Services financiers - Des outils pour des entreprises en développement
De l'ouverture du compte à la marge de crédit
Pour la Banque Nationale, pour Desjardins, même pour Visa, l'avenir passe par la PME. À un point tel que la BN déclare que «l'entrepreneuriat du Québec est la colonne vertébrale de la Banque Nationale». Quant aux Caisses, leur réorganisation leur permet maintenant d'accomoder, par les Centres de financement aux entreprises, les projets de toute taille.
Les institutions financières présentes au Québec cherchent à se rapprocher davantage de la PME. Ce n'est pas qu'elles étaient absentes du dossier par le passé, bien au contraire, mais depuis quelques années, ces institutions ont mis sur le marché une panoplie de produits et de services financiers conçus pour mieux desservir la PME.
Outre les produits traditionnels tels l'ouverture d'un compte commercial, le prêt commercial et la marge de crédit, les nouveaux services offerts vont de la gestion de la paie à la marge de crédit sur carte de crédit en passant par la vente de produits d'assurances. Bref, un peu de tout afin de répondre à tous les besoins financiers de la PME. Voici donc un aperçu de ce qu'offrent certaines de ces institutions.
Une outil pour 40 % des PME québécoises
«L'entrepreneuriat du Québec est la colonne vertébrale de la Banque Nationale, affirme d'emblée Réjean Lévesque, premier vice-président aux services aux entreprises de cette institution. Pourquoi? Parce que nous avons grandi avec les entrepreneurs.» Selon le dernier bilan de la Banque Nationale, 40 % des PME québécoises sont des clients de la Banque Nationale.
Selon M. Lévesque, la philosophie qui anime l'approche de cette banque envers la PME pourrait se résumer ainsi: trouver des solutions globales capables de régler les problèmes qu'affrontent les PME. «Nous cherchons à développer des solutions d'affaires intégrées, diversifiées et innovatrices qui pourront servir tout au long de la vie de l'entreprise.»
Tous les produits et services de la Banque Nationale à l'intention de la PME s'articulent autour de cinq grands axes: la gestion du risque, l'investissement, l'efficience opérationnelle, la pérennité de l'entreprise et le financement. Par exemple, dans le domaine de l'investissement, la Banque Nationale a contribué, depuis 1996, à la création de 16 nouveaux fonds de capital de risque du Fonds de solidarité de la FTQ. À ce jour, la Banque Nationale a investi un total de 14,4 millions $ dans ces fonds.
En matière de financement, on a développé des outils de microcrédit comme la marge de crédit Latitudes Affaires. Offert maintenant en ligne sur le site Internet de la Banque Nationale, ce service permet d'obtenir une marge de crédit pouvant atteindre 50 000 $. De plus, on devient titulaire d'une carte MasterCard.
Autres services
Mais les services offerts aux entrepreneurs ne sont pas tous financiers. C'est le cas en ce qui concerne la pérennité de l'entreprise. «D'ici 10 ans, un bon nombre d'entrepreneurs prendront leur retraite et plusieurs d'entre eux voudront léguer l'entreprise à leurs enfants. Mais c'est une situation complexe et souvent très émotive.» La Banque Nationale organise des conférences gratuites afin de sensibiliser les entrepreneurs à cette réalité et offre aussi des services-conseils en matière de planification successorale, de financement et de fiscalité concernant ce genre d'opération.
Depuis maintenant dix ans, la Banque Nationale souligne l'excellence dans le domaine de la PME par son programme de reconnaissance «Les PME de la Banque Nationale». Les lauréats sont annoncés lors d'un gala annuel et par la suite participent à une émission spéciale intitulée Distinction PME diffusée sur les ondes de TVA.
Réjean Lévesque résume ainsi l'implication de la Banque Nationale auprès de la PME. «Nous cherchons à suivre l'entreprise dans le temps et donc à lui offrir des solutions pour chacune des étapes de son cycle de vie.»
Les CFE de Desjardins
Desservir la PME est devenu une réalité chez toutes les institutions financières. Le Mouvement Desjardins n'échappe pas à la règle. «Développer le marché de la PME — grande, moyenne et petite — est une priorité chez Desjardins», affirme Marc Laplante, premier vice-président du marché des entreprises à la Fédération des caisses Desjardins.
À cette fin, Desjardins entend consentir d'importants investissements d'ici les trois prochaines années. «Nous allons chercher à améliorer le service à la clientèle et, surtout, réduire et simplifier le processus.» Parmi les efforts déjà consentis, il y a la mise sur pied des Centres de financement aux entreprises (CFE). On en compte présentement 57 sur l'ensemble du territoire québécois.
«Durant la dernière décennie, nous avons éprouvé certaines difficultés à desservir la PME, explique Marc Laplante. Cela était dû à notre structure. Certaines de nos caisses populaires ne possédaient pas la masse critique nécessaire pour offrir aux entrepreneurs tous les services dont ils avaient besoin. Les CFE viennent corriger cette situation.»
