Bombardier avoue que des mises à pied approchent
L'entreprise devra réduire sa cadence de production d'avions commerciaux et d'affaires
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pierre Beaudoin, président et chef de direction de Bombardier
Le président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, a prévenu hier que l'entreprise devra revoir à la baisse sa «cadence de production» d'avions commerciaux et d'affaires d'ici la fin janvier, ce qui se traduira par des réductions de personnel. La région de Montréal devrait d'ailleurs en souffrir.
«Nous allons faire une annonce au quatrième trimestre, a-t-il admis au cours d'un point de presse donné en marge d'un discours prononcé à la tribune du Cercle canadien de Montréal. Nous avons dit que nous ferions des ajustements là où c'est nécessaire. C'est un marché difficile présentement, donc nous aurons des ajustements, mais je ne veux pas présumer de ce que se sera.»
Questionné à plusieurs reprises sur le sujet, M. Beaudoin a seulement indiqué qu'il s'agirait de compressions «supplémentaires». Déjà, l'entreprise a dû «s'ajuster à la baisse de la demande et éviter d'accumuler davantage d'inventaire». Résultat: 4400 personnes ont perdu leur emploi, dont plus de 1700 dans la région de Montréal.
Autre difficulté attribuable à la crise économique, «le report de certaines livraisons d'avions, combiné à la baisse d'avances attribuable au nombre moins élevé de commandes d'avions d'affaires et d'avions commerciaux, a généré des sorties de fonds importantes».
Quelle que soit l'ampleur des mises à pied, si celles-ci s'avèrent nécessaires, la région montréalaise sera touchée. Des avions de catégorie CRJ produits par Bombardier sont en effet assemblés à Mirabel et des avions d'affaires sont aussi produits dans la région de Montréal.
La CSeries
M. Beaudoin s'est toutefois voulu rassurant quant au développement de la CSeries, mais sans entrer dans les détails. «Les choses progressent», a-t-il laissé tomber. À l'heure actuelle, le carnet de Bombardier compte 50 commandes fermes pour des appareils de la CSeries, soit 20 passées par l'entreprise de location Lease Corporation International et 30 passées par Lufthansa. L'entreprise québécoise prévoit qu'elle recevra une ou deux autres commandes d'ici la fin de son année financière, le 31 janvier 2010.
Le chef de la direction de Bombardier dit également avoir bon espoir que l'entreprise puisse aller «chercher des parts de marchés» chez ses concurrents une fois que la reprise sera au rendez-vous. Celle-ci pourrait survenir courant 2012, selon les projections de certains analystes.
La Pocatière
Pierre Beaudoin a par ailleurs souligné que la récente annonce de transfert d'activités de La Pocatière à Plattsburgh ne menace pas l'avenir des installations du Bas du fleuve.
Bombardier a en effet décidé de transférer le contrat du métro de Chicago de son usine québécoise vers une autre située aux États-Unis. En contrepartie, Bombardier déplace la finition des trains de banlieue de Montréal, ainsi que les essais de contrôle avant livraison de son usine de Plattsburgh à celle de La Pocatière.
Selon Talal Zouaoui, directeur des communications de Bombardier transports, cette décision n'aura aucun impact sur le nombre d'emplois. Cette décision a toutefois été vivement dénoncée par le conseil central du Bas-Saint-Laurent CSN.
«On essaie de simplifier notre chaîne d'approvisionnement pour que les produits voyagent moins, pour être plus efficaces», a justifié hier M. Beaudoin. Mais est-ce que des mises à pied pourraient survenir à La Pocatière au cours des prochaines années en raison du transfert? «Je ne peux pas en parler spécifiquement», a-t-il dit, sans plus de détails.
«On espère voir un aboutissement du contrat du métro de Montréal, ce qui aiderait l'usine de La Pocatière», a-t-il ajouté, précisant que «les négociations se poursuivent». Le contrat visant le remplacement des wagons vieillissants du réseau, qui pourrait atteindre les deux milliards de dollars, n'est toujours pas signé.
«Nous allons faire une annonce au quatrième trimestre, a-t-il admis au cours d'un point de presse donné en marge d'un discours prononcé à la tribune du Cercle canadien de Montréal. Nous avons dit que nous ferions des ajustements là où c'est nécessaire. C'est un marché difficile présentement, donc nous aurons des ajustements, mais je ne veux pas présumer de ce que se sera.»
Questionné à plusieurs reprises sur le sujet, M. Beaudoin a seulement indiqué qu'il s'agirait de compressions «supplémentaires». Déjà, l'entreprise a dû «s'ajuster à la baisse de la demande et éviter d'accumuler davantage d'inventaire». Résultat: 4400 personnes ont perdu leur emploi, dont plus de 1700 dans la région de Montréal.
Autre difficulté attribuable à la crise économique, «le report de certaines livraisons d'avions, combiné à la baisse d'avances attribuable au nombre moins élevé de commandes d'avions d'affaires et d'avions commerciaux, a généré des sorties de fonds importantes».
Quelle que soit l'ampleur des mises à pied, si celles-ci s'avèrent nécessaires, la région montréalaise sera touchée. Des avions de catégorie CRJ produits par Bombardier sont en effet assemblés à Mirabel et des avions d'affaires sont aussi produits dans la région de Montréal.
La CSeries
M. Beaudoin s'est toutefois voulu rassurant quant au développement de la CSeries, mais sans entrer dans les détails. «Les choses progressent», a-t-il laissé tomber. À l'heure actuelle, le carnet de Bombardier compte 50 commandes fermes pour des appareils de la CSeries, soit 20 passées par l'entreprise de location Lease Corporation International et 30 passées par Lufthansa. L'entreprise québécoise prévoit qu'elle recevra une ou deux autres commandes d'ici la fin de son année financière, le 31 janvier 2010.
Le chef de la direction de Bombardier dit également avoir bon espoir que l'entreprise puisse aller «chercher des parts de marchés» chez ses concurrents une fois que la reprise sera au rendez-vous. Celle-ci pourrait survenir courant 2012, selon les projections de certains analystes.
La Pocatière
Pierre Beaudoin a par ailleurs souligné que la récente annonce de transfert d'activités de La Pocatière à Plattsburgh ne menace pas l'avenir des installations du Bas du fleuve.
Bombardier a en effet décidé de transférer le contrat du métro de Chicago de son usine québécoise vers une autre située aux États-Unis. En contrepartie, Bombardier déplace la finition des trains de banlieue de Montréal, ainsi que les essais de contrôle avant livraison de son usine de Plattsburgh à celle de La Pocatière.
Selon Talal Zouaoui, directeur des communications de Bombardier transports, cette décision n'aura aucun impact sur le nombre d'emplois. Cette décision a toutefois été vivement dénoncée par le conseil central du Bas-Saint-Laurent CSN.
«On essaie de simplifier notre chaîne d'approvisionnement pour que les produits voyagent moins, pour être plus efficaces», a justifié hier M. Beaudoin. Mais est-ce que des mises à pied pourraient survenir à La Pocatière au cours des prochaines années en raison du transfert? «Je ne peux pas en parler spécifiquement», a-t-il dit, sans plus de détails.
«On espère voir un aboutissement du contrat du métro de Montréal, ce qui aiderait l'usine de La Pocatière», a-t-il ajouté, précisant que «les négociations se poursuivent». Le contrat visant le remplacement des wagons vieillissants du réseau, qui pourrait atteindre les deux milliards de dollars, n'est toujours pas signé.
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