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Formation des gens d'affaires - Les écoles de gestion s'adaptent aux besoins

Martine Letarte   26 mars 2008  Emploi
Les différentes entreprises se mènent une lutte féroce pour survivre actuellement, surtout depuis que, dans plusieurs secteurs d'activité, les concurrents ne sont pas seulement voisins, mais partout sur la planète. Dans un tel contexte, les cadres subissent une grande pression pour réussir et on s'arrache ceux dont le succès est particulièrement fracassant. Avec le vieillissement des baby-boomers, le départ de plusieurs cadres expérimentés est anticipé dans le milieu des affaires et on craint une véritable pénurie. Pour éviter le pire et préparer la relève, de grands besoins de formation se font sentir.

«Les dirigeants veulent planifier le futur de leur entreprise en accélérant, par exemple, le développement des compétences des cadres intermédiaires, sur qui ils veulent pouvoir compter dans un avenir rapproché. C'est une demande importante qui nous vient du milieu des affaires actuellement. Les gens veulent préparer la relève au sein de leur entreprise, identifier les gens au fort potentiel, accélérer le développement de talents, etc.», soutient Serge Gagné, directeur exécutif de la formation des cadres et des dirigeants aux HEC Montréal.

Pour répondre à ce besoin, l'établissement a développé un nouveau programme intitulé Cadres à haut potentiel, accélérez votre développement: penser, contribuer et agir comme un dirigeant.

«Les trois modules de ce programme sont bien différents. Le premier vise à amener le cadre à penser comme un dirigeant, à avoir une bonne capacité d'analyse. Le deuxième module sera un projet qu'il aura à réaliser dans son entreprise pour régler un problème stratégique. Ce sera vraiment de la formation en action. Pour le dernier module, des cadres supérieurs à la retraite viendront parler de leur expérience, de difficultés qu'ils ont rencontrées au cours de leur carrière», poursuit M. Gagné.

Ce volet est particulièrement intéressant, selon Réal Jacob, directeur de la valorisation, du transfert aux entreprises et de la formation des cadres aux HEC Montréal. «Ces anciens hauts dirigeants qui viennent raconter leur expérience lors des séminaires ont dirigé de très grandes entreprises et sont extrêmement respectés. Ils ont beaucoup à apporter aux cadres intermédiaires en formation.»

Pour les dirigeants expérimentés

Souvent confrontés à des problèmes complexes de différentes natures, les cadres expérimentés ont eux aussi des besoins de formation et de perfectionnement. Pour créer un tout nouveau programme destiné aux gestionnaires d'expérience, la faculté de gestion Desautels de McGill ainsi que HEC Montréal ont joint leurs forces. Ainsi, un Executive MBA (EMBA) sera offert dès septembre prochain. «Nous avons développé ce projet ensemble parce que nous avions déjà commencé, à McGill, à appliquer les théories d'approche par problèmes de Henry Mintzberg, et HEC voulait développer un EMBA, alors nous avons utilisé nos expertises complémentaires pour créer ce programme innovateur pour les dirigeants d'entreprise d'expérience», explique Alain Pinsonneault, codirecteur du EMBA à l'université McGill.

Le programme amènera donc les gestionnaires à se pencher sur différents problèmes qu'ils pourraient éventuellement rencontrer, ou auxquels ils ont déjà été confrontés au cours de leur carrière.

«Le problème peut être de nature financière, technologique, toucher aux ressources humaines ou autres. L'enseignement sera fait de façon à ce que les participants soient très impliqués dans leur apprentissage, pour que chacun partage son expérience personnelle avec le groupe et qu'ainsi, chacun apprenne de l'autre. C'est l'avantage de former un groupe avec seulement des gens expérimentés», explique M. Pinsonneault.

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  • Philippe Champagne
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 00h47
    Parlons-en des écoles de gestion!
    Elles forment à mon sens, d'expérience, les vipères sociales qui nous côtoient.

    1. La BRC

    Pour avoir été à découvert dans mon compte en février, voici qu'en mars, la banque me charge 1¢ en "Intérêts sur découvert". Plus niaiseux que ça, tu meurs. Ces imbéciles vont "by the book". Et ils détiennent ma clientèle depuis 15 ans!

    Je ne compte plus les fois où ils m'ont demandé d'agréer une carte de crédit pré approuvée. Je ne marche pas dans leurs combines.

    La pire gaffe jamais faite par le Canada, en 1931, suite au statut de Westminster, a été de donner aux banques à charte le plein contrôle sur notre économie; et leur PDG, pendant que ses employés et la robotique font ses basses besognes, se paie des honoraires de 2 M $ par an! Honteux! Yves Michaud a raison de s'en prendre à ces vipères que sont les banques, qui peuvent créer de l'argent sur simple signature. Pas fâché qu'elles se soient à peu près toutes fait prendre dans le scandale des papiers commerciaux.

    2. HUISSIERS & GESTIONNAIRES

    Surprise samedi saint au matin quand à 10H, des maisons de chambres (5 par maison), recevaient non des témoins de Jéhovah, mais un huissier de l'Étude Paquette & Associés du 501 Place d'Armes, où le service téléphonique 24h ne vous donne pas le prix qu'il charge pour délivrer aux chambreurs, de la part d'une nouvelle gestionnaire, leur hausse de loyer. En plus, le dit huissier, quand une personne n'était pas là, ne lui remettait pas de main à main l'avis de hausse, mais de main à seuil de porte On leur apprend maintenant à utiliser le protocole.

    3. PJC le 17 mars 2008

    Une assistante gérante formée dans une nouvelle école de gestion néo-libérale, Guylaine, Des Pins/St Laurent, refuse à un client de satisfaire à la loi; alors que les tablettes Nutribar sont annoncées sur les étagères à 7,99 partout, à la caisse, ça marque 10,26 Et ça veut l'égalité...

    «Soyez dans le monde, mais ne soyez pas du monde», disait le Ressuscité.

    Il aurait pu ajouter: «le monde de la gestion».

    http://tribunes.forumslog.com

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