Air Canada - Montréal s'inquiète des transferts d'emplois vers Toronto
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Louise Harel: «Montréal ne peut plus perdre des emplois névralgiques et stratégiques comme ceux-là parce que notre bilan de l’emploi en 2011 est très inquiétant.»
Le maire Gérald Tremblay et la chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, ont exhorté hier les dirigeants d'Air Canada à revoir leur décision de transférer 140 emplois liés à l'affectation des pilotes et des agents de bord de Montréal à Toronto.
Au fil des années, le siège social d'Air Canada à Montréal est devenu une «coquille vide», estime Louise Harel qui, lors d'une conférence de presse hier en compagnie du président du Conseil québécois des TCA, Marcel Rondeau, a rappelé qu'il s'agissait du 7e transfert d'emplois vers la Ville reine depuis 1988, année de privatisation d'Air Canada. «C'est comme un chevreuil qui est dépecé morceau par morceau», a-t-elle illustré.
Annoncé octobre dernier, ce transfert d'emplois est prévu pour 2014.
«Montréal ne peut plus perdre des emplois névralgiques et stratégiques comme ceux-là parce que notre bilan de l'emploi en 2011 est très inquiétant. Au cours des sept derniers mois, l'île de Montréal a perdu 42 900 emplois», a rappelé Mme Harel, qui presse les députés fédéraux québécois de se prononcer contre cette décision d'Air Canada.
Le parti qu'elle dirige, Vision Montréal, présentera d'ailleurs une motion lors de l'assemblée du conseil municipal lundi prochain pour demander au président d'Air Canada, Calin Rovinescu, de revenir sur sa décision. De son côté, le parti du maire Tremblay entend faire adopter par les élus une déclaration à cet effet. Quelques minutes avant la sortie de Mme Harel hier, le maire a d'ailleurs fait savoir par voie de communiqué qu'il avait écrit une lettre à M. Rovinescu pour lui demander de renoncer au transfert des emplois. «Dans la conjoncture économique fragile que nous connaissons, il est de notre devoir de préserver le plus d'emplois possible dans la région», a soutenu le maire.
Les élus de Projet devraient eux aussi appuyer la motion de Vision Montréal.
Marcel Rondeau a pour sa part indiqué que la majorité des employés touchés n'avaient pas l'intention de déménager à Toronto. «C'est un drame pour les familles», a-t-il expliqué. Les employés du service d'affectation des pilotes ont déjà voté un mandat de grève à plus de 98 %, même si, par ailleurs, les négociations se déroulent bien pour le renouvellement de leur convention collective, a précisé M. Rondeau. L'autre groupe d'employés doit se prononcer le 26 janvier prochain.
Le transporteur ne semble pas disposé à changer d'idée. Air Canada invoque l'amélioration de l'efficacité de l'exploitation quotidienne de ses activités pour justifier sa décision. «C'est à l'aéroport de Toronto que nous avons le plus grand nombre de vols. Donc, c'est sur place que doivent se faire l'exploitation, l'opération et les décisions quotidiennes des vols, a expliqué Isabelle Arthur, porte-parole d'Air Canada. Pour nous, c'est important que tous les membres de cette équipe travaillent ensemble.»
Mme Arthur a par ailleurs assuré que le siège social d'Air Canada était à Montréal pour de bon et que 800 personnes y travaillaient. Dans la grande région de Montréal, Air Canada compte 5000 employés, a-t-elle ajouté.
Au fil des années, le siège social d'Air Canada à Montréal est devenu une «coquille vide», estime Louise Harel qui, lors d'une conférence de presse hier en compagnie du président du Conseil québécois des TCA, Marcel Rondeau, a rappelé qu'il s'agissait du 7e transfert d'emplois vers la Ville reine depuis 1988, année de privatisation d'Air Canada. «C'est comme un chevreuil qui est dépecé morceau par morceau», a-t-elle illustré.
Annoncé octobre dernier, ce transfert d'emplois est prévu pour 2014.
«Montréal ne peut plus perdre des emplois névralgiques et stratégiques comme ceux-là parce que notre bilan de l'emploi en 2011 est très inquiétant. Au cours des sept derniers mois, l'île de Montréal a perdu 42 900 emplois», a rappelé Mme Harel, qui presse les députés fédéraux québécois de se prononcer contre cette décision d'Air Canada.
Le parti qu'elle dirige, Vision Montréal, présentera d'ailleurs une motion lors de l'assemblée du conseil municipal lundi prochain pour demander au président d'Air Canada, Calin Rovinescu, de revenir sur sa décision. De son côté, le parti du maire Tremblay entend faire adopter par les élus une déclaration à cet effet. Quelques minutes avant la sortie de Mme Harel hier, le maire a d'ailleurs fait savoir par voie de communiqué qu'il avait écrit une lettre à M. Rovinescu pour lui demander de renoncer au transfert des emplois. «Dans la conjoncture économique fragile que nous connaissons, il est de notre devoir de préserver le plus d'emplois possible dans la région», a soutenu le maire.
Les élus de Projet devraient eux aussi appuyer la motion de Vision Montréal.
Marcel Rondeau a pour sa part indiqué que la majorité des employés touchés n'avaient pas l'intention de déménager à Toronto. «C'est un drame pour les familles», a-t-il expliqué. Les employés du service d'affectation des pilotes ont déjà voté un mandat de grève à plus de 98 %, même si, par ailleurs, les négociations se déroulent bien pour le renouvellement de leur convention collective, a précisé M. Rondeau. L'autre groupe d'employés doit se prononcer le 26 janvier prochain.
Le transporteur ne semble pas disposé à changer d'idée. Air Canada invoque l'amélioration de l'efficacité de l'exploitation quotidienne de ses activités pour justifier sa décision. «C'est à l'aéroport de Toronto que nous avons le plus grand nombre de vols. Donc, c'est sur place que doivent se faire l'exploitation, l'opération et les décisions quotidiennes des vols, a expliqué Isabelle Arthur, porte-parole d'Air Canada. Pour nous, c'est important que tous les membres de cette équipe travaillent ensemble.»
Mme Arthur a par ailleurs assuré que le siège social d'Air Canada était à Montréal pour de bon et que 800 personnes y travaillaient. Dans la grande région de Montréal, Air Canada compte 5000 employés, a-t-elle ajouté.
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