Taux d'emploi historique au Québec
Les statistiques mensuelles se suivent et se ressemblent depuis le début de 2002. Une nouvelle fois, l'économie du Québec a dominé au chapitre de la croissance de l'emploi en mai, avec une population occupant un emploi atteignant désormais un pourcentage jamais vu en 36 ans.
Avec 22 500 nouveaux emplois le mois dernier, le Québec a compté pour près des trois quarts des emplois créés à l'échelle nationale. Au Canada, l'agence fédérale de statistiques précisait hier que l'emploi, qui a progressé pour un cinquième mois consécutif, était en hausse de 31 000 en mai. Situant la reprise sur le marché du travail en janvier, Statistique Canada a souligné que l'augmentation au cours des cinq premiers mois de l'année se chiffrait à 237 000 emplois. «Il s'agit de la plus importante hausse sur cinq mois observée depuis 1994.» Toutefois, avec l'arrivée massive des jeunes sur le marché de l'emploi estival, le taux de chômage au pays s'est accru de 0,1 pour s'établir à 7,7 %.
Le gros de la croissance a été observé dans les secteurs de la construction, des services informatiques et manufacturier. Dans ce dernier segment, et même s'il y a eu stationnarité en mai, le gain net d'emplois depuis janvier atteint 83 000, soit une progression de 3,7 % sur un an qui surpasse, de loin, le taux de croissance moyen de 1,6 % tous secteurs confondus.
Statistique Canada a également fait ressortir dans sa lecture de mai que, jusqu'à maintenant, en 2002, le Québec mène au chapitre de la croissance de l'emploi. La hausse de 23 000 enregistrée le mois dernier «s'ajoute aux gains appréciables réalisés dans la province cette année (+ 120 000 ou + 3,5 %)». Cette progression des cinq premiers mois est la plus forte depuis 1966, le record précédent (+ 108 000 emplois après cinq mois) ayant été inscrit en 1973.
Et l'agence de renchérir: «Le pourcentage de Québécois occupant un emploi atteint 59,8 % en mai, soit le taux d'emploi le plus élevé jamais enregistré au Québec.» Sur cette base, le Québec se situe désormais à 95,4 % du taux d'emploi ontarien.
Si, dans le calcul du taux d'emploi, l'agence fédérale retient les 15 ans et plus, une concentration sur les 15-64 ans élève ce taux d'emploi à 69,8 %, soit un sommet depuis que Statistique Canada a commencé à cumuler ces données, en 1966. Ainsi, la performance québécoise a été telle que le taux de chômage est passé de 8,6 à 8,3 % entre avril et mai, et ce, malgré un accroissement de la population active.
En Ontario, le nombre d'emplois a crû de 12 000 le mois dernier mais le taux de chômage est demeuré inchangé à 7 %. «Depuis le début de 2002, la croissance de l'emploi en Ontario (+ 0,9 %) a été inférieure à la moyenne nationale, bien que tous les gains réalisés soient survenus dans l'emploi à temps plein», a ajouté Statistique Canada.
À Québec, la ministre des Finances, Pauline Marois, ne pouvait que se réjouir. «C'est absolument exceptionnel. C'est un taux d'emploi historique», s'est-elle exclamée. Retenant que, depuis janvier, le Québec compte pour la moitié des emplois créés sur l'ensemble canadien, elle a salué le dynamisme des entrepreneurs et des investisseurs, «soutenu par une action gouvernementale rapide et efficace».
Mme Marois a également fait ressortir qu'au Québec, contrairement aux observations canadiennes, la strate des 15-24 ans a été l'une des grandes bénéficiaires au chapitre de l'emploi depuis le début de l'année, notamment dans le secteur de l'économie du savoir. «Ces derniers ont obtenu 35 % de tous les emplois créés au cours des cinq derniers mois, soit 42 500.»
Emplois d'été
Au Canada, «bien que le nombre d'emplois chez les jeunes se soit contracté de 13 000 en mai, ces derniers ont obtenu relativement plus de gains que les adultes depuis la reprise économique», a nuancé Statistique Canada. Ce faisant, l'emploi chez les 15-24 ans a progressé de 1,9 % depuis le début de 2002, contre 1,7 et 1,3 % respectivement pour les hommes et les femmes de 25 ans et plus.
N'empêche, le taux de chômage chez les 15-24 ans a bondi de 0,9 point de pourcentage le mois dernier, à 14,2 %, en raison d'une demande estivale accrue. «Comparativement à mai 2001, il y avait plus d'emplois d'été pour les étudiants âgés de 20 à 24 ans en mai (+ 28 000). Cependant, la compétition pour ces emplois était plus forte, le nombre d'étudiants de ce groupe ayant été en hausse de 66 000», a souligné l'agence fédérale. «Par conséquent, la proportion de ces étudiants occupant un emploi d'été en mai s'est établie à 59,6 %, en baisse de 1,9 point par rapport à mai 2001.»
