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Travail un jour, travail toujours

De plus en plus d'aînés gardent un emploi au-delà de l'âge officiel de la retraite

Gwenaëlle Reyt   7 août 2010  Emploi
Marcel Dufresne, 58 ans, est à la retraite depuis 2001. Pour s’acheter une nouvelle maison, l’ancien magasinier dans une commission scolaire a pris un poste de livreur aux Rôtisseries St-Hubert. <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Marcel Dufresne, 58 ans, est à la retraite depuis 2001. Pour s’acheter une nouvelle maison, l’ancien magasinier dans une commission scolaire a pris un poste de livreur aux Rôtisseries St-Hubert.
Par passion, par nécessité financière ou pour avoir une vie sociale mieux remplie, de plus en plus d'aînés travaillent au-delà de l'âge officiel de la retraite. Une bonne nouvelle pour les autorités, qui s'inquiètent du manque de main-d'œuvre annoncé par les départs massifs à la retraite des baby-boomers. Portrait d'une pratique qui se développe.

Il est fringant sur son vélo. Avec ses bacantes blanches qui remontent de chaque côté de la bouche, Richard Bélisle dégage une bonne humeur contagieuse. À 69 ans, ce guide de voyages à vélo a entamé sa dixième saison de travail. Au programme: Toscane, Autriche, Irlande, Vietnam et Maroc... six mois de découverte avec des férus du deux-roues. «Je suis comblé. Je peux vivre ma passion. Avec les voyages, on ne vieillit pas, on grandit», s'enthousiasme l'homme surnommé «Monsieur Moustache» par ses collègues.

Ancien directeur d'école secondaire, Richard Bélisle a eu une vie sociale remplie. «Il est impensable d'arriver à la retraite et de rester seul chez moi. De toute façon, la retraite, ça n'existe plus», assure-t-il. L'homme a consacré les deux premières années de sa retraite à une formation de cuisinier.

Puis il est devenu guide chez Vélo Québec. Cela fait dix ans qu'il roule ou fait office de voiture-balai récupérant les cyclistes fatigués. Ne prévoyant pas s'arrêter de sitôt, il s'entraîne pour rester en forme. «À mon âge, il faut maintenir la masse musculaire, explique-t-il. Pendant l'hiver, je fais du ski de fond, du vélo sur cylindres, et je soulève des poids.»

Comme lui, d'autres n'ont pas fait le choix de Liberté 55. Pour rester actives ou pour des raisons financières, un nombre croissant de personnes de 55 ans ou plus travaillent. Au Québec, leur nombre a presque doublé en dix ans, pour atteindre près de 650 000 en 2009. Malgré cela, les statistiques annoncent tout de même une pénurie de main-d'oeuvre causée par les départs massifs à la retraite des baby-boomers.

D'après le ministère québécois du Travail, près de 490 000 départs sont attendus d'ici 2013, ce qui correspond, compte tenu de la croissance prévue de l'emploi, à 640 000 postes à combler. Selon les prévisions, cela entraînera une baisse de 0,2 % du PIB à partir de 2021, soit un tiers de la croissance attendue. Afin de trouver une solution, le gouvernement du Québec vient d'allouer un million de dollars à la création d'une commission nationale sur le vieillissement actif qui évaluera les pistes de solution pour maintenir en emploi les 55 ans ou plus.

Pour Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés au Québec, il revient aussi aux entreprises d'anticiper pour trouver le personnel nécessaire. Selon elle, une personne sur cinq de 65 ans ou plus travaillerait si elle en avait la possibilité. Mais encore faut-il avoir des conditions d'emploi adaptées à ces gens qui ne veulent pas avoir le même rythme qu'avant.

Trouver la bonne formule


Élisabeth Abelé Mercier a trouvé la formule qui lui convient en travaillant trois mois par année dans un centre de jardinerie sur la Rive-Sud, près de Montréal. «Il faut être polyvalent, mais l'entreprise donne beaucoup d'autonomie. C'est important quand on est à la retraite», déclare la femme qui a longtemps exercé dans le tourisme et l'agriculture. Très active, elle voulait partager sa passion de l'horticulture. «J'ai contacté des entreprises et envoyé des CV sans mentionner mon âge, car j'avais peur que cela soit une barrière, concède-t-elle. Quand je dis que j'ai 74 ans, il y a souvent 30 secondes de silence... On me donne dix ans de moins.»