Mise en commun des ressources
Les CFE sont des centres physiques où sont réunis l'ensemble des affaires commerciales d'un regroupement de caisses situées sur un même territoire. «C'est essentiellement une alliance entre une dizaine de caisses afin de mettre en commun leurs ressources et compétences en matière de services aux entreprises.»
Cela a permis à Desjardins d'offrir aux entrepreneurs de PME toute la kyrielle de produits et de services financiers que l'on trouve ailleurs. Par exemple, la Solution Libre Affaires offre à la fois la souplesse d'une marge de crédit et l'avantage d'une carte de crédit. «Nous offrons aussi des services de gestion de paie, des assurances collectives, des solutions de commerce électronique. L'entrepreneur de PME peut trouver chez nous tout ce dont il a besoin.»
Fait à noter, le Mouvement Desjardins est particulièrement actif dans le domaine de l'investissement dans les PME grâce à Desjardins Capital de risque, et maintenant grâce à Capital régional et coopératif Desjardins. «Nous avons décidé de nous déplacer vers les régions et d'aller vers les PME là où elles se trouvent. Nous avons présentement dix places d'affaires et comptons en ouvrir six autres.» Au total, ces deux fonds de capital de risque disposent d'une somme de 1,4 milliard $ pour une période de dix ans, incluant les trois dernières années.
Une carte avec ça?
Même les compagnies émettrices de cartes de crédit courtisent la clientèle des PME, comme l'explique Laurence Nolevaux de Visa Canada. «Depuis trois à quatre ans, nous avons mis sur le marché plusieurs cartes de crédit conçues pour les PME.»
La plus populaire est la carte Visa Affaires, qui au Québec porte le nom de Visa PME. «Nous avons aussi la carte Entreprise, qui est la traditionnelle carte corporative, et aussi la carte Approvisionnement, qui permet de faire des achats d'équipements et de fournitures.»
Les taux d'intérêt varient selon la carte et l'institution financière. Certaines comportent des avantages, tel un rabais sur les achats auprès d'un grossiste de fournitures de bureau, par exemple. «C'est au client de décider quelle carte lui apporte le meilleur rendement et lui convient le mieux.»
Une mise en garde s'impose toutefois. Que ce soit pour l'obtention d'une carte de crédit ou pour le choix de produits ou de services offerts par les institutions financières, l'entrepreneur aurait tout avantage à bien se renseigner avant d'arrêter son choix. «On trouve sur le marché plusieurs produits et le magasinage est essentiel», précise Mme Nolevaux.
Les institutions financières présentes au Québec cherchent à se rapprocher davantage de la PME. Ce n'est pas qu'elles étaient absentes du dossier par le passé, bien au contraire, mais depuis quelques années, ces institutions ont mis sur le marché une panoplie de produits et de services financiers conçus pour mieux desservir la PME.
Outre les produits traditionnels tels l'ouverture d'un compte commercial, le prêt commercial et la marge de crédit, les nouveaux services offerts vont de la gestion de la paie à la marge de crédit sur carte de crédit en passant par la vente de produits d'assurances. Bref, un peu de tout afin de répondre à tous les besoins financiers de la PME. Voici donc un aperçu de ce qu'offrent certaines de ces institutions.
Une outil pour 40 % des PME québécoises
«L'entrepreneuriat du Québec est la colonne vertébrale de la Banque Nationale, affirme d'emblée Réjean Lévesque, premier vice-président aux services aux entreprises de cette institution. Pourquoi? Parce que nous avons grandi avec les entrepreneurs.» Selon le dernier bilan de la Banque Nationale, 40 % des PME québécoises sont des clients de la Banque Nationale.
Selon M. Lévesque, la philosophie qui anime l'approche de cette banque envers la PME pourrait se résumer ainsi: trouver des solutions globales capables de régler les problèmes qu'affrontent les PME. «Nous cherchons à développer des solutions d'affaires intégrées, diversifiées et innovatrices qui pourront servir tout au long de la vie de l'entreprise.»
Tous les produits et services de la Banque Nationale à l'intention de la PME s'articulent autour de cinq grands axes: la gestion du risque, l'investissement, l'efficience opérationnelle, la pérennité de l'entreprise et le financement. Par exemple, dans le domaine de l'investissement, la Banque Nationale a contribué, depuis 1996, à la création de 16 nouveaux fonds de capital de risque du Fonds de solidarité de la FTQ. À ce jour, la Banque Nationale a investi un total de 14,4 millions $ dans ces fonds.
En matière de financement, on a développé des outils de microcrédit comme la marge de crédit Latitudes Affaires. Offert maintenant en ligne sur le site Internet de la Banque Nationale, ce service permet d'obtenir une marge de crédit pouvant atteindre 50 000 $. De plus, on devient titulaire d'une carte MasterCard.
