Une vingtaine d'événements en 2008 - Québec à l'enseigne de la francophonie
« Des occasions de mesurer à quel point la francophonie est multiple »
Le Centre des congrès de Québec accueillera, en décembre prochain, un événement unique, soit le Symposium Québec-France 2008 — Santé respiratoire.
L'année 2008 s'annonce déjà comme une année exceptionnelle sur le plan des congrès et des événements de tous genres à Québec. Dans une certaine mesure, il n'est pas surprenant d'apprendre que le 400e anniversaire de la Vieille Capitale n'est pas étranger à ces rencontres à caractère scientifique, économique et culturel. Mais qu'en est-il de la donne francophone dans tout cela? Le Devoir a soumis cette question «existentielle» à différents acteurs de la région de Québec.
Une recension des événements à caractère francophone qui se tiennent à Québec cette année a été conduite par l'Office du tourisme de Québec pour le compte du Devoir. Résultat? Près d'une vingtaine s'y tiendront, soit la finale internationale de la Dictée des Amériques, les ateliers de littérature de l'Association québécoise des professeures et professeurs de français, le congrès annuel de l'Acfas, le congrès annuel de l'Association Canada-France, la 3e conférence internationale sur le vieillissement de l'Association internationale francophone des aînés, la réunion de l'Association des médecins de langue française du Canada, le congrès international 2008 Habitat Francophonie et le congrès mondial de la Fédération internationale des professeurs de français.
Événement, quand tu nous tiens
Vous en voulez d'autres? Déclinons alors le congrès de l'Association internationale de psychologie du travail de langue française, le colloque de l'Association internationale des démographes de langue française, le congrès annuel de l'Association canadienne d'éducation de langue française, l'assemblée annuelle de l'Association internationale des maires francophones ou encore le colloque du Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada.
Quoi d'autre? Il y a la Semaine économique des fêtes du 400e anniversaire de Québec, qui coiffe plusieurs rencontres de taille, dont Futurallia, le Symposium sur les créneaux d'excellence québécois et les pôles de compétitivité français, de même que la Rencontre internationale de la Francophonie économique 2008. Grattez un peu et vous en trouverez d'autres comme les Entretiens Jacques Cartier et le Symposium Québec-France 2008 portant sur la santé respiratoire.
Et c'est sans parler du Sommet de la Francophonie. Maintenant que les présentations sont faites, qu'en pense le directeur de l'Office du tourisme de Québec, Pierre Labrie? «Écoutez, c'est un signe clair que la fête du 400e anniversaire de la fondation de Québec a un effet catalyseur important pour convaincre les responsables de tenir leur événement ici cette année. Je dirais aussi que le fait d'avoir autant d'événements sur notre territoire démontre que les efforts de démarchage que nos acteurs ont faits au cours des années, par l'intermédiaire notamment du Cercle des ambassadeurs, portent leurs fruits», estime M. Labrie.
Le Cercle des ambassadeurs a été créé en 1995 par l'Office du tourisme de Québec, la Société du Centre des congrès de Québec et la Chambre de commerce de Québec. «Et tous ces événements sont organisés au quart de tour. Rien n'est laissé au hasard. Vous comprendrez qu'on n'a pas le contrôle sur la météo...», note M. Labrie.
«À tous les égards, 2008 est une année exceptionnelle», souligne de son côté Ann Cantin, directrice des communications et de la mise en marché au Centre des congrès de Québec.
Cet établissement, qui n'a pas besoin de présentation, est l'hôte de grands événements, tels Futurallia et le Sommet de la Francophonie. «Ça nous semble tout naturel à Québec de recevoir des événements à caractère francophone. Je vous dirais que lorsque nous faisons notre promotion, nous indiquons que Québec est le berceau de la civilisation française en Amérique. Et une fois que les congressistes découvrent notre ville, ils ne peuvent plus s'en passer!», avance-t-elle.
