Enthousiasme dans le «jardin du Québec» - La proximité de la métropole sans ses désavantages
Et la journée peut se terminer autour d'une bonne table où les produits du terroir sont à l'honneur
Le fort Lennox, à l’île aux Noix, sur le Richelieu. Photo: Tourisme Québec
La Montérégie n'est ni Montréal, ni Québec, bien au contraire. Ce petit coin de paradis, situé entre les deux grands centres urbains, a tout pour plaire aux planificateurs de réunions et aux touristes d'affaires en quête de nouveauté à prix raisonnable.
Depuis quelques années, la Montérégie a fait du tourisme d'affaires une priorité. En 2004, l'organisme Tourisme Montérégie élaborait un ambitieux plan de marketing visant à consolider la notoriété de la région sur ce marché. C'est aujourd'hui chose faite: la contrée de la pomme est la troisième destination en importance au Québec pour les voyages d'affaires, après Montréal et la ville de Québec.
Son succès se traduit par des retombées économiques annuelles de près de 140 millions de dollars. On y tient chaque année plus de 10 000 réunions d'affaires, 200 congrès et colloques, et une soixantaine d'expositions.
«Disons que le téléphone sonne beaucoup plus qu'avant et que nos partenaires [les établissements spécialisés dans les réunions d'affaires, les congrès et les colloques] en ressentent l'impact», confirme avec entrain Catherine Perron, coordonnatrice aux communications de Tourisme Montérégie.
La région se différencie des grands centres urbains grâce à ses nombreux avantages concurrentiels, à savoir la proximité, l'accessibilité, la diversité, la compétitivité et le service personnalisé. Tourisme Montérégie croit que ces attraits plaisent aux gens d'affaires oeuvrant dans les domaines de l'épargne et du placement, des produits pharmaceutiques, de l'alimentation, de l'agriculture, des activités récréotouristiques, ainsi que dans le secteur public.
La diversité montérégienne
Non loin de Montréal et de Laval, à mi-chemin entre Québec et Ottawa, en bordure des États du Vermont et de New York: le «jardin du Québec» est au confluent des pôles économiques.
Desservie par les autoroutes 10, 20, 30 et 40 d'est en ouest, et 15 et 35 du nord au sud, la Montérégie jouit de l'un des réseaux routiers les mieux développés du Québec. On peut également s'y rendre en métro jusqu'à Longueuil ou en montant à bord du train de banlieue. «Notre position stratégique permet aux touristes d'affaires d'éviter les embouteillages de Montréal», remarque Catherine Perron.
La région couvre un territoire de 10 000 km2 où l'urbanité côtoie le champêtre, où le luxe n'exclut pas le rustique. Au gré de leurs goûts et de leurs besoins, les planificateurs de réunions et les touristes d'affaires seront séduits par les différentes facettes de la Montérégie: le secteur du Suroît est celui de l'eau et des paysages bucoliques; la Rive-Sud est caractérisée par le dynamisme urbain de la ville de Longueuil; la région de la rivière Richelieu est réputée pour son histoire et son patrimoine; la Montérégie-Est est quant à elle le «grenier» de la province avec son vaste secteur agroalimentaire.
«Notre gamme de services et d'infrastructures destinée aux voyageurs d'affaires est très variée, déclare Mme Perron. Nous avons autant des centres de congrès que des hôtels-boutiques, sans compter les hôtels de villégiature et les chaînes hôtelières réputées.»
Parmi la trentaine d'établissements proposant des services à la clientèle d'affaires, on retrouve notamment deux centres de congrès, l'hôtel Mortagne à Boucherville et l'hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe, «qui est le plus grand en son genre en région au Québec», précise Catherine Perron.
Le premier, situé aux abords des autoroutes 20 et 30, offre 21 salles de réunion qui totalisent 20 000 pi2, une salle de réception de style banquet pouvant contenir plus de 1000 convives, ainsi que 130 chambres et suites. Le second propose pour sa part 45 salles de réunion dont la superficie totale est estimée à 100 000 pi2, une très grande salle de réception qui peut accueillir 2000 convives et 290 chambres, dont 21 sont des suites.
