Rio Tinto Alcan: Arsenault «implore» la direction de convoquer le syndicat
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Ce matin, le président de la centrale de plus de 600 000 membres a rencontré la presse pour faire état de ses prévisions pour l'année qui commence.
Le président de la FTQ, Michel Arsenault, implore Rio Tinto Alcan d'inviter le syndicat de ses travailleurs à la table de négociation, à Alma, pour reprendre les pourparlers.
La direction de Rio Tinto Alcan a mis ses quelque 800 travailleurs d'Alma en lock-out, le 1er janvier. L'usine est toujours exploitée, mais par des cadres et avec une production réduite.
L'enjeu du conflit porte sur le recours à la sous-traitance. La direction veut ainsi réduire ses coûts, alors que le syndicat affirme se battre pour maintenir les emplois actuels et s'assurer d'offrir de bonnes conditions aux employés à l'avenir dans la région.
Le président de la FTQ affirme lui aussi que le conflit d'Alma en est un pour des emplois de qualité dans toute la région.
Au cours d'une conférence de presse à Montréal pour parler des perspectives pour 2012, M. Arsenault s'est dit persuadé que ce conflit de travail peut être dénoué.
Régimes de retraite: enjeux incontournables en 2012
Il estime par ailleurs que le dossier des régimes de retraite sera l'enjeu «incontournable» des négociations en 2012, prédit la principale organisation syndicale du Québec.
M. Arsenault, croit que tant pour le régime public de la Régie des rentes du Québec, que pour les régimes privés dans les entreprises, la retraite sera à l'ordre du jour et entraînera d'importantes discussions pour le présent et l'avenir de milliers de travailleurs.
Le président de la centrale de plus de 600 000 membres a rencontré la presse pour faire état de ses prévisions pour l'année qui commence.
«Il faut trouver en 2012 des solutions pour assurer la pérennité de nos fonds de pension. Il ne faut pas toucher aux gens qui sont déjà à leur retraite. Et il faut faire en sorte que la jeune génération ait aussi un jour l'opportunité de jouir d'une retraite», a affirmé M. Arsenault.
Déjà, dans les villes de Montréal et de Québec par exemple, l'enjeu des régimes de retraite est à l'ordre du jour. À Montréal, où la FTQ représente des milliers de syndiqués, les taxes ont dû être haussées pour que l'administration municipale puisse faire face à ses obligations à ce chapitre.
Mais pour M. Arsenault, il faut s'abstenir de critiquer ceux qui ont su négocier un bon régime de retraite, surtout que dans certains cas, les problèmes actuels de leur régime viennent du fait que l'employeur a pris congé de cotisation pendant un certain temps.
«On est en train de diaboliser les gens qui jouissent d'une bonne retraite, de les rendre coupables pratiquement, à cause de règles de solvabilité qui ne reflètent plus l'économie d'aujourd'hui, à cause également d'employeurs qui se sont payé des congés de contribution pendant des décennies», a déploré le dirigeant syndical.
«Le vrai problème au Québec, quant à nous, c'est ceux qui n'ont pas de retraite. Et la solution, ce n'est pas de couper la retraite à ceux qui en ont une ou qui vont en avoir une, la solution, c'est de faire en sorte que tout le monde puisse jouir d'une retraite», notamment en bonifiant le Régime des rentes du Québec, a fait valoir M. Arsenault.
Il ne peut évaluer la proportion de négociations collectives, à la FTQ, où cette question du régime de retraite est au menu, mais chose certaine, elle l'est souvent, a-t-il mentionné.
Les employeurs cherchent à transformer le régime à prestations déterminées en régime à cotisations déterminées ou établissent un régime distinct et moins généreux pour les futurs employés, a-t-il rapporté. «Ces dernières années, on a rencontré beaucoup d'employeurs qui veulent, à cause des contraintes économiques, et qui réussissent parfois, le couteau sur la gorge de nos membres, à négocier des régimes de retraite à deux vitesses.»
Il a fait valoir que dans plusieurs cas, le déficit du régime de retraite est «virtuel». «Si le taux directeur de la Banque du Canada montait de deux pour cent, plus de la moitié des déficits de nos fonds de pension disparaîtraient», a-t-il noté.