Afin de se remettre à niveau, elle a suivi un projet d'intégration en jardinerie pour les personnes de plus de 50 ans. La première année, elle était dans une entreprise où le travail était trop difficile. «Il fallait décharger des camions. Cela n'était pas adapté à des personnes comme moi», explique celle qui travaille tout de même de cinq à six jours par semaine, en se levant à 5h15 chaque matin. «À la fin de la saison, je suis contente de récupérer un peu de sommeil», confie-t-elle.

Marcel Dufresne, quant à lui, est à la retraite depuis 2001. Il y a sept ans, cet ancien magasinier dans une commission scolaire a repris un poste chez St-Hubert pour des raisons financières. «J'ai vendu ma maison pour en acheter une plus grande. Ma rente était insuffisante pour payer l'hypothèque et vivre correctement à côté», explique l'homme de 58 ans qui a pu bénéficier de la retraite après 31 ans d'ancienneté. Il reconnaît que la nécessité de travailler vient de lui. «Mon but est d'arrêter bientôt, mais pour le moment, j'ai des projets qui me demandent d'avoir un revenu plus important», précise le livreur qui fait près de 40 heures par semaine. Il a tout de même l'intention de diminuer ses heures prochainement.

Munis d'une longue expérience professionnelle et d'un riche parcours de vie, les aînés cumulent des qualités que les employeurs ne peuvent ignorer. Certaines entreprises l'ont bien compris, comme la Banque Nationale qui a réembauché près de 33 % de ses employés partis à la retraite en 2007. «Dans notre secteur, ce sont l'expertise et la qualité qui priment. C'est très long à acquérir. On ne veut pas se priver de personnes qui correspondent à nos besoins», déclare Denis Dubé, directeur des communications à la Banque Nationale. Toutefois, il explique que l'entreprise n'a pas de politique incitative ou de programme pour les retraités: «C'est du cas par cas en fonction des possibilités et de l'expertise disponible. Cela peut être pour un mandat de deux mois ou un contrat à temps partiel.»

Horaires adaptés, travail saisonnier et reconnaissance de l'expérience, les aménagements nécessaires au maintien à l'emploi des aînés commencent à être considérés par les employeurs. Toutefois, restent encore des efforts à faire. Bien que l'âge de la retraite officiel soit à 65 ans, les Québécois la prennent en moyenne à 62 ans, soit deux ans plus tôt que la moyenne canadienne. De plus, il existe des secteurs où travailler jusqu'à 65 ans est un véritable défi, par exemple chez les infirmières. Après 26 ans d'activité dans un CHSLD, Johanne Côté est épuisée. «Ils auraient pu me dire n'importe quoi, je ne serais jamais restée. J'ai enduré le plus longtemps que j'ai pu. Je ne veux plus rien faire», confie la femme de 55 ans qui a pris sa retraite en septembre 2009. Elle était pourtant en retraite progressive, mais les conditions de travail étaient trop difficiles. «Nous n'avons plus de temps pour les patients. Il y a trop de paperasse et de gestion. Même en fin de carrière, nous n'avons même pas de vraies vacances et c'est impossible de prendre nos jours de congé, car il n'y a personne pour nous remplacer», explique-t-elle. Même si son départ précoce implique des pénalités sur sa rente, Johanne Côté est heureuse de son choix. Selon elle, il faudrait repenser les conditions de travail et donner une meilleure reconnaissance à la profession.

Pour le ministre du Travail, Sam Hamad, plusieurs mesures sont déjà en place pour faciliter le travail des aînés. Selon lui, le défit n'est pas de réengager, mais bien de garder les personnes en emploi. «Il faut rendre le travail plus attractif et plus payant, assure-t-il. Nous voulons que les personnes restent sur une base volontaire, car il n'est pas question de repousser l'âge de la retraite à 67 ans.»


