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Patrons cherchent désespérément employés

Fabien Deglise   1 décembre 2007  Emploi
Les périodes des Fêtes se suivent mais ne se ressemblent pas forcément dans le commerce de détail. À preuve, depuis quelques semaines, les marchands de vêtements, de meubles, de bijoux et de chandelles odorantes semblent avoir ajouté une nouvelle décoration dans leurs vitrines, pas très loin de la branche de sapin illuminée et du père Noël en plâtre.

De format carré, cet ornement occupe en permanence une place de choix sur les devantures, affichant sans ambages ses couleurs: «Recherché: conseillère en vente, assistante gérante, temps plein ou temps partiel. Apportez votre CV.»

Cette formule consacrée semble aussi se répandre comme une traînée de poudre dans les rues marchandes de Montréal, Trois-Rivière, Québec ou Rimouski, prouvant ainsi que, pour la cuvée 2007 de la grande fête de la consommation, les propriétaires de commerces aimeraient voir entrer dans leurs établissements beaucoup de clients, certes, mais aussi des vendeurs, des caissiers, des livreurs, des magasiniers et des gérants potentiels afin de répondre à leurs offres d'emploi. «Avant, les commerçants faisaient de la publicité pour attirer des consommateurs», résume Patricia Lapierre, directrice générale de Détail Québec, le comité sectoriel de la main-d'oeuvre dans le domaine de la vente. «Maintenant, ils doivent aussi mettre à profit des outils de marketing pour séduire de nouveaux employés.»

Cette quête incessante de nouveaux bras n'est pas le privilège du commerce de détail: toutes les sphères de l'économie semblent désormais faire face à cette situation. Mais dans le monde de la distribution de biens de consommation, le crise n'en demeure pas moins de plus en plus palpable, voire inquiétante.

«Il y a deux ou trois ans, quand on mettait une annonce [pour trouver du personnel], on pouvait recevoir une dizaine de CV par semaine», résume Jean-Sébastien, gérant d'un magasin de futons à Montréal. «Depuis cet été, si on reçoit un CV par semaine, c'est beaucoup!»

Au temps de la croissance

Poussé par des conditions économiques favorables et par un accroissement des ressources financières des ménages, le tout lié notamment à la baisse du taux de chômage, l'univers de la consommation au Québec et au Canada conjugue désormais son développement au temps de la croissance. Depuis une décennie, les 54 000 commerces que compte le Québec se portent assez bien merci et, forcément, leur consommation de main-d'oeuvre est à la hausse. «Nous sommes victimes de notre succès», lance Gaston Lafleur, président du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). «Alors que la croissance de la main-d'oeuvre est de 1,5 % en moyenne au Québec, dans notre secteur, elle se situe plutôt entre 1,8 % et 2 %.»

En chiffres, cela signifie qu'au cours des 12 prochains mois, l'univers de la vente devrait voir, en gros, 160 000 de ses 400 000 emplois changer de main en raison du roulement élevé du personnel qui prévaut dans ce secteur. À cela s'ajoute également la création de 10 000 nouveaux postes, nécessaire pour soutenir la croissance des activités, en plus de la vague d'embauches sporadiques du temps des Fêtes, période de l'année où les commerces du Québec voient des vagues et des vagues de consommateurs déferler sur leurs planchers.

Ce portrait pourrait être réjouissant. Mais il se transforme rapidement en casse-tête pour la majorité des propriétaires de commerces. En effet, si les offres d'emploi sont là, les demandeurs, eux, se font naturellement de plus en plus rares, forçant parfois les marchands en tout genre à tirer le diable par la queue pour assurer le service dans leurs établissements. «On passe de plus en plus de temps à organiser les horaires», dit Monica Saint-Pierre, qui gère un magasin de vêtements sur la rue Saint-Denis, à Montréal, propriété d'une grande chaîne de commerces pour jeunes filles dans l'air du temps. «Il y a beaucoup de collaboration entre toutes les succursales pour répondre aux besoins de chacun. Mais toute cette organisation nous demande de l'énergie que nous consacrions à d'autres tâches auparavant.»

