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Nouveaux appuis pour les travailleurs en lock-out de Rio Tinto Alcan à Alma

La Presse canadienne   4 janvier 2012 16h20  Emploi
L'usine Rio Tinto Alcan d'Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Photo : - Archives Le Devoir
L'usine Rio Tinto Alcan d'Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Alma – Les 780 travailleurs en lock-out de l'usine Rio Tinto Alcan d'Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, continuent de recueillir des appuis.

Ce matin, le député néo-démocrate Claude Patry s'est joint aux manifestants. Le député fédéral de Jonquière-Alma, ancien syndicaliste et président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Arvida, n'a pas caché sa solidarité pour les employés sans travail.

Outre M. Patry, le représentant du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, dit aussi compter sur l'appui d'autres centrales.

Des membres d'Énergie électrique, une division de Rio Tinto qui s'occupe des barrages et de la distribution de l'électricité, sont ainsi venus exprimer leur solidarité. Membres des TCA, ils ont aussi été touchés par la sous-traitance et souhaitaient joindre leurs voix pour dénoncer le lock-out à Alma.

Plus tôt dans la nuit de mercredi, les premiers inspecteurs dépêchés par le ministère québécois du Travail sont arrivés sur les lieux. Le représentant syndical Dominic Lemieux a confirmé avoir fait le tour de l'usine avec trois inspecteurs afin de vérifier si des briseurs de grève se trouvaient sur place. Les inspecteurs devraient remettre leur rapport à la ministre Lise Thériault d'ici quelques jours.

À l'extérieur de l'usine et devant les bureaux du syndicat, le piquetage se poursuit. Conformément aux conditions imposées par l'injonction de la Cour supérieure, le nombre de manifestants devant l'usine a été limité à 20.

Le syndicat attend maintenant l'audience du 10 janvier en Cour supérieure
à Alma, où il tentera d'atténuer les mesures contenues dans l'injonction obtenue hier par Rio Tinto Alcan. L'unité syndicale évalue également ses stratégies afin de se faire entendre dans la région.  
 
 
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  • parade21 - Abonné
    4 janvier 2012 15 h 12
    Un grand absent politique
    Le NPD, à tout le moins un député du coin, a exprimé son appui aux grévistes de Rio-Tinto Alcan d'Alma. Il est de bonne guerre de se faire du capital politique et de choisir son camp. Et je n'ai aucun doute sur la sincérité de l'appui du député Claude Patry accordé aux grévistes.

    Toutefois, ce conflit de travail se passe au Québec. Cette usine relève du droit du travail québécois. En conséquence, on peut légitimement se demander : mais où sont donc les politiciens du Québec, et particulièrement ceux du Parti québécois? Connaissant la sympathie de Pauline Marois à l'endroit des syndicats, vade retro satana lance-t-elle à la figure des unions, il serait surprenant de voir un député de ce parti se pointer sur la ligne de piquetage pour donner son appui aux grévistes. Et quand on sait le traitement qui a été accordé au SPQ libre (syndicalistes et progressistes pour un Québec libre) par le P.Q, ils ont été littéralement rayé de la carte comme club politique au sein du PQ, cela me renforce dans ma conviction qu'on ne verra pas de sitôt la cheffe elle-même, ou un de ses députés, donner son appui aux grévistes d'Alma.

    Le P.Q doit opérer son virage vers le centre gauche sur l'échiquier politique. Et pour cela Mme Marois doit partir et céder sa place à Gilles Duceppe. Peut-être alors le P.Q renouera avec son préjugé favorable aux travailleurs comme le disait feu René Lévesque. C'est probablement à ce prix que le P.Q. retrouvera un peu de sa gloire. Mais le temps presse. Le PQ de 1976 jusqu’au début des années 80 a fait avancer la cause des travailleurs mais aussi de toute la population du Québec. Il doit renouer avec l’esprit de cette époque dans un nouveau contexte idéologique du tout au marché que l’on observe actuellement. Peut-être alors le PQ retrouvera la cohésion qui lui manque dramatiquement actuellement. À gauche toute? Non. Laissons ce champ à Québec solidaire. Mais un peu à gauche ne ferait p
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 janvier 2012 15 h 21
    Sur quoi repose le litige? Qu'est-ce que les syndiqués ont rejeté?
    Tant mieux pour les signes d'appui à l'endroit des syndiqués d'Alama. Mais avant de m'y associer j'aimeris bien savoir ce que contenait l'offre finale de l'employeur que les syndiqués ont rejetée. J'aimerais bien savoir ce que réclamaient ces gars d'Alma qui, selon certains, seraient les travailleurs les mieux payés du Québec.
    Est-ce qu'il n'y aurait pas un journaliste ou un chef syndical pour nous informer correctement.
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  • Notsag - Abonné
    4 janvier 2012 16 h 33
    La sous-traitance, M. Paquet, la sous-traitance!
    Il a toujours été clair que ce conflit tourne autour de l'exigence de la compagnie de sous-traiter sa main d'oeuvre à l'extérieur.

    À moyen terme, cela veut dire la disparition du syndicat, et l'appauvrissement des travailleurs.