**
A lire également dans ce dossier: 

Du tourisme à l'horticulture, les aînés ont la cote

Rester actif pour aider l'économie


 
 
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  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    samedi 7 août 2010 05h27
    L'éléphant dans le salon que personne ne voit...
    Tout d'abord, cette théorie de la supposée pénurie de main-d'oeuvre a été brillamment remise en question par plusieurs chercheurs et professionnels lors d'un colloque de l'IRÉC (http://www.irec.net/index.jsp?p=65) en avril dernier...

    Mais pire encore, en emploi, on cherche des solutions pour ces emplois (aînés, travailleurs ontariens, etc.) sans jamais voir l'évidence, ce qui nuit grandement au Québec:
    Selon des textes de l'Union européenne, "les retombées d’une amélioration de l’égalité entre les femmes et les hommes sont considérables. Dans un scénario optimal, le comblement de l’écart des taux d’emploi pourrait entraîner une hausse du PIB de 15 % à 45 % en Europe." Au Québec, une plus grande égalité entre les femmes et les hommes permet également de régler d'autres problèmes régionaux fondamentaux: Une plus grande égalité en emploi entre les femmes et les hommes, on réglerait d'autres problèmes http://www.irec.net/upload/File/loi_et_developpeme Quand va-t-on enfin faire comme si de rien n'était et travailler enfin sur cette question en laissant de côté les préjugés et les mythes sur cette supposée société égalitaire, voire considérée complètement à tort, de matriarcale?

  • alen
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 07h06
    Perplexe...
    Ne serait-ce pas plutôt la loi de l'offre et de la demande qui ne fonctionne plus après 65 ans?

    En effet, dans le moment, travailler après 65 ans n'a d'intérêt que pour les hauts salariés qui n'ont pas droit au supplément de revenu garanti (SRG). Pour les gens à faible revenu, la perte sur le SRG est de 48 % du revenu gagné jusqu'à 15 000 $. Après impôt (30 %), il ne reste donc guère plus de 25 cents dans la piaste au brave qui se lance dans l'aventure.

    Toutes les mesures cosmétiques du monde ne changeront rien à ce malheureux constat.

  • gparadis
    Abonné
    samedi 7 août 2010 07h43
    Nous les boomers.
    Oui, effectivement si mon employeur me demanderais de rester après 65 ans je n'aurais aucune objections. Le "voyage" ne m'attires pas vraiment et je n'ai pas les moyens financiers de passer le reste de ma vie entre deux valises ! Par contre rester à mon emploi avec quelques modifications c'est une bonne solution.

    Surtout en informatique où le télétravail (travail de chez-soi) est très facilement exploitable. Surtout l'hiver ! Et le support au téléphone est très réalisable, avec l'expérience accumulée, je peux dépanner n'importe qui au téléphone car j'ai les images exactes des solutions et comment y parvenir. Et je suis persuader que cette technique s'applique à d'autres métiers !

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 08h03
    Travail et liberté
    Si on accorde le droit à des gens de travailler après la retraite, il faut alors accorder à ceux qui en ont plein le cass de se retirer plus tôt.

    En fait, tout ça est un problème de liberté fondamentale.

    On ne vient pas au monde avec un pic et une pelle dans les mains et le marché de l'emploi n'est pas adapté pour tout le monde.

    Autrefois les ménagères demeuraient à la maison et personne ne les jugeait. Elles n’avaient pourtant pas d’emploi et vivaient avec le revenu de quelqu’un d’autre.

    Beaucoup de gens qui ont un emploi jugent ceux qui n’en ont pas. Ils voudraient pouvoir « les forcer ».

    Qu'en serait-il s'il ceux qui ne travaillent pas, obligeaient ceux qui travaillent à rester chez eux ?

    S’il n’y a pas de liberté autour du travail, ça devient de l’esclavage.


    Christian Montmarquette


    .

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 7 août 2010 08h28
    Un avantage pour certains retraités qui retournent au travail.
    Pas tous, mais bon nombre de retraités choisissent un certain retour au travail, bien qu'ils bénéficient d'une rente de retraite acceptable. S'il y a un avantage particulier pour eux, c'est le fait qu'ils ont une autonomie relative par rapport aux exigences des entreprises.

