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Pénurie «critique» de main-d’œuvre qualifiée au Canada
Toronto, Calgary et Montréal éprouvent de la difficulté à recruter, notamment, des dessinateurs industriels.
Toronto – La pénurie grandissante de travailleurs qualifiés au Canada est critique et on doit s’attendre à un manque de travailleurs dans les industries de la fabrication, de l’automatisation, de l’énergie et des services publics, a affirmé mercredi Randstad Canada.
Les résultats du plus récent sondage Workmonitor mondial de Randstad Canada, qui a interrogé des employés de 32 pays, révèlent que les entreprises canadiennes ont beaucoup de difficulté à trouver les travailleurs dont elles ont besoin en raison de l’augmentation de la pénurie de main-d’œuvre.
Randstad explique que le changement démographique en raison des départs à la retraite, le manque de plus en plus important de travailleurs compétents et l’écart grandissant entre les compétences recherchées et celles disponibles sur le marché ont entraîné une crise. Les deux tiers (66 %) des employeurs canadiens affirment avoir de la difficulté à trouver les bonnes personnes pour occuper des emplois particuliers.
Randstad Canada a constaté une pénurie dans les industries de la fabrication, de l’automatisation, de l’énergie et des services publics cette année. Au sein de ces trois industries, la région du Grand Toronto, Montréal et Calgary ont éprouvé de la difficulté à trouver des talents dans le domaine de l’ingénierie. Les dessinateurs, les ingénieurs mécaniques et les concepteurs mécaniques seraient les postes les plus difficiles à pourvoir dans ces régions et ces industries.
La pénurie de main-d’œuvre est un véritable enjeu partout dans le monde, près de la moitié des employeurs ayant de la difficulté à trouver des travailleurs qualifiés.
Cette difficulté ressort également dans un sondage mené par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Dans l’ensemble, on y observe que la confiance des PME du Canada a pris un peu de vigueur en septembre pour la première fois depuis mars. L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a effectivement augmenté de deux points, passant à 62 par rapport à 60 en août. Toutefois, Simon Gaudreault, économiste à la FCEI, note que malgré ses progrès, le niveau de l’indice suggère que la croissance de l’économie canadienne est en dessous des taux moyens.
Les entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador étaient le mois dernier les plus optimistes du pays avec un indice s’approchant de 75, devant celles de l’Alberta (71,1) et de la Saskatchewan (67,6). L’optimisme des PME du Nouveau-Brunswick (62,8), du Québec (61,2) et de l’Ontario (60,1) se tenait dans la moyenne nationale, mais il était bien plus faible en Nouvelle-Écosse (55,6) et à l’Île-du-Prince-Édouard (44,6).
Chez les entrepreneurs, 36 % pensent que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée constitue une contrainte. C’est la première fois depuis la récession que les préoccupations à l’égard de la main-d’œuvre dépassent celles face à la demande de la clientèle, selon la FCEI.
D’autre part, 18 % des entrepreneurs prévoient d’embaucher du personnel supplémentaire à temps plein dans les trois ou quatre prochains mois, contre 12 % qui envisagent de réduire leurs effectifs. Ces résultats sont plus positifs qu’en septembre 2010 et 2011.