Des lieux de réunion inusités
Pour ceux qui planifient des rencontres plus modestes, qui n'ont pas besoin d'hébergement et qui recherchent un cadre de réunion original, il existe également des vignobles et des sucreries qui se spécialisent dans l'organisation d'événements d'affaires. Conjuguant travail et plaisir, ces lieux proposent une atmosphère intime et conviviale où se tiennent régulièrement des ateliers de consolidation d'équipe. Une fois la réunion terminée, les collègues participent à une activité sportive, par exemple, ce qui permet de renforcer l'esprit d'équipe. La journée se termine autour d'une bonne table où les produits du terroir sont à l'honneur.
La Montérégie offre une kyrielle d'activités de ce genre: le parcours dans les arbres à Arbraska, l'équitation et les conférences de motivation à l'École d'équitation 1101, le rallye-découverte du Labyrinthe, l'activité récréative paintball de Jeux Arnold Paintball, les jeux intello-sportifs de Fort Débrouillard, les jeux grandeur nature de l'Atelier du loisir et les rallyes des sites culturels et agrotouristiques.
Selon Catherine Perron, les services offerts par tous les établissements spécialisés dans les réunions d'affaires, les congrès et les colloques sont beaucoup plus personnalisés qu'à Montréal. «On prend le temps qu'il faut pour répondre aux besoins des organisateurs d'événements d'affaires», dit-elle.
De plus, les tarifs sont beaucoup moins élevés que ceux de la métropole, ajoute-telle. «La location des salles, l'hébergement et les repas sont moins chers et le stationnement est généralement gratuit.»
Après le Québec, l'Ontario
Si Tourisme Montérégie et ses partenaires ont su ancrer la position de leur région sur le marché du tourisme d'affaires, il leur faut désormais préserver leurs acquis. «Nous comptons multiplier les contacts avec les marchés locaux afin de resserrer nos liens, de travailler avec le même objectif en tête et d'améliorer la distribution des retombées économiques», mentionne la coordonnatrice aux communications.
Après avoir séduit les clientèles de Montréal et de Québec, l'organisme fait de l'oeil aux planificateurs de réunions de l'Est ontarien. «Nous voulons nous présenter comme une solution de rechange à Montréal, dit Catherine Perron. Pour le moment, on
se concentre sur Ottawa, mais qui sait, peut-être que nous nous rendrons jusqu'à Toronto un de
ces jours.»
Collaboratrice du Devoir
Depuis quelques années, la Montérégie a fait du tourisme d'affaires une priorité. En 2004, l'organisme Tourisme Montérégie élaborait un ambitieux plan de marketing visant à consolider la notoriété de la région sur ce marché. C'est aujourd'hui chose faite: la contrée de la pomme est la troisième destination en importance au Québec pour les voyages d'affaires, après Montréal et la ville de Québec.
Son succès se traduit par des retombées économiques annuelles de près de 140 millions de dollars. On y tient chaque année plus de 10 000 réunions d'affaires, 200 congrès et colloques, et une soixantaine d'expositions.
«Disons que le téléphone sonne beaucoup plus qu'avant et que nos partenaires [les établissements spécialisés dans les réunions d'affaires, les congrès et les colloques] en ressentent l'impact», confirme avec entrain Catherine Perron, coordonnatrice aux communications de Tourisme Montérégie.
La région se différencie des grands centres urbains grâce à ses nombreux avantages concurrentiels, à savoir la proximité, l'accessibilité, la diversité, la compétitivité et le service personnalisé. Tourisme Montérégie croit que ces attraits plaisent aux gens d'affaires oeuvrant dans les domaines de l'épargne et du placement, des produits pharmaceutiques, de l'alimentation, de l'agriculture, des activités récréotouristiques, ainsi que dans le secteur public.
La diversité montérégienne
Non loin de Montréal et de Laval, à mi-chemin entre Québec et Ottawa, en bordure des États du Vermont et de New York: le «jardin du Québec» est au confluent des pôles économiques.
Desservie par les autoroutes 10, 20, 30 et 40 d'est en ouest, et 15 et 35 du nord au sud, la Montérégie jouit de l'un des réseaux routiers les mieux développés du Québec. On peut également s'y rendre en métro jusqu'à Longueuil ou en montant à bord du train de banlieue. «Notre position stratégique permet aux touristes d'affaires d'éviter les embouteillages de Montréal», remarque Catherine Perron.