Respirer enfin
Il est à noter aussi que le Centre des congrès de Québec accueillera, du 3 au 6 décembre, un événement unique, soit le Symposium Québec-France 2008 — Santé respiratoire. C'est le Dr Louis-Philippe Boulet, pneumologue à l'Institut de cardiologie et de pneumologie de l'hôpital Laval, qui est l'instigateur de cette rencontre parrainée par la faculté de médecine de l'université Laval en partenariat avec la Société de pneumologie de langue française. D'ailleurs, près de 1000 spécialistes y sont attendus, «selon un scénario optimiste», avance le Dr Boulet.
Selon lui, le 400e anniversaire de la Vieille Capitale est un «beau prétexte» pour organiser un tel symposium. «Notre événement sera une fenêtre additionnelle aux célébrations. Et vous savez, nous ferons aussi un clin d'oeil à l'histoire à notre manière puisque notre rencontre s'ouvrira avec l'histoire de la pneumologie, c'est-à-dire en retraçant la contribution de la France à la pneumologie au Québec et vice-versa. Ce sont des contributions enrichissantes.»
L'appui entier de la France
En parlant de contribution au 400e de Québec, celle de la France est de taille, franche et entière, que ce soit sur le plan économique ou culturel. Une lecture de la documentation idoine disponible dans le site Internet du Consulat général de France à Québec (www.consulfrance-quebec.org) devrait vous en convaincre. Reste que le Sommet de la Francophonie, qui se tiendra en octobre, fait office d'événement phare de ces fêtes, souligne à grands traits François Alabrune, consul général de France à Québec.
«C'est bien sûr un moment fort de l'activité et de la vie francophone internationale, dit-il. C'est une occasion où l'on peut établir de grandes orientations pour l'avenir de la francophonie et aussi pour montrer aux francophones du monde entier l'existence et la force de ce mouvement-là. Et le fait que cet événement se tienne à Québec, donc dans le berceau de la francophonie des Amériques — là où a commencé son existence permanente — est un hommage à l'effort du Québec et du Canada pour maintenir cette langue vivante. C'est d'ailleurs quelque chose qui force l'admiration!»
«Je voudrais aussi dire, poursuit M. Alabrune, que la francophonie est un combat quotidien. C'est un combat dans lequel on a tout intérêt à unir nos forces et à comprendre nos complémentarités. Il nous faut vraiment ouvrir les yeux sur toutes les formes de francophonie qui existent. Et je pense que toutes ces rencontres et réunions qui auront lieu cette année seront des occasions de mesurer à quel point la francophonie est variée, à quel point elle est multiple».
Collaborateur du Devoir
Une recension des événements à caractère francophone qui se tiennent à Québec cette année a été conduite par l'Office du tourisme de Québec pour le compte du Devoir. Résultat? Près d'une vingtaine s'y tiendront, soit la finale internationale de la Dictée des Amériques, les ateliers de littérature de l'Association québécoise des professeures et professeurs de français, le congrès annuel de l'Acfas, le congrès annuel de l'Association Canada-France, la 3e conférence internationale sur le vieillissement de l'Association internationale francophone des aînés, la réunion de l'Association des médecins de langue française du Canada, le congrès international 2008 Habitat Francophonie et le congrès mondial de la Fédération internationale des professeurs de français.
Événement, quand tu nous tiens
Vous en voulez d'autres? Déclinons alors le congrès de l'Association internationale de psychologie du travail de langue française, le colloque de l'Association internationale des démographes de langue française, le congrès annuel de l'Association canadienne d'éducation de langue française, l'assemblée annuelle de l'Association internationale des maires francophones ou encore le colloque du Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada.
Quoi d'autre? Il y a la Semaine économique des fêtes du 400e anniversaire de Québec, qui coiffe plusieurs rencontres de taille, dont Futurallia, le Symposium sur les créneaux d'excellence québécois et les pôles de compétitivité français, de même que la Rencontre internationale de la Francophonie économique 2008. Grattez un peu et vous en trouverez d'autres comme les Entretiens Jacques Cartier et le Symposium Québec-France 2008 portant sur la santé respiratoire.
