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    Fermeture d'un autre centre de recherche à Montréal

    AstraZeneca met à pied ses 132 employés de Saint-Laurent

    3 février 2012 |Alexandre Shields | Emploi
    Nouveau coup dur pour le secteur pharmaceutique au Québec. La multinationale AstraZeneca a annoncé hier qu'elle ferme son centre de recherche et développement de Saint-Laurent, dans l'ouest de l'île de Montréal. Cent trente-deux personnes perdront leur emploi d'ici juin prochain.

    Avec cette fermeture, l'entreprise réduira son personnel au Canada de près de 20 %. Mais hier, le doute planait sur la possibilité que d'autres centres au pays subissent le même sort. La filiale canadienne de la société anglo-suédoise compte plus de 800 employés au pays et y investit chaque année 100 millions en recherche. Les installations québécoises menaient des travaux liés au très lucratif créneau des médicaments de lutte contre la douleur chronique.

    Les employés du Québec n'ont pas été les seuls à se faire montrer la porte hier. Le groupe est en effet engagé dans un processus de compressions à l'échelle du globe. En tout, le siège social d'AstraZeneca, à Londres, a annoncé hier environ 7300 mises à pied, dont 1800 postes dans ses 14 principaux sites de recherche et développement. AstraZeneca a notamment annoncé 1150 mises à pied aux États-Unis, soit environ 24 % de son effectif américain. Elle fermera par ailleurs son centre de recherche et développement à Sodertalje, en Suède, qui se concentrait sur la recherche en neurosciences.

    Malgré les congédiements, le groupe s'est dit «engagé à conserver une présence importante au Québec et au Canada» en continuant «à investir dans des partenariats en recherche et en soins de santé», sans donner plus de détails.

    AstraZeneca compte 12 lobbyistes inscrits au registre québécois. Jusqu'en décembre dernier, ceux-ci avaient notamment un mandat de «représentations afin qu'une orientation soit prise afin d'assurer le maintien ou l'amélioration d'un environnement de recherche et de développement de l'industrie des sciences de la vie au Québec».

    La série noire du secteur pharmaceutique se poursuit donc, avec cette troisième fermeture annoncée en moins de trois semaines. Le 10 janvier, le groupe américain Johnson & Johnson a annoncé la fermeture de son centre de recherche de la métropole, entraînant la mise à pied de 126 travailleurs. Le lendemain, Sanofi Canada a supprimé une centaine d'emplois à son centre de recherche et développement de Laval. En 2010, la multinationale Merck avait elle aussi annoncé la fermeture d'un centre de recherche et la mise à pied de 180 personnes.

    Le Parti québécois a déploré cette nouvelle fermeture. «Le constat est navrant: alors que le Québec était considéré il y a dix ans comme un des endroits de prédilection dans le monde pour investir, les compagnies pharmaceutiques novatrices font maintenant l'évaluation que nous ne sommes plus dans le coup. Ainsi, lorsque des réorganisations mondiales surviennent, c'est Montréal qui écope et d'autres juridictions, comme l'Ontario, bénéficient de nouveaux investissements», a affirmé le député de Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi et de solidarité sociale, Dave Turcotte. Il en impute la faute aux libéraux, qui n'auraient pas, à son avis, su freiner cette saignée dans un secteur où les emplois sont souvent bien rémunérés.












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