Autres services
Mais les services offerts aux entrepreneurs ne sont pas tous financiers. C'est le cas en ce qui concerne la pérennité de l'entreprise. «D'ici 10 ans, un bon nombre d'entrepreneurs prendront leur retraite et plusieurs d'entre eux voudront léguer l'entreprise à leurs enfants. Mais c'est une situation complexe et souvent très émotive.» La Banque Nationale organise des conférences gratuites afin de sensibiliser les entrepreneurs à cette réalité et offre aussi des services-conseils en matière de planification successorale, de financement et de fiscalité concernant ce genre d'opération.
Depuis maintenant dix ans, la Banque Nationale souligne l'excellence dans le domaine de la PME par son programme de reconnaissance «Les PME de la Banque Nationale». Les lauréats sont annoncés lors d'un gala annuel et par la suite participent à une émission spéciale intitulée Distinction PME diffusée sur les ondes de TVA.
Réjean Lévesque résume ainsi l'implication de la Banque Nationale auprès de la PME. «Nous cherchons à suivre l'entreprise dans le temps et donc à lui offrir des solutions pour chacune des étapes de son cycle de vie.»
Les CFE de Desjardins
Desservir la PME est devenu une réalité chez toutes les institutions financières. Le Mouvement Desjardins n'échappe pas à la règle. «Développer le marché de la PME — grande, moyenne et petite — est une priorité chez Desjardins», affirme Marc Laplante, premier vice-président du marché des entreprises à la Fédération des caisses Desjardins.
À cette fin, Desjardins entend consentir d'importants investissements d'ici les trois prochaines années. «Nous allons chercher à améliorer le service à la clientèle et, surtout, réduire et simplifier le processus.» Parmi les efforts déjà consentis, il y a la mise sur pied des Centres de financement aux entreprises (CFE). On en compte présentement 57 sur l'ensemble du territoire québécois.
«Durant la dernière décennie, nous avons éprouvé certaines difficultés à desservir la PME, explique Marc Laplante. Cela était dû à notre structure. Certaines de nos caisses populaires ne possédaient pas la masse critique nécessaire pour offrir aux entrepreneurs tous les services dont ils avaient besoin. Les CFE viennent corriger cette situation.»
Mise en commun des ressources
Les CFE sont des centres physiques où sont réunis l'ensemble des affaires commerciales d'un regroupement de caisses situées sur un même territoire. «C'est essentiellement une alliance entre une dizaine de caisses afin de mettre en commun leurs ressources et compétences en matière de services aux entreprises.»
Cela a permis à Desjardins d'offrir aux entrepreneurs de PME toute la kyrielle de produits et de services financiers que l'on trouve ailleurs. Par exemple, la Solution Libre Affaires offre à la fois la souplesse d'une marge de crédit et l'avantage d'une carte de crédit. «Nous offrons aussi des services de gestion de paie, des assurances collectives, des solutions de commerce électronique. L'entrepreneur de PME peut trouver chez nous tout ce dont il a besoin.»
Fait à noter, le Mouvement Desjardins est particulièrement actif dans le domaine de l'investissement dans les PME grâce à Desjardins Capital de risque, et maintenant grâce à Capital régional et coopératif Desjardins. «Nous avons décidé de nous déplacer vers les régions et d'aller vers les PME là où elles se trouvent. Nous avons présentement dix places d'affaires et comptons en ouvrir six autres.» Au total, ces deux fonds de capital de risque disposent d'une somme de 1,4 milliard $ pour une période de dix ans, incluant les trois dernières années.
Une carte avec ça?
Même les compagnies émettrices de cartes de crédit courtisent la clientèle des PME, comme l'explique Laurence Nolevaux de Visa Canada. «Depuis trois à quatre ans, nous avons mis sur le marché plusieurs cartes de crédit conçues pour les PME.»
La plus populaire est la carte Visa Affaires, qui au Québec porte le nom de Visa PME. «Nous avons aussi la carte Entreprise, qui est la traditionnelle carte corporative, et aussi la carte Approvisionnement, qui permet de faire des achats d'équipements et de fournitures.»
Les taux d'intérêt varient selon la carte et l'institution financière. Certaines comportent des avantages, tel un rabais sur les achats auprès d'un grossiste de fournitures de bureau, par exemple. «C'est au client de décider quelle carte lui apporte le meilleur rendement et lui convient le mieux.»
Une mise en garde s'impose toutefois. Que ce soit pour l'obtention d'une carte de crédit ou pour le choix de produits ou de services offerts par les institutions financières, l'entrepreneur aurait tout avantage à bien se renseigner avant d'arrêter son choix. «On trouve sur le marché plusieurs produits et le magasinage est essentiel», précise Mme Nolevaux.
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