Québec est disposé à ouvrir les goussets pour permettre la réouverture de White Birch
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot
Les travailleurs en lockout ont appris jeudi soir que Papiers White Birch fermait ses portes définitivement.
Le gouvernement est prêt à donner un coup de pouce à Papiers White Birch pour faciliter la réouverture de son usine de Québec, a indiqué hier le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac.
Pour l'instant, toutefois, l'entreprise en restructuration judiciaire n'a pas présenté de demande d'aide, a reconnu le ministre à l'issue d'une rencontre avec le président de la FTQ, Michel Arsenault, et le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), Renaud Gagné.
Le gouvernement pourrait notamment permettre à White Birch d'étaler sur 15 ans, plutôt que sur cinq ans, le déficit actuariel de son régime de retraite, comme il l'a fait pour Produits forestiers Résolu, anciennement AbitibiBowater. Québec est également disposé à verser une aide financière à l'entreprise, mais à la condition que des investisseurs privés s'engagent également.
Malgré l'annonce de la fermeture définitive de l'usine, tombée jeudi soir, le syndicat préparera une contre-offre en fin de semaine. Il reste à voir si White Birch acceptera de l'étudier.
«On est déçus de l'attitude de la compagnie et de son comportement récent», a déclaré M. Gignac lors d'un point de presse, en invitant les dirigeants de la papetière à analyser la contre-proposition syndicale. «On espère que White Birch va revenir à la raison et se comporter comme un bon citoyen corporatif», a pour sa part affirmé M. Arsenault.
Quelque 600 travailleurs ont perdu leur emploi en raison de la fermeture, qualifiée de «sauvage» par le président de la FTQ. Mercredi, les syndiqués avaient rejeté les propositions patronales dans une proportion de 90 %. Selon le syndicat, l'offre de White Birch imposait des baisses salariales de 20 % et des réductions des rentes de retraite oscillant entre 45 et 65 %. C'est ce dernier élément que les travailleurs ont jugé le plus inacceptable.
En 2010, lors de la restructuration judiciaire d'AbitibiBowater, les syndiqués avaient consenti à une baisse de 17 % de la masse salariale, mais leurs rentes de retraite avaient été épargnées grâce à l'étalement du déficit actuariel.
Resolu
Clément Gignac a par ailleurs dit hier qu'il avait bon espoir d'en arriver bientôt à un accord avec Résolu à propos de la réouverture des usines de Gatineau et de Dolbeau. Québec et l'entreprise doivent s'entendre sur l'approvisionnement en bois.
Le ministre a assuré qu'il n'éprouvait aucune «rancune» après avoir décrété le non-renouvellement du bail de la centrale hydroélectrique Jim-Gray, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, en raison du refus de Résolu de s'engager à effectuer des investissements importants dans la région.
Pour l'instant, toutefois, l'entreprise en restructuration judiciaire n'a pas présenté de demande d'aide, a reconnu le ministre à l'issue d'une rencontre avec le président de la FTQ, Michel Arsenault, et le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), Renaud Gagné.
Le gouvernement pourrait notamment permettre à White Birch d'étaler sur 15 ans, plutôt que sur cinq ans, le déficit actuariel de son régime de retraite, comme il l'a fait pour Produits forestiers Résolu, anciennement AbitibiBowater. Québec est également disposé à verser une aide financière à l'entreprise, mais à la condition que des investisseurs privés s'engagent également.
Malgré l'annonce de la fermeture définitive de l'usine, tombée jeudi soir, le syndicat préparera une contre-offre en fin de semaine. Il reste à voir si White Birch acceptera de l'étudier.
«On est déçus de l'attitude de la compagnie et de son comportement récent», a déclaré M. Gignac lors d'un point de presse, en invitant les dirigeants de la papetière à analyser la contre-proposition syndicale. «On espère que White Birch va revenir à la raison et se comporter comme un bon citoyen corporatif», a pour sa part affirmé M. Arsenault.
Quelque 600 travailleurs ont perdu leur emploi en raison de la fermeture, qualifiée de «sauvage» par le président de la FTQ. Mercredi, les syndiqués avaient rejeté les propositions patronales dans une proportion de 90 %. Selon le syndicat, l'offre de White Birch imposait des baisses salariales de 20 % et des réductions des rentes de retraite oscillant entre 45 et 65 %. C'est ce dernier élément que les travailleurs ont jugé le plus inacceptable.
En 2010, lors de la restructuration judiciaire d'AbitibiBowater, les syndiqués avaient consenti à une baisse de 17 % de la masse salariale, mais leurs rentes de retraite avaient été épargnées grâce à l'étalement du déficit actuariel.
Resolu
Clément Gignac a par ailleurs dit hier qu'il avait bon espoir d'en arriver bientôt à un accord avec Résolu à propos de la réouverture des usines de Gatineau et de Dolbeau. Québec et l'entreprise doivent s'entendre sur l'approvisionnement en bois.
Le ministre a assuré qu'il n'éprouvait aucune «rancune» après avoir décrété le non-renouvellement du bail de la centrale hydroélectrique Jim-Gray, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, en raison du refus de Résolu de s'engager à effectuer des investissements importants dans la région.
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