Avec 22 500 nouveaux emplois le mois dernier, le Québec a compté pour près des trois quarts des emplois créés à l'échelle nationale. Au Canada, l'agence fédérale de statistiques précisait hier que l'emploi, qui a progressé pour un cinquième mois consécutif, était en hausse de 31 000 en mai. Situant la reprise sur le marché du travail en janvier, Statistique Canada a souligné que l'augmentation au cours des cinq premiers mois de l'année se chiffrait à 237 000 emplois. «Il s'agit de la plus importante hausse sur cinq mois observée depuis 1994.» Toutefois, avec l'arrivée massive des jeunes sur le marché de l'emploi estival, le taux de chômage au pays s'est accru de 0,1 pour s'établir à 7,7 %.
Le gros de la croissance a été observé dans les secteurs de la construction, des services informatiques et manufacturier. Dans ce dernier segment, et même s'il y a eu stationnarité en mai, le gain net d'emplois depuis janvier atteint 83 000, soit une progression de 3,7 % sur un an qui surpasse, de loin, le taux de croissance moyen de 1,6 % tous secteurs confondus.
Statistique Canada a également fait ressortir dans sa lecture de mai que, jusqu'à maintenant, en 2002, le Québec mène au chapitre de la croissance de l'emploi. La hausse de 23 000 enregistrée le mois dernier «s'ajoute aux gains appréciables réalisés dans la province cette année (+ 120 000 ou + 3,5 %)». Cette progression des cinq premiers mois est la plus forte depuis 1966, le record précédent (+ 108 000 emplois après cinq mois) ayant été inscrit en 1973.
Et l'agence de renchérir: «Le pourcentage de Québécois occupant un emploi atteint 59,8 % en mai, soit le taux d'emploi le plus élevé jamais enregistré au Québec.» Sur cette base, le Québec se situe désormais à 95,4 % du taux d'emploi ontarien.
Si, dans le calcul du taux d'emploi, l'agence fédérale retient les 15 ans et plus, une concentration sur les 15-64 ans élève ce taux d'emploi à 69,8 %, soit un sommet depuis que Statistique Canada a commencé à cumuler ces données, en 1966. Ainsi, la performance québécoise a été telle que le taux de chômage est passé de 8,6 à 8,3 % entre avril et mai, et ce, malgré un accroissement de la population active.
En Ontario, le nombre d'emplois a crû de 12 000 le mois dernier mais le taux de chômage est demeuré inchangé à 7 %. «Depuis le début de 2002, la croissance de l'emploi en Ontario (+ 0,9 %) a été inférieure à la moyenne nationale, bien que tous les gains réalisés soient survenus dans l'emploi à temps plein», a ajouté Statistique Canada.
À Québec, la ministre des Finances, Pauline Marois, ne pouvait que se réjouir. «C'est absolument exceptionnel. C'est un taux d'emploi historique», s'est-elle exclamée. Retenant que, depuis janvier, le Québec compte pour la moitié des emplois créés sur l'ensemble canadien, elle a salué le dynamisme des entrepreneurs et des investisseurs, «soutenu par une action gouvernementale rapide et efficace».
Mme Marois a également fait ressortir qu'au Québec, contrairement aux observations canadiennes, la strate des 15-24 ans a été l'une des grandes bénéficiaires au chapitre de l'emploi depuis le début de l'année, notamment dans le secteur de l'économie du savoir. «Ces derniers ont obtenu 35 % de tous les emplois créés au cours des cinq derniers mois, soit 42 500.»
Emplois d'été
Au Canada, «bien que le nombre d'emplois chez les jeunes se soit contracté de 13 000 en mai, ces derniers ont obtenu relativement plus de gains que les adultes depuis la reprise économique», a nuancé Statistique Canada. Ce faisant, l'emploi chez les 15-24 ans a progressé de 1,9 % depuis le début de 2002, contre 1,7 et 1,3 % respectivement pour les hommes et les femmes de 25 ans et plus.
N'empêche, le taux de chômage chez les 15-24 ans a bondi de 0,9 point de pourcentage le mois dernier, à 14,2 %, en raison d'une demande estivale accrue. «Comparativement à mai 2001, il y avait plus d'emplois d'été pour les étudiants âgés de 20 à 24 ans en mai (+ 28 000). Cependant, la compétition pour ces emplois était plus forte, le nombre d'étudiants de ce groupe ayant été en hausse de 66 000», a souligné l'agence fédérale. «Par conséquent, la proportion de ces étudiants occupant un emploi d'été en mai s'est établie à 59,6 %, en baisse de 1,9 point par rapport à mai 2001.»
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