Les mouvements syndicaux consacrent toujours des efforts à la formation
«Il ne suffira pas de former seulement les jeunes»
«Nous nous engageons à faire de l'éducation et de la formation continue une priorité et à développer différents moyens pour soutenir et accompagner nos syndicats dans le développement d'une culture de formation continue dans les milieux de travail.» Voilà par quels mots se concluait, il y a quelques années déjà, une déclaration commune des centrales syndicales (CSD, CSN, CSQ, FTQ) sur la formation de base et la formation continue en emploi.
Les centrales syndicales réclamaient du même souffle du gouvernement du Québec qu'il assume pleinement son rôle en formation continue et demandaient aux employeurs un engagement accru en ce domaine. En l'espace de six ans, leurs prises de position et leurs revendications contenues dans ce document sont demeurées à peu de choses près les mêmes quand il s'agit d'aborder cette question.
Au coeur des préoccupations
Vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Denise Boucher considère que le dossier de la formation figure toujours au coeur des préoccupations syndicales: «C'est notre grand défi! Il faut développer la culture de la formation et il est nécessaire de poursuivre notre travail dans ce sens-là.»
La centrale a choisi de prendre un autre moyen d'action pour soutenir les efforts consentis à ce chapitre: chaque année, elle a pris l'initiative de remettre les bourses Fernand-Jolicoeur dans le cadre de la Semaine des adultes en formation; celles-ci visent à reconnaître et à souligner les efforts consentis par les syndicats et par leurs membres dans diverses activités de formation: «On les a créées dès 2003. En fait, il y a deux bourses qui sont attribuées, dont l'une est dirigée vers un syndicat local en guise d'appréciation d'une démarche conduite pour le développement de la formation continue en milieu de travail. Est-ce qu'il a travaillé à sensibiliser ses membres? Est-ce qu'il a mis en place des façons de reconnaître les acquis dans ce domaine? C'est le genre de questions que se posent les juges.»
Elle se penche sur le processus suivi: «Il reçoit une bourse de 1000 dollars après s'être inscrit et qu'un jury se fut penché sur les dossiers pour déterminer lequel était le meilleur. Une autre bourse de 500 dollars est dirigée vers une personne qui, pour certaines raisons, a choisi de parfaire sa formation; dans les cas qui ont été étudiés, il s'agissait souvent de personnes qui avaient décidé de se perfectionner en santé et sécurité au travail afin de devenir la personne-ressource dans les comités paritaires pour l'employeur.»
Les bourses de la CSN sont remises dans le cadre de son conseil confédéral du mois de mars, qui est l'instance réunissant les forces vives du mouvement entre les congrès généraux. Elles soulignent la mémoire de Fernand Jolicoeur, qui a largement contribué à faire la promotion de la formation syndicale: en 1948, il fut nommé directeur du service d'éducation de la centrale et il a occupé ces fonctions pendant 18 ans.
La participation au concours pour l'obtention des bourses n'a cessé de croître, ce qui est un fait plutôt encourageant qui démontre l'intérêt grandissant porté par les membres à la formation, comme le relève Denise Boucher: «Elles attirent de plus en plus de monde, et j'invite les conseils centraux à cibler dans leurs syndicats quels gestes ont pu être posés. On sait aussi que plusieurs de ceux-ci, grâce à la présence des commissions des partenaires du marché du travail dans les régions, sont capables de savoir les moyens d'action qui ont été mis de l'avant en formation. En 2003, on avait peut-être un syndicat et une personne, mais il nous faut maintenant faire des choix parmi les 10 à 15 syndicats qui s'inscrivent chaque année.»
L'engagement ferme de la CSQ
Pour sa part, le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, invitait à une plus grande ouverture sur la formation continue, à la veille du rendez-vous CSQ de l'éducation, il y a quelques jours: «On va devoir quelque peu faire éclater les règles de nos collèges et de nos établissements d'enseignement supérieur pour faire en sorte que leurs portes soient plus grandes ouvertes et qu'ils fassent preuve d'une plus grande souplesse; on va devoir aussi les doter d'un meilleur financement.»
Il lançait ce message: «Pour faire face au défi des prochaines années en emploi, il ne suffira pas de former seulement les jeunes; on devra en même temps se doter d'un système de formation continue beaucoup plus accessible; les collèges auront à ouvrir leurs portes beaucoup plus aux études à temps partiel. Si on parle des endroits dans le système où il y aurait des améliorations à apporter, il y aurait de ce côté-là un grand bout de réforme à entreprendre en apportant le financement nécessaire à la poursuite des études à temps partiel pour un plus grand nombre.»
M. Parent posait ce regard sur une situation qu'il considère comme déplorable: «En ce moment, c'est plus simple pour quelqu'un de bien instruit d'aller suivre des cours à temps partiel à l'université que pour des personnes qui détiennent un diplôme d'études secondaires et professionnelles de se diriger vers une formation supérieure; il n'y a pas d'accessibilité possible pour ces gens-là qui sont au travail et qui voudraient aller se former comme technicien au cégep, et il faut qu'ils quittent leur emploi pour y arriver, ce qui crée des contraintes immenses.»
