Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Université Laval - De la formation à l'amélioration continue

    «Nos cours sont fortement axés sur le partage d'expériences et le transfert de pratiques»

    1 mars 2012 |Claude Lafleur | Emploi
    À la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval, les formations de maîtrise en développement des organisations et de certificat des organisations ou en leadership du changement sont majoritairement données par des chargés de cours qui ont de l’expérience sur le terrain.<br />
    Photo: Clément Allard - Le Devoir À la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval, les formations de maîtrise en développement des organisations et de certificat des organisations ou en leadership du changement sont majoritairement données par des chargés de cours qui ont de l’expérience sur le terrain.
    De plus en plus d'adultes ont recours à la formation continue pour progresser dans leur carrière, constate Vincent Goulet, directeur général adjoint de la Direction générale de la formation continue de l'Université Laval. «Ce qui est le plus populaire en formation continue, dit-il, ce sont les programmes de gestion des personnes, puisque, dans la progression de leur carrière, bon nombre de gens sont amenés à occuper un poste de gestionnaire, alors qu'ils s'aperçoivent en cours de route qu'ils ont besoin d'une formation.»

    L'Université Laval offre un vaste éventail de programmes de formation continue afin de répondre aux besoins tant des personnes que des organisations et des entreprises. Elle diffuse en outre ces formations partout à travers le Québec. «Nous sommes présents des Îles-de-la-Madeleine jusque dans l'Outaouais, résume M. Goulet. Nous allons donc là où il y a un besoin de formation. Par exemple, dans les Basses-Laurentides, nous faisons affaire avec le Pôle Paul-Gérin-Lajoie.»

    La Direction générale de la formation continue (DGFC) a été créée au début des années 1990 et, rapporte le d.g. adjoint, elle a depuis connu un essor important grâce à des ententes de service avec les Agences de la santé et des services sociaux. «Nous sommes par conséquent très présents dans le réseau de la santé, indique M. Goulet, ce qui nous a permis d'augmenter énormément notre offre de programmes.»

    Des gestionnaires de plus en plus jeunes?

    «J'aime bien dire qu'on ne naît pas gestionnaire mais qu'on le devient, poursuit Vincent Goulet. Lorsque, par exemple, on devient chef d'équipe, on se rend souvent compte qu'on a besoin d'une formation en leadership, en négociation, en gestion des conflits, en gestion d'équipe, etc., et c'est précisément ce que nous offrons.»

    La DGFC accueille ainsi quelque 2000 étudiants par année dans ses programmes crédités de 1er et 2e cycles en gestion et développement des organisations. «Notre clientèle provient de milieux très divers, du réseau de la santé et des services sociaux, en passant par les firmes de technologies de l'information jusqu'aux PME du secteur manufacturier», précise M. Goulet. Il note aussi un certain rajeunissement de la clientèle au cours des dernières années, sans pouvoir dire si ce phénomène est dû au fait que les gens accèdent à des postes de gestion plus tôt dans leur carrière ou qu'on est davantage enclin à se former à un jeune âge. «J'aurais tendance à pencher pour la première hypothèse», dit-il.

    «On offre donc à toute personne qui est en situation de gestion ou qui pense le devenir dans un avenir rapproché des programmes de développement des organisations, poursuit M. Goulet. Il s'agit de programmes qui préparent la relève des cadres et qui s'adressent donc à ceux et celles qui sont en situation de relève de cadre dans un peu toutes les sortes d'organisations.»

    Partage d'expériences

    Les formations de maîtrise en développement des organisations et de certificat des organisations ou en leadership du changement sont majoritairement données par des chargés de cours qui ont de l'expérience sur le terrain. «Voilà précisément ce que recherche notre clientèle en formation continue, note Vincent Goulet. À la DGFC, nous ne sommes pas vraiment dans la passation de savoirs, mais plutôt dans celle de savoir-faire et de savoir-être — donc de l'expérience — puisque c'est ce que recherchent les gens en formation continue. Nos cours sont par conséquent fortement axés sur le partage d'expériences et le transfert de pratiques, et, pour ce faire, ça prend des formateurs qui connaissent le milieu de pratique.»

    Voilà, de dire le d.g. adjoint, ce qui définit la formation continue telle que la propose l'Université Laval. «Notre approche pédagogique se base essentiellement sur le transfert en milieu de pratique, insiste-t-il. C'est vraiment notre marque de commerce à la DGFC! Nous adaptons donc nos formations à l'intention d'adultes en emploi et on vise toujours la conciliation entre études, emploi et vie personnelle dans la façon de livrer nos programmes.»

    Nouvelles tendances

    L'une des forces de la DGFC est la souplesse pour créer des formations sur mesure. «Par exemple, illustre Vincent Goulet, lorsque nous créons un programme de formation pour une clientèle spécifique, nous ne nous contentons pas de réunir quelques cours pigés çà et là dans l'offre de programmes de l'université. Non. Nous créons plutôt de tout nouveaux cours adaptés à la clientèle dans leur contenu et dans leur mode de prestation, dans le but de favoriser la conciliation travail-études-vie personnelle. Cette façon de faire assure une plus grande uniformité des cours, augmente la cohérence des contenus et des approches et évite les redondances.»

    En outre, il observe que de plus en plus d'adultes viennent chercher une formation en gestion de projets. «On a toujours associé la gestion de projets aux ingénieurs, note-t-il, mais cette approche se répand comme une traînée de poudre dans bien d'autres domaines. Or nous sommes justement en train de lancer des programmes de 1er cycle sur la gestion de projets dans des cercles autres que les volets traditionnels du génie.»

    Un autre volet qui devient de plus en plus en demande, c'est ce que la Direction générale de la formation continue appelle l'amélioration continue — le lead management. «Ce programme a été monté à la demande du ministre de la Santé, Yves Bolduc, rapporte Vincent Goulet, et celui-ci est justement venu récemment dans l'une de nos salles de classe afin de voir les progrès faits par les employés du réseau de la santé.»

    Il ajoute que, étant donné que l'amélioration continue est une tendance qui s'applique à présent dans plusieurs autres domaines, la Direction générale de la formation continue adaptera sous peu aux besoins d'autres gestionnaires le contenu créé sur mesure pour le réseau de la santé.

    ***
    Collaborateur du Devoir












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.