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Université de Montréal - Des certificats sont créés en fonction des besoins du milieu

1 mars 2012 | Martine Letarte | Emploi
La Faculté d’éducation permanente de l’UdeM est toujours à l’affût de nouvelles problématiques pour développer des programmes en conséquence.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir La Faculté d’éducation permanente de l’UdeM est toujours à l’affût de nouvelles problématiques pour développer des programmes en conséquence.
La Faculté d'éducation permanente (FEP) de l'Université de Montréal (UdeM) développe ses propres programmes plutôt que de se contenter de choisir des programmes d'autres facultés pour les offrir à temps partiel les soirs et les fins de semaine.

Sur les 26 certificats de premier cycle offerts à la Faculté d'éducation permanente (FEP) de l'UdeM, seulement cinq sont aussi offerts le jour dans d'autres facultés. Tous ces programmes originaux ont été conçus à la suite d'une analyse des besoins du milieu.

«En discutant avec des intervenants du milieu, on voit si une problématique est pertinente pour la création d'un programme et quelles connaissances devraient être développées par les étudiants, affirme Christian Blanchette, doyen de la FEP de l'UdeM. Nous consultons aussi des professeurs spécialisés dans le domaine, des employeurs et des étudiants potentiels. Cette approche nous différencie d'autres établissements.»

Il affirme que la création de nouveaux programmes en formation continue représente toujours un défi. «Parfois, on a une idée qui semble intéressante et pertinente dans le contexte socio-économique du Québec, mais nous pouvons être les seuls à reconnaître ce besoin, affirme M. Blanchette. Si on allait de l'avant, le programme serait voué à l'échec. Il faut trouver des programmes et des formats qui vont convenir à la population. Le titre doit être éloquent et accrocheur pour trouver preneurs.»

Transition de carrière et immigrants

La FEP concentre son offre de programmes dans cinq grandes aires d'activité. «On a le volet de communications dans un angle très appliqué, notamment avec des programmes en relations publiques et en journalisme. On a aussi des programmes en gestion, mais, contrairement à ce qu'offre HEC Montréal, ils sont très nichés. Nous en avons un, par exemple, appliqué à la police. Ensuite, nous avons les volets d'intervention, de santé communautaire et de langues, avec des programmes en français et en anglais langue seconde», énumère M. Blanchette.

La clientèle immigrante représente une portion importante de la population étudiante de la FEP, avec 29 %. C'est presque trois fois plus que pour l'ensemble de l'UdeM, où environ 10 % des étudiants sont des immigrants.

«Les facultés d'éducation permanente et les services de formation continue ont le mandat d'être des facteurs actifs en matière d'intégration des immigrants au marché du travail. Beaucoup d'étudiants viennent aussi pour se réorienter. D'où notre préoccupation d'offrir des programmes vraiment adaptés à l'évolution du marché du travail. Nous nous devons d'identifier des niches prometteuses pour offrir des programmes qui permettront une transition de carrière efficace», explique le doyen de la FEP.

Nouveau certificat en victimologie

La FEP de l'UdeM est donc toujours à l'affût de nouvelles problématiques pour développer des programmes en conséquence. Par exemple, un tout nouveau certificat en victimologie a été créé. Il accueillera ses premiers étudiants en septembre. «Le programme s'apparente à des études en criminologie, mais il cible les besoins des victimes. Il s'agit du premier programme de cette nature au Québec et aussi au Canada», affirme Christian Blanchette.

«Le programme a été créé pour former des gens qui ont à intervenir auprès de victimes d'un acte criminel», affirme Fabienne Cusson, responsable du programme de victimologie à la FEP de l'UdeM.

On a tendance à penser naturellement aux psychologues, mais la clientèle visée par le programme est beaucoup plus large. «Je pense aux gens rattachés aux tribunaux qui accompagnent des victimes d'un acte criminel lors de témoignages. Je pense aussi à tous les gens qui travaillent en première ligne dans le réseau de la santé, aux employés des centres jeunesse, des maisons d'hébergement pour femmes en difficulté et des centres d'aide aux victimes d'un acte criminel», énumère Mme Cusson.

La formation porte sur des aspects sociologiques, psychologiques et juridiques. «Les spécialistes de victimologie doivent bien connaître les lois qui s'appliquent aux victimes d'un acte criminel. Ils doivent connaître leurs droits et les devoirs de la société. Les spécialistes de victimologie devront souvent guider les victimes pour mener à bien leur demande d'indemnisation», explique Fabienne Cusson.

Programmes de deuxième cycle


La FEP de l'UdeM, créée il y a 45 ans, souhaite élargir les aires où elle offre des programmes. Une réflexion a lieu en ce moment pour voir où sont les besoins. Christian Blanchette aimerait aussi voir arriver une offre importante de programmes de deuxième cycle à la FEP.

Cet automne, un diplôme d'études supérieures spécialisées (DÉSS) en journalisme sera offert à la FEP grâce à un partenariat avec la Faculté des arts et des sciences. «Ce sera une première, précise Christian Blanchette. Cela fait partie de notre stratégie de développement. Je crois que c'est extrêmement important que la faculté puisse offrir des programmes de deuxième cycle. Les DÉSS et les maîtrises avec un profil de cours sont une tendance lourde ici comme ailleurs.»

C'est d'ailleurs la FEP de l'UdeM qui accueille les étudiants de premier cycle les plus scolarisés. «Environ 30 % de nos 11 000 étudiants ont déjà un baccalauréat et 10 % ont une maîtrise ou un doctorat», précise M. Blanchette.

Encourager la formation continue

Le doyen réfléchit actuellement aux mesures en place pour encourager les étudiants des facultés d'éducation permanente à poursuivre leurs études jusqu'à l'obtention de leur diplôme.

«Quelque 80 % de nos étudiants travaillent, dont 56 % à temps plein, et 78 % de nos étudiants sont des femmes, plusieurs ont des enfants. Il y a un défi d'attrition», remarque M. Blanchette.

La question du financement des études à temps partiel y est directement liée, à ses yeux. «Je crois que nous devons analyser la situation avec le gouvernement, affirme le doyen. Nos étudiants sont souvent mal informés au sujet des bourses disponibles pour eux et je ne suis pas certain que ces bourses soient bien adaptées à leur situation. En éducation permanente, je crois qu'il faudrait envisager des bourses à la sortie plutôt qu'à l'entrée.»

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Collaboratrice du Devoir
 
 
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