2200 employés en grève - Le conflit chez Vidéotron entaché par des actes de vandalisme
9 mai 2002
Emploi
La grève des 2200 employés de Vidéotron vient à peine de commencer que déjà des actes de vandalisme ont été perpétrés dans la région de Québec.
Cette grève risque d'être longue, de l'aveu même du président du syndicat des employés de la région Ouest et de l'Outaouais de Vidéotron (SCFP-FTQ), Yves Lalonde.
En entrevue, M. Lalonde a dit déplorer les actes de vandalisme qui ont été perpétrés dans la région de Québec, mardi soir. «On déplore ça.» Du même souffle cependant, il ajoute: «Il faut comprendre aussi que les briseurs de grève allaient chercher les camions des techniciens. C'est un peu de la provocation. Il faut minimiser ce qui est arrivé aussi. On a dessoufflé des pneus et on a mis de la colle dans les serrures des camions, mais, comparativement aux demandes patronales à la table, il faut relativiser tout ça.»
Du côté patronal, on a évidemment dénoncé ces actes de vandalisme et laissé entendre que les concessions demandées aux employés n'étaient pas si grandes, compte tenu du fait que ceux-ci jouissent de bonnes conditions de travail.
Le vice-président aux affaires corporatives chez Quebecor, Luc Lavoie, a laissé entendre que les employés de Vidéotron étaient fort bien traités. «Cette époque-là où on pouvait se permettre d'avoir les conventions collectives les plus coûteuses au pays, avec un taux d'absentéisme de 20 % et huit semaines de vacances par an, puis refiler la facture au client, cette époque-là, elle est terminée», a-t-il lancé sur les ondes au réseau TVA.
Vidéotron, propriété de Quebecor, fait face à une concurrence de plus en plus vive, a-t-il aussi fait valoir. M. Lavoie a évoqué une perte de 46 000 clients en 2001 et de 25 000 au premier trimestre cette année. Le câblodistributeur a 1,1 million d'abonnés.
L'entreprise exige des concessions salariales de 30 millions de la part des employés.
Entre autres, Vidéotron veut vendre ses services d'installation et de réparation à Entourage, ce qui entraînerait le transfert de 664 employés. Ceux-ci verraient leurs conditions de travail diminuer considérablement, les salaires pouvant baisser de 31 à 34 %, selon le syndicat. Les employés qui demeureraient chez Vidéotron verraient leur semaine de travail augmenter de 35 à 37,5 heures, subiraient un gel de salaire et auraient quatre congés de moins par année.
M. Lalonde estime que le transfert projeté à Entourage est un stratagème. «C'est une vente qui n'est pas une vente; c'est plutôt un contrat de sous-traitance», ce que la convention collective limite, selon lui. Un arbitre du travail doit d'ailleurs se pencher sur le dossier, puisque le syndicat conteste ce transfert.
Le dirigeant syndical s'attend à ce que le conflit dure un certain temps. «On s'attend à ce que ça soit long, parce que l'employeur ne bouge pas.» Il affirme que le fonds de grève est suffisamment bien garni pour tenir «plusieurs mois» en versant de 65 à 85 % du salaire net de l'employé.
Aucune séance de négociation n'est prévue à court terme.
Cette grève risque d'être longue, de l'aveu même du président du syndicat des employés de la région Ouest et de l'Outaouais de Vidéotron (SCFP-FTQ), Yves Lalonde.
En entrevue, M. Lalonde a dit déplorer les actes de vandalisme qui ont été perpétrés dans la région de Québec, mardi soir. «On déplore ça.» Du même souffle cependant, il ajoute: «Il faut comprendre aussi que les briseurs de grève allaient chercher les camions des techniciens. C'est un peu de la provocation. Il faut minimiser ce qui est arrivé aussi. On a dessoufflé des pneus et on a mis de la colle dans les serrures des camions, mais, comparativement aux demandes patronales à la table, il faut relativiser tout ça.»
Du côté patronal, on a évidemment dénoncé ces actes de vandalisme et laissé entendre que les concessions demandées aux employés n'étaient pas si grandes, compte tenu du fait que ceux-ci jouissent de bonnes conditions de travail.
Le vice-président aux affaires corporatives chez Quebecor, Luc Lavoie, a laissé entendre que les employés de Vidéotron étaient fort bien traités. «Cette époque-là où on pouvait se permettre d'avoir les conventions collectives les plus coûteuses au pays, avec un taux d'absentéisme de 20 % et huit semaines de vacances par an, puis refiler la facture au client, cette époque-là, elle est terminée», a-t-il lancé sur les ondes au réseau TVA.
Vidéotron, propriété de Quebecor, fait face à une concurrence de plus en plus vive, a-t-il aussi fait valoir. M. Lavoie a évoqué une perte de 46 000 clients en 2001 et de 25 000 au premier trimestre cette année. Le câblodistributeur a 1,1 million d'abonnés.
L'entreprise exige des concessions salariales de 30 millions de la part des employés.
Entre autres, Vidéotron veut vendre ses services d'installation et de réparation à Entourage, ce qui entraînerait le transfert de 664 employés. Ceux-ci verraient leurs conditions de travail diminuer considérablement, les salaires pouvant baisser de 31 à 34 %, selon le syndicat. Les employés qui demeureraient chez Vidéotron verraient leur semaine de travail augmenter de 35 à 37,5 heures, subiraient un gel de salaire et auraient quatre congés de moins par année.
M. Lalonde estime que le transfert projeté à Entourage est un stratagème. «C'est une vente qui n'est pas une vente; c'est plutôt un contrat de sous-traitance», ce que la convention collective limite, selon lui. Un arbitre du travail doit d'ailleurs se pencher sur le dossier, puisque le syndicat conteste ce transfert.
Le dirigeant syndical s'attend à ce que le conflit dure un certain temps. «On s'attend à ce que ça soit long, parce que l'employeur ne bouge pas.» Il affirme que le fonds de grève est suffisamment bien garni pour tenir «plusieurs mois» en versant de 65 à 85 % du salaire net de l'employé.
Aucune séance de négociation n'est prévue à court terme.
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