    Alors, que la compagnie offre aux syndiqués 10 cent de plus ou de moins de l'heure, cela n'a plus vraiment d'importance.
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  • Prevert - Abonnée
    4 janvier 2012 16 h 59
    M. Paquet
    Il me semble que c'est assez facile de savoir ce que les syndiqués reclament......enlever vos lunettes noires quand il est question du salaire des travailleurs, car pour eux aussi le coût de la vie grimpe...
    Pourquoi ne pas chercher à savoir ce que les compagnies empochent sur le dos des payeurs d'IMPÔT et d'électricité. C'est certainement pas d'un gas comme vous qu'ils ont besoin....... Prévert
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 janvier 2012 17 h 35
    À Notsag
    Une convention collective contient des dizaines de clauses importantes qui ont des conséquences à court et à long terme. Si les syndiqués se disent prêts à négocier, en tout temps, après avoir rejeté l'offre finale de l'employeur, ce doit être qu'il y a, contrairement à ce que vous dites, quelque chose à négocier. et celà démontre qu'il y d'autres clauses importantes que la sous-traitance. À moins que vous soyez mieux renseigné que les autres lecteurs, je suis étonné que vous ne soyez pas d'accord pour vous renseigner un peu mieux.
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  • François Ricard - Abonné
    4 janvier 2012 18 h 29
    Une question de survie
    De plus en plus, les employeurs pour se débarrasser des syndiqués, font appel à la sous-traitance.
    Ils n'ont plus à contribuer à un fond de retraite, ni non plus à contribuer à l'assurance-emploi, ni non plus à la CSST.
    Ils auront atteint leur nirvana une fois que tout le travail dans l'usine sera fait par les sous-traiteurs. Plus de syndiqués. Plus de grèves. Que des sous-traiteurs que l'on peut mettre à la porte selon son bon vouloir à la fin du contrat.
    Le Québec verse plus de 3 milliard$ de dollar en subvention annuellement aux alumineries sous forme de tarifs d'électricité réduits.
    Ces subventions sont pour assurer des emplois de qualité. Pas pour des sous-traiteurs.
    Alors, si ces compagnies insistent pour faire disparaître les emplois de qualité, nous n'avons pas à leur donner de subventions. Qu'elles paient leur électricité au plein prix.
    Nous pourrons utiliser notre argent pouir aider les travailleurs mis à pied pour partir leurs propres entreprises.
    Les syndiqués veulent que RTA s'engage à établir un plancher de sous-traitance qu'elle respectera.
    Ne l'oublions pas: sans syndicat, nous allons revenir à l'esclavage industriel d'il y a cent ans.
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  • Prevert - Abonnée
    4 janvier 2012 19 h 51
    Merci M.Ricard
    Nous venons de comprendre l'enjeu de cette grève sans l'obligation de lire tous les journaux et c'est pas Péladeau qui va parler des droits des travailleurs. Faire mourir les syndicats c'est ce que les compagnies cherche depuis toujours avec l'aval du gouvernement liberal.
    Je ne suis pas PQ. Prévert
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  • Notsag - Abonné
    4 janvier 2012 20 h 01
    Pourquoi chercher ailleurs?
    @M. Paquet:

    http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/20

    Voici un extrait de cet article:

    "Le vice-président de Rio Tinto Alcan Métal primaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean maintient aussi que RTA ne cédera pas sur les deux points en litige dans la négociation avec les syndiqués de l'usine Alma. Étienne Jacques précise que la sous-traitance et l'absence de plancher d'emploi ..."

    Il y a sûrement d'autres clauses de la convention collective en jeu. Toutefois, elles sont sûrement plus secondaires, et moins irréconciliables que la question de la sous-traitance.

    L'employeur comme le syndicat sont d'accord sur un point: La raison de leur désaccord. Pourquoi tenez-vous tant à chercher ailleurs?
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    4 janvier 2012 20 h 20
    Solidarité entre travailleurs

    Les conditions de travail à la Rio Tinto Alcan semblent excellentes. Tant mieux!

    Les travailleurs se battent actuellement pour que les futurs travailleurs bénéficient des mêmes conditions, ce que le projet de sous-traitance de la cie menace.

    Quel bel exemple de solidarité entre travailleurs.

    Pourtant le patronat se borne à qualifier le mouvement des travailleurs en lock-out de "corporatisme" syndical.
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 janvier 2012 20 h 32
    À Nostag
    Parce que les choses ne sont jamais aussi simples qu'on voudrait nous le faire croire.
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 janvier 2012 20 h 37
    À Nostag
    Parce que je veux comprendre pourquoi des syndiqués dont le salaire moyen se situe aux environs de $90,000, rejettent une proposition finale de l'employeur, et se privent de ce revenu pendant une période indéterminée, au moment où l'entreprise a tout intérêt à diminuer sa production à cause de la concurrence de la chine et d'une diminution sensible de la demande mondiale pour l'alluminium.
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  • Darwin666 - Inscrit
    5 janvier 2012 10 h 02
    @ Georges Paquet
    «au moment où l'entreprise a tout intérêt à diminuer sa production à cause de la concurrence de la chine et d'une diminution sensible de la demande mondiale pour l'alluminium.»

    Je vous rappelle que c'est un lock-out, pas une grève. C'est l'employeur qui a choisi ce moment, pas les syndiqués. Ils ne peuvent pas accepter la sous-traitance maintenant et la combattre quand la demande d'aluminium repartira en hausse, alors que la convention collective serait en force.

    Ce conflit est un résultat direct de l'abrogation d'une partie de l'article 45 du Code du travail en 2003, partie qui protégeait une accréditation syndicale dans les cas de «concession partielle d’une entreprise », ce qui incluait le fait de confier à une autre entreprise une partie des tâches accomplies par des syndiqués.

    Les syndicats avaient d’ailleurs soulevé que l’abrogation de cette partie de l’article entraînerait des conflits de travail. Ce conflit est un des nombreux exemples que les syndicats avaient raison sous ce chapitre…
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