***
Collaborateur du Devoir
Les centrales syndicales réclamaient du même souffle du gouvernement du Québec qu'il assume pleinement son rôle en formation continue et demandaient aux employeurs un engagement accru en ce domaine. En l'espace de six ans, leurs prises de position et leurs revendications contenues dans ce document sont demeurées à peu de choses près les mêmes quand il s'agit d'aborder cette question.
Au coeur des préoccupations
Vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Denise Boucher considère que le dossier de la formation figure toujours au coeur des préoccupations syndicales: «C'est notre grand défi! Il faut développer la culture de la formation et il est nécessaire de poursuivre notre travail dans ce sens-là.»
La centrale a choisi de prendre un autre moyen d'action pour soutenir les efforts consentis à ce chapitre: chaque année, elle a pris l'initiative de remettre les bourses Fernand-Jolicoeur dans le cadre de la Semaine des adultes en formation; celles-ci visent à reconnaître et à souligner les efforts consentis par les syndicats et par leurs membres dans diverses activités de formation: «On les a créées dès 2003. En fait, il y a deux bourses qui sont attribuées, dont l'une est dirigée vers un syndicat local en guise d'appréciation d'une démarche conduite pour le développement de la formation continue en milieu de travail. Est-ce qu'il a travaillé à sensibiliser ses membres? Est-ce qu'il a mis en place des façons de reconnaître les acquis dans ce domaine? C'est le genre de questions que se posent les juges.»
Elle se penche sur le processus suivi: «Il reçoit une bourse de 1000 dollars après s'être inscrit et qu'un jury se fut penché sur les dossiers pour déterminer lequel était le meilleur. Une autre bourse de 500 dollars est dirigée vers une personne qui, pour certaines raisons, a choisi de parfaire sa formation; dans les cas qui ont été étudiés, il s'agissait souvent de personnes qui avaient décidé de se perfectionner en santé et sécurité au travail afin de devenir la personne-ressource dans les comités paritaires pour l'employeur.»
Les bourses de la CSN sont remises dans le cadre de son conseil confédéral du mois de mars, qui est l'instance réunissant les forces vives du mouvement entre les congrès généraux. Elles soulignent la mémoire de Fernand Jolicoeur, qui a largement contribué à faire la promotion de la formation syndicale: en 1948, il fut nommé directeur du service d'éducation de la centrale et il a occupé ces fonctions pendant 18 ans.
La participation au concours pour l'obtention des bourses n'a cessé de croître, ce qui est un fait plutôt encourageant qui démontre l'intérêt grandissant porté par les membres à la formation, comme le relève Denise Boucher: «Elles attirent de plus en plus de monde, et j'invite les conseils centraux à cibler dans leurs syndicats quels gestes ont pu être posés. On sait aussi que plusieurs de ceux-ci, grâce à la présence des commissions des partenaires du marché du travail dans les régions, sont capables de savoir les moyens d'action qui ont été mis de l'avant en formation. En 2003, on avait peut-être un syndicat et une personne, mais il nous faut maintenant faire des choix parmi les 10 à 15 syndicats qui s'inscrivent chaque année.»
L'engagement ferme de la CSQ
Pour sa part, le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, invitait à une plus grande ouverture sur la formation continue, à la veille du rendez-vous CSQ de l'éducation, il y a quelques jours: «On va devoir quelque peu faire éclater les règles de nos collèges et de nos établissements d'enseignement supérieur pour faire en sorte que leurs portes soient plus grandes ouvertes et qu'ils fassent preuve d'une plus grande souplesse; on va devoir aussi les doter d'un meilleur financement.»
Il lançait ce message: «Pour faire face au défi des prochaines années en emploi, il ne suffira pas de former seulement les jeunes; on devra en même temps se doter d'un système de formation continue beaucoup plus accessible; les collèges auront à ouvrir leurs portes beaucoup plus aux études à temps partiel. Si on parle des endroits dans le système où il y aurait des améliorations à apporter, il y aurait de ce côté-là un grand bout de réforme à entreprendre en apportant le financement nécessaire à la poursuite des études à temps partiel pour un plus grand nombre.»
M. Parent posait ce regard sur une situation qu'il considère comme déplorable: «En ce moment, c'est plus simple pour quelqu'un de bien instruit d'aller suivre des cours à temps partiel à l'université que pour des personnes qui détiennent un diplôme d'études secondaires et professionnelles de se diriger vers une formation supérieure; il n'y a pas d'accessibilité possible pour ces gens-là qui sont au travail et qui voudraient aller se former comme technicien au cégep, et il faut qu'ils quittent leur emploi pour y arriver, ce qui crée des contraintes immenses.»
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Collaborateur du Devoir