Il a donc réitéré sa demande faite au gouvernement du Québec de mettre sur pied un comité représentant les employeurs et les travailleurs, qui serait mandaté pour trouver des solutions à la capitalisation des régimes de retraite et aux règles de solvabilité qui les régissent.
Par Lia Lévesque
La direction de Rio Tinto Alcan a mis ses quelque 800 travailleurs d'Alma en lock-out, le 1er janvier. L'usine est toujours exploitée, mais par des cadres et avec une production réduite.
L'enjeu du conflit porte sur le recours à la sous-traitance. La direction veut ainsi réduire ses coûts, alors que le syndicat affirme se battre pour maintenir les emplois actuels et s'assurer d'offrir de bonnes conditions aux employés à l'avenir dans la région.
Le président de la FTQ affirme lui aussi que le conflit d'Alma en est un pour des emplois de qualité dans toute la région.
Au cours d'une conférence de presse à Montréal pour parler des perspectives pour 2012, M. Arsenault s'est dit persuadé que ce conflit de travail peut être dénoué.
Régimes de retraite: enjeux incontournables en 2012
Il estime par ailleurs que le dossier des régimes de retraite sera l'enjeu «incontournable» des négociations en 2012, prédit la principale organisation syndicale du Québec.
M. Arsenault, croit que tant pour le régime public de la Régie des rentes du Québec, que pour les régimes privés dans les entreprises, la retraite sera à l'ordre du jour et entraînera d'importantes discussions pour le présent et l'avenir de milliers de travailleurs.
Le président de la centrale de plus de 600 000 membres a rencontré la presse pour faire état de ses prévisions pour l'année qui commence.
«Il faut trouver en 2012 des solutions pour assurer la pérennité de nos fonds de pension. Il ne faut pas toucher aux gens qui sont déjà à leur retraite. Et il faut faire en sorte que la jeune génération ait aussi un jour l'opportunité de jouir d'une retraite», a affirmé M. Arsenault.
Déjà, dans les villes de Montréal et de Québec par exemple, l'enjeu des régimes de retraite est à l'ordre du jour. À Montréal, où la FTQ représente des milliers de syndiqués, les taxes ont dû être haussées pour que l'administration municipale puisse faire face à ses obligations à ce chapitre.
Mais pour M. Arsenault, il faut s'abstenir de critiquer ceux qui ont su négocier un bon régime de retraite, surtout que dans certains cas, les problèmes actuels de leur régime viennent du fait que l'employeur a pris congé de cotisation pendant un certain temps.
«On est en train de diaboliser les gens qui jouissent d'une bonne retraite, de les rendre coupables pratiquement, à cause de règles de solvabilité qui ne reflètent plus l'économie d'aujourd'hui, à cause également d'employeurs qui se sont payé des congés de contribution pendant des décennies», a déploré le dirigeant syndical.
«Le vrai problème au Québec, quant à nous, c'est ceux qui n'ont pas de retraite. Et la solution, ce n'est pas de couper la retraite à ceux qui en ont une ou qui vont en avoir une, la solution, c'est de faire en sorte que tout le monde puisse jouir d'une retraite», notamment en bonifiant le Régime des rentes du Québec, a fait valoir M. Arsenault.
Il ne peut évaluer la proportion de négociations collectives, à la FTQ, où cette question du régime de retraite est au menu, mais chose certaine, elle l'est souvent, a-t-il mentionné.
Les employeurs cherchent à transformer le régime à prestations déterminées en régime à cotisations déterminées ou établissent un régime distinct et moins généreux pour les futurs employés, a-t-il rapporté. «Ces dernières années, on a rencontré beaucoup d'employeurs qui veulent, à cause des contraintes économiques, et qui réussissent parfois, le couteau sur la gorge de nos membres, à négocier des régimes de retraite à deux vitesses.»
Il a fait valoir que dans plusieurs cas, le déficit du régime de retraite est «virtuel». «Si le taux directeur de la Banque du Canada montait de deux pour cent, plus de la moitié des déficits de nos fonds de pension disparaîtraient», a-t-il noté.
Il a donc réitéré sa demande faite au gouvernement du Québec de mettre sur pied un comité représentant les employeurs et les travailleurs, qui serait mandaté pour trouver des solutions à la capitalisation des régimes de retraite et aux règles de solvabilité qui les régissent.
Par Lia Lévesque
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