    En effet, s'ils ne sont pas d'accord avec ces exigences, ils peuvent toujours choisir de quitter leur emploi la tête haute. Je ne parle pas de ceux qui n'en feraient qu'à leur tête. Je parle de ceux qui pourraient enfin se permettre d'assumer vraiment leur sens des responsabilités concernant leurs convictions personnelles.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 09h11
    2 obstacles majeurs, dont Charest et sa gang on la clef
    En premier, les infirmières, faire en sorte d'intégrer des horaires de gens qui n'ont plus le gout de faire 8 ou pire 16 heures, rendre le travail plus attrayant par moins de papier à remplir.
    Les hôpitaux on des appareillage très moderne, mais une gestion du 19e siècle et je ne parle pas des dossiers des malades... c'est malade de fonctionner au temps de l'androïde comme au temps des dinosaures....

    Pour ce qui est de la rémunération des retraités, le système actuelle pénalise les plus petites pensions plus que ceux qui gagne 1 millions par mois...

  • Marie Gaudreau
    Abonné
    samedi 7 août 2010 09h13
    Déprimant...
    Des jobines au salaire minimum, quelques mois par année, est-ce cela qui attend les 55 ans et plus? Que fait-on si on n'a jamais eu de plan de pension de notre employeur et qu'on n'a pas réussi à mettre un million dans des REER? Si on doit continuer de travailler pour vivre? Pourrons-nous continuer de contribuer à la société en poursuivant la pratique d'un savoir-faire qu'on a perfectionné au fil du temps? Pourrons-nous continuer à être rémunéré en conséquence? Sans égard à la couleur de nos cheveux?
    Par ailleurs, merci à Kim Cornelissen pour son propos et ses liens.

  • NELLIGAN2
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 10h54
    Travailler c'est trop dur...
    Réponse à m. MOntmarquette,
    Vous avez bien raison, la liberté de choix, quand vous avez travaillé 30-40 ans
    dans votre vie, reposez-vous sur vos lauriers, j'ai travaillé 3 ans après ma
    retraite et on est obligé d'en re-donner la moitié à l'impôt, si les gouvernements étaient assez intelligents pour pas nous siphonner encore jusqu'à notre mort, ça nous inciterait à travailler plus longtemps, adoptez la simplicité volontaire, faites vous un potager, écouter les oiseaux, émerveillez-vous à la nature, regardez les nuages passer, lisez, écrivez et faites des blagues, rendu à 60 ans, combien de temps nous reste-t-il? et surtout , prenez le temps de vous accorder quelques moments de réflexion, et surtout ne rêvez pas que vous avez obtenu la sérénité, on l'a seulement quelques minutes avant notre dernier voyage........

  • Francine D'ortun
    Abonnée
    samedi 7 août 2010 12h50
    Choisir de travailler au-delà du 3e âge… et choisir sa carrière!
    Travailler au 3e âge doit être un choix. Il est bon de lire que l’État ne prévoit pas repousser l’âge de la retraite; certains labeurs ne méritent pas qu’un humain y soit contraint une seconde de plus. La longévité est favorable à la prise en compte des intérêts professionnels des adultes souhaitant travailler au-delà de l’âge de la retraite. Les personnes vieillissantes devraient bénéficier de mesures d’accompagnement et de formation en vue d’une carrière enfin choisie... et de mesures fiscales appropriées il va sans dire.

    Source : F. d’Ortun, 2005, Les intérêts des travailleurs vieillissants: travaillerez-vous au-delà du 3e âge?, Carriérologie, 10(1-2), p.209-219 : http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN

  • Michel Boucher
    Abonné
    samedi 7 août 2010 12h54
    En vrai philosophe...
    Nelligan2 propose une vision de la retraite qui me plaît. Ce n'est pas facile d'être retraité: Oui, mais qu'est-ce que tu faisais avant ? Ai-je encore une identité ? Bien sûr, je suis devenu contemplatif !

  • aply123
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 14h49
    les ateliers du Weekend
    la retraite est une notion qui ne veut rien dire sauf peut etre un soulagement que l'individu aura enfin de compte de se liberer de son joug quotidien qui était son employeur. '' ouf enfin on est libre'par contre la société doit remertre la categorie des retraités non pas dans le marché du travail mais leur Imposer un droit de transmission du savoir faire.....
    biologiquement parlant le agé a un probléme dans les yeux...Il ne voit que dans la Macro c'est pourquoi l'agriculture production animal et vegetale l'attire, parceque tout est macro tout est grand.
    faut voir comment créer les ''Ateliers du Weekend'' dans la Nouvelle Ferme qui attire les filles qui elles vont attirer tout le reste.....