Et c'est sans parler du Sommet de la Francophonie. Maintenant que les présentations sont faites, qu'en pense le directeur de l'Office du tourisme de Québec, Pierre Labrie? «Écoutez, c'est un signe clair que la fête du 400e anniversaire de la fondation de Québec a un effet catalyseur important pour convaincre les responsables de tenir leur événement ici cette année. Je dirais aussi que le fait d'avoir autant d'événements sur notre territoire démontre que les efforts de démarchage que nos acteurs ont faits au cours des années, par l'intermédiaire notamment du Cercle des ambassadeurs, portent leurs fruits», estime M. Labrie.
Le Cercle des ambassadeurs a été créé en 1995 par l'Office du tourisme de Québec, la Société du Centre des congrès de Québec et la Chambre de commerce de Québec. «Et tous ces événements sont organisés au quart de tour. Rien n'est laissé au hasard. Vous comprendrez qu'on n'a pas le contrôle sur la météo...», note M. Labrie.
«À tous les égards, 2008 est une année exceptionnelle», souligne de son côté Ann Cantin, directrice des communications et de la mise en marché au Centre des congrès de Québec.
Cet établissement, qui n'a pas besoin de présentation, est l'hôte de grands événements, tels Futurallia et le Sommet de la Francophonie. «Ça nous semble tout naturel à Québec de recevoir des événements à caractère francophone. Je vous dirais que lorsque nous faisons notre promotion, nous indiquons que Québec est le berceau de la civilisation française en Amérique. Et une fois que les congressistes découvrent notre ville, ils ne peuvent plus s'en passer!», avance-t-elle.
Respirer enfin
Il est à noter aussi que le Centre des congrès de Québec accueillera, du 3 au 6 décembre, un événement unique, soit le Symposium Québec-France 2008 — Santé respiratoire. C'est le Dr Louis-Philippe Boulet, pneumologue à l'Institut de cardiologie et de pneumologie de l'hôpital Laval, qui est l'instigateur de cette rencontre parrainée par la faculté de médecine de l'université Laval en partenariat avec la Société de pneumologie de langue française. D'ailleurs, près de 1000 spécialistes y sont attendus, «selon un scénario optimiste», avance le Dr Boulet.
Selon lui, le 400e anniversaire de la Vieille Capitale est un «beau prétexte» pour organiser un tel symposium. «Notre événement sera une fenêtre additionnelle aux célébrations. Et vous savez, nous ferons aussi un clin d'oeil à l'histoire à notre manière puisque notre rencontre s'ouvrira avec l'histoire de la pneumologie, c'est-à-dire en retraçant la contribution de la France à la pneumologie au Québec et vice-versa. Ce sont des contributions enrichissantes.»
L'appui entier de la France
En parlant de contribution au 400e de Québec, celle de la France est de taille, franche et entière, que ce soit sur le plan économique ou culturel. Une lecture de la documentation idoine disponible dans le site Internet du Consulat général de France à Québec (www.consulfrance-quebec.org) devrait vous en convaincre. Reste que le Sommet de la Francophonie, qui se tiendra en octobre, fait office d'événement phare de ces fêtes, souligne à grands traits François Alabrune, consul général de France à Québec.
«C'est bien sûr un moment fort de l'activité et de la vie francophone internationale, dit-il. C'est une occasion où l'on peut établir de grandes orientations pour l'avenir de la francophonie et aussi pour montrer aux francophones du monde entier l'existence et la force de ce mouvement-là. Et le fait que cet événement se tienne à Québec, donc dans le berceau de la francophonie des Amériques — là où a commencé son existence permanente — est un hommage à l'effort du Québec et du Canada pour maintenir cette langue vivante. C'est d'ailleurs quelque chose qui force l'admiration!»
«Je voudrais aussi dire, poursuit M. Alabrune, que la francophonie est un combat quotidien. C'est un combat dans lequel on a tout intérêt à unir nos forces et à comprendre nos complémentarités. Il nous faut vraiment ouvrir les yeux sur toutes les formes de francophonie qui existent. Et je pense que toutes ces rencontres et réunions qui auront lieu cette année seront des occasions de mesurer à quel point la francophonie est variée, à quel point elle est multiple».
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