La région couvre un territoire de 10 000 km2 où l'urbanité côtoie le champêtre, où le luxe n'exclut pas le rustique. Au gré de leurs goûts et de leurs besoins, les planificateurs de réunions et les touristes d'affaires seront séduits par les différentes facettes de la Montérégie: le secteur du Suroît est celui de l'eau et des paysages bucoliques; la Rive-Sud est caractérisée par le dynamisme urbain de la ville de Longueuil; la région de la rivière Richelieu est réputée pour son histoire et son patrimoine; la Montérégie-Est est quant à elle le «grenier» de la province avec son vaste secteur agroalimentaire.
«Notre gamme de services et d'infrastructures destinée aux voyageurs d'affaires est très variée, déclare Mme Perron. Nous avons autant des centres de congrès que des hôtels-boutiques, sans compter les hôtels de villégiature et les chaînes hôtelières réputées.»
Parmi la trentaine d'établissements proposant des services à la clientèle d'affaires, on retrouve notamment deux centres de congrès, l'hôtel Mortagne à Boucherville et l'hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe, «qui est le plus grand en son genre en région au Québec», précise Catherine Perron.
Le premier, situé aux abords des autoroutes 20 et 30, offre 21 salles de réunion qui totalisent 20 000 pi2, une salle de réception de style banquet pouvant contenir plus de 1000 convives, ainsi que 130 chambres et suites. Le second propose pour sa part 45 salles de réunion dont la superficie totale est estimée à 100 000 pi2, une très grande salle de réception qui peut accueillir 2000 convives et 290 chambres, dont 21 sont des suites.
Des lieux de réunion inusités
Pour ceux qui planifient des rencontres plus modestes, qui n'ont pas besoin d'hébergement et qui recherchent un cadre de réunion original, il existe également des vignobles et des sucreries qui se spécialisent dans l'organisation d'événements d'affaires. Conjuguant travail et plaisir, ces lieux proposent une atmosphère intime et conviviale où se tiennent régulièrement des ateliers de consolidation d'équipe. Une fois la réunion terminée, les collègues participent à une activité sportive, par exemple, ce qui permet de renforcer l'esprit d'équipe. La journée se termine autour d'une bonne table où les produits du terroir sont à l'honneur.
La Montérégie offre une kyrielle d'activités de ce genre: le parcours dans les arbres à Arbraska, l'équitation et les conférences de motivation à l'École d'équitation 1101, le rallye-découverte du Labyrinthe, l'activité récréative paintball de Jeux Arnold Paintball, les jeux intello-sportifs de Fort Débrouillard, les jeux grandeur nature de l'Atelier du loisir et les rallyes des sites culturels et agrotouristiques.
Selon Catherine Perron, les services offerts par tous les établissements spécialisés dans les réunions d'affaires, les congrès et les colloques sont beaucoup plus personnalisés qu'à Montréal. «On prend le temps qu'il faut pour répondre aux besoins des organisateurs d'événements d'affaires», dit-elle.
De plus, les tarifs sont beaucoup moins élevés que ceux de la métropole, ajoute-telle. «La location des salles, l'hébergement et les repas sont moins chers et le stationnement est généralement gratuit.»
Après le Québec, l'Ontario
Si Tourisme Montérégie et ses partenaires ont su ancrer la position de leur région sur le marché du tourisme d'affaires, il leur faut désormais préserver leurs acquis. «Nous comptons multiplier les contacts avec les marchés locaux afin de resserrer nos liens, de travailler avec le même objectif en tête et d'améliorer la distribution des retombées économiques», mentionne la coordonnatrice aux communications.
Après avoir séduit les clientèles de Montréal et de Québec, l'organisme fait de l'oeil aux planificateurs de réunions de l'Est ontarien. «Nous voulons nous présenter comme une solution de rechange à Montréal, dit Catherine Perron. Pour le moment, on
se concentre sur Ottawa, mais qui sait, peut-être que nous nous rendrons jusqu'à Toronto un de
ces jours.»
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