  • Roger Gagne
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 16h27
    Décrochage chez les vieux?
    Les jeunes décrochent en masse au secondaire.
    Les adultes consomment de plus en plus d’antidépresseurs.
    Et voilà que les vieux veulent cesser de travailler.

    Le départ à la retraite de 490 000 travailleurs inquiète. Inquiète si bien qu’on se sent légitime de publier un pamphlet encourageant le travail des aînés en première page du journal. Le gouvernement du Québec tente de trouver des solutions au manque de main d’œuvre qui s’annonce. L’élite de notre société a intérêt à nous faire croire que le travail est la seule façon de rester en vie, qu’en dehors de lui, le chaos se profile, l’esseulement nous guette, la mort nous grignote déjà.

    Certes, il est beau de voir un vieil homme faire du vélo comme un adolescent. Mais le plus souvent, la réalité est toute autre : Au terme d’une vie de travail, beaucoup de personnes sont épuisées et déprimées; trop brisées même pour arriver à se reconstruire en dehors de l’aliénation qui les a constituées.

    Nous sommes un père et une fille qui avons eu la chance l’un d’arrêter sa carrière assez jeune, l’autre d’avoir décidé de ne pas la commencer. Nous pensons qu’il vaut la peine de travailler le moins possible et de commencer à œuvrer. Cela implique d’affronter un certain inconnu et de remettre en question notre niveau de surconsommation. Jeunes et vieux devons cesser nos enfantillages, cultiver un recul face au monde, trouver un sens à nos vies. Il y a beaucoup plus à découvrir et à construire à travers l’amitié, l’amour, le partage et la solidarité qu’à travers la répétition soumise de la même routine servile.

    Bon… Assez travaillé maintenant.



    Marie-Ève Blache-Gagné
    Roger Gagné

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 7 août 2010 23h04
    À Roger Gagné et sa fille, ou l'inverse : Votre message est très intéressant et synpathique.
    Je vous voie naviguer librement sur un sympathique navire toutes fenêtres ouvertes, et à aire ouverte en plus. Je trouve que votre vie ressemble à un roman que vous écrivez chaque jour. Ce qui n'est pas le cas de la plupart des gens qui, eux, préfèrent faire écrire le leur par les autres. Même Le Devoir lui aussi a parfois de la difficulté à sortir de ses ornières.

  • Louis Fortin
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 07h40
    S'accrocher!
    Je prends tout!
    Une génération de profiteur qui a gaspillée à outrance en ne pensant qu’à eux. Très fort pour faire la morale, mais cela ne s’adresse pas à eux. Me, my self and I, comme dirait les anglais. Sérieusement, je crois qu’il est temps pour vous de prendre votre retraite et de laissez la place aux jeunes familles.
    Vous avez eu une vie d’abondance et plus de 30 ans pour économiser et préparer votre sortie, alors sortez et pour une fois pensez aux autres. Et je ne parle pas pour moi, j’ai 48 ans. Je pense aux jeunes, qui sortent des études et commence dans la vie. Maintenant, ils doivent se battre contre les syndicats qui favorisent l’ancienneté à la compétence et avec les vieux qui ne veule pas décrocher.
    Si vous désirez une vie sociale, faites du bénévolat!

