporté par ces rafales qui secouent le monde du travail dans la province. Deux ans après avoir été mis à pied dans le secteur du pétrole et du gaz, il étudie pour se recycler en technicien de turbine éolienne.

     

    « C’est difficile de trouver du travail en ce moment. Ce n’est plus comme c’était », confie M. Kokas, rencontré dans une classe du collège Lethbridge, l’une des deux institutions de l’Ouest canadien à offrir la formation. C’est aussi le seul programme à offrir une certification en un an.

     

    Selon M. Kokas, le pétrole et le gaz ont représenté le pain et le beurre des Albertains durant plusieurs années, mais ce temps est révolu.

    Photo: David Rossiter La Presse canadienne L'instructeur Chris DeLifle, à gauche, travaille avec l'étudiant Mark Kokas sur un simulateur pendant un cours.

    « Il va y avoir une très forte pression pour former les travailleurs là où l’industrie a besoin d’eux », soutient-il.

     

    Le quadragénaire avoue avoir vécu une véritable prise de conscience en passant d’une industrie à l’autre. « Il y a autre chose que le pétrole et le gaz. C’est assez “cool” », reconnaît le nouvel étudiant.

     

    La formation d’un an pour devenir technicien en turbine éolienne est accompagnée d’une sérieuse mise en garde : « Ceux qui ont peur des hauteurs sont priés de s’abstenir. »

    Nos étudiants vont travailler dans un bureau à 300 pieds dans les airs, alors de toute évidence la sécurité est une priorité majeure
    Chris DeLisle, enseignant

    Pour Chris DeLisle, les sources d’énergie alternatives comme l’éolienne représentent des solutions de rechange évidentes pour les travailleurs mis au chômage par la décroissance du secteur des énergies fossiles.

     

    Quatre des 16 étudiants de son groupe ont travaillé dans l’industrie pétrolière auparavant.

     

    « Puisque l’Alberta cherche à s’établir comme leader par rapport au reste du pays dans l’énergie renouvelable, le vent se retrouve en première ligne et devrait y rester pour un bon moment », croit M. DeLisle.

     

    L’énergie éolienne soulève l’optimisme au moment où le Canada tente de réduire son empreinte carbone.

     

    La formation de technicien en turbine éolienne comprend des notions d’électricité, de réparation des pales de fibre de verre et du fonctionnement interne des turbines. Elle inclut aussi un grand nombre de mesures de sécurité.

     

    « J’aurais espéré avoir été mis à pied plus tôt comme ça je serais déjà en train de travailler », dit M. Kokas, qui s’attend à trouver rapidement un emploi à la fin de sa formation.













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