  • MystHalo
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 10h21
    Éviter les conflits de générations
    M. Fortin, je fais partie de ces jeunes pour lesquels vous vous inquiétez tant, et je ne partage pas votre opinion sur les personnes âgés venant voler le travail des jeunes. Ce genre de raisonnement est semblable à celui qui vient accuser les immigrants de voler les jobs des natifs. Pour ma part, j'ai côtoyé autant des jeunes du secondaires que des retraités qui cherchait à arrondir leur fin de mois, la rencontre entres les deux mondes est enrichissante tant pour les jeunes que pour les vieux.
    Par ailleurs, je seconde M. Gagné et sa fille qui nous encouragent à ce trouver autres choses dans le vie que le travail. Rien ne sert de gagné une fortune, si cela ne servira qu'à nourrir des appétits de surconsommation. Il y a des œuvres de charités, des organismes sportifs municipaux, des organisations pour le défenses de droits des animaux ou encore la protection de l'environnement. Au lieu d'aller travailler chez McDo au salaire minimum, les gens peuvent aider à améliorer l'état de cette société.
    Et de grâce. pouvons-nous éviter, les conflits de générations, de sexes ou de race. Lorsqu'on parle de travail, on parle d'une décision qui se prend à l'intérieur des ménages, sans égards à ce qui se produit dans les ménages voisins.

  • Dadine
    Inscrite
    dimanche 8 août 2010 10h28
    Passionnant !
    J'avais pas tellement envie de lire l'article, mais bon, je l'ai lu. Rien de vraiment nouveau. Par contre, les commentaires! Tous plus intéressants les uns que les autres, beaucoup de philosophie si on lit entre les lignes. Le mot clé est LIBERTÉ ! Liberté de travailler ou de ne pas travailler; et le temps libre s'organise et se planifie tout comme le boulot, il me semble. Et on peut aussi bénéficier d'une belle sérénité, sans que ce soit celle... "des dernières minutes avant notre dernier voyage".

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 8 août 2010 10h35
    La responsabilité incombe à tout le monde...
    Ce serait déprimant de penser que la responsabilité dépend uniquement de la génération des Baby Boomer. Si les Baby Boomer ont quelque chose à se reprocher, c'est d'avoir suivi ce dans quoi nos dirigeants nous ont tous amenés. C'est d'ailleurs la même chose encore aujourd'hui, les générations de l'après Baby Boomer continuent encore à suivre ce qu'on leur propose.

    Récemment, j'écoutais les commentaires d'un spécialiste européen de la démocratie. Il disait quelque chose comme : il y a beaucoup de différences entres les électeurs des États-Unis, ceux de la France.

    Aux États-Unis, il n'y a pas un gros pourcentage de gens qui vont voter aux élections. Mais la population est plus facile à se mobiliser. En France, un gros pourcentage d'électeurs votre voter, mais ensuite ils laissent le mandat aux élus pour faire ce qu'ils ont à faire. À moins que ce soit le contraire entre les deux pays.

    Au Québec, on dirait que les électeurs ont les défauts de ces deux pays. En effet, je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui vont voter aux élections et, après les élections, les québécois laissent nos dirigeants faire quasiment tout ce qu'ils veulent.

    Donc, pour que notre démocratie évolue plus sainement, deux choses importantes : 1) il faudrait avoir un plus fort taux de participation aux élections; 2) une fois les élections terminés, la population devrait continuer de suivre à la loupe ce que font les politiciens au cas où ça irait à l'encontre des intérêts de la communauté que nous sommes.

  • Éric Perreault-Chamberland
    Inscrit
    dimanche 8 août 2010 20h55
    Le mentorat?
    Bonjour,

    Une des solutions qui est suggéré et qui gagne en intérêt est le mentorat. Il s'agit d'une forme d'accompagnement entre une personne novice (la plupart du temps jeune et peu expérimentée) jumelée avec une autre plus expérimentée et connaissante. Le concept est de répondre autant aux besoins de la relève qui a besoin d'être conseillé, orienté et appuyé que de répondre à ces personnes plus âgées qui ont un beau savoir-faire, du savoir et un savoir-être précieux et qui veulent en retirer un certain bénéfice, mais surtout, une valorisation.

    C'est la meilleure façon, à mon avis, de préserver la mémoire collective et d'entreprise, de valoriser et favoriser le développement des ressources humaines.

    C'est une solution gagnant-gagnant. Toutefois, ce n'est pas non plus une panacée, ni une solution miracle. Cela doit être fait avec tact et être bien planifié.

    L'un des éléments importants aussi est le bénévolat. Certes, ça ne répond pas aux besoins monétaires mais ça répond certainement au besoin des plus vieux de redonner aux générations suivantes.

    Éric Perreault-Chamberland
    www.mentoratquebec.org

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