Et ce n'est sans doute qu'un début. «Il y a une inadéquation logique», résume Jean-Yves Le Louain, spécialiste des ressources humaines à l'École des HEC de Montréal. «Le taux de chômage n'a jamais été aussi bas au Québec [il se situait à 6,9 % en septembre dernier, contre 8,3 % en 2005 ]. Cela indique qu'il y a de plus en plus de personnes recrutées et de moins en moins de personnes pour pourvoir les postes. Cela signifie aussi que dans le bassin de travailleurs en recherche d'emploi, très peu répondent finalement aux critères exigés par le marché du travail.»

Service à la clientèle déficient

Cette crise de l'embauche dans le secteur du commerce de détail commence d'ailleurs à faire quelques petits dégâts, comme peuvent le constater certains consommateurs qui butent parfois sur des vendeurs pas toujours au fait de la marchandise offerte sur les rayons et qui, de ce fait, prodiguent des conseils incohérents.

Le phénomène est loin d'être généralisé, estime Patricia Lapierre, mais il est tout de même tangible, reconnaît-elle. «Dans les situations d'urgence, il est possible qu'un commerçant embauche quelqu'un qui a de l'entregent, certes, mais dont la formation sur la marchandise n'est pas suffisante pour répondre aux questions des consommateurs. C'est un risque pour l'entreprise, qui ne peut pas se permettre de perdre des clients à cause d'un mauvais service» et qui, du coup, pourrait payer cher des carences en formation du personnel. «Mais il y a parfois des concessions à faire pour avoir quelqu'un à l'accueil», poursuit-elle.

Conscients du problème, les commerces doivent donc faire preuve de plus en plus d'imagination pour recruter de bons candidats et, surtout, pour les garder. C'est en tout cas ce que laisse croire «l'Événement embauche» organisé pendant deux jours dans un supermarché Provigo de Montréal. Cette idée, annoncée à tous les clients au moyen d'un dépliant glissé dans les sacs d'épicerie, consistait à inciter les candidats potentiels à se présenter massivement, CV en main, pour une ronde d'embauche immédiate. «L'expérience a été intéressante», a indiqué au Devoir Gino Rioux, propriétaire des lieux, sans toutefois s'avancer davantage: le siège social de l'entreprise lui a formellement interdit d'en dire plus à ce sujet.

Améliorer les conditions de travail

Dans une logique de pénurie de main-d'oeuvre, la concurrence entre employeurs se fait donc de plus en plus féroce. À preuve: chez Jacob, une chaîne de boutiques de vêtements, les embauches faites depuis quelques mois s'accompagnent désormais d'une prime à la stabilité: 500 $ en bons d'achat dans les magasins de la chaîne si l'employé reste en poste... après le 15 janvier.

De telles offres n'étonnent pas M. Le Louain, qui estime qu'à l'avenir, les salaires — à l'heure actuelle, un vendeur gagne en moyenne 24 000 $ par année — et les conditions de travail dans les commerces de détail vont s'adapter afin d'attirer des gens à ces postes, et ce, en répondant à leurs besoins.

«On voit déjà, à certains endroits, le salaire horaire augmenter de manière substantielle, dit-il, mais ce n'est qu'un détail. Les employeurs doivent aussi modifier leur approche face aux employés, car les valeurs [des candidats à un poste dans le commerce de détail, une clientèle principalement jeune] ne sont plus tout à fait les mêmes que celles des générations précédentes.»

Le Conseil québécois du commerce de détail, qui avoue que la question du recrutement est «le dossier qui est sur le dessus de la pile», dit Gaston Lafleur, fait d'ailleurs la même lecture de la situation. «Les nouvelles générations sont par exemple davantage préoccupées par les questions de conciliation travail-famille, dit-il. De plus, alors que les baby-boomers s'intéressaient à l'accumulation de fortune, à la construction d'une carrière et à la valorisation du succès, les jeunes d'aujourd'hui pensent principalement à leur bien-être. Ils n'ont pas la même nécessité du temps de travail» et, forcément, cela contraint le marché à s'adapter.

«Cela passe par exemple par l'acceptation du temps partiel ou du tiers temps», dit M. Le Louain, ainsi que par une plus grande écoute des besoins de ces jeunes qui, face aux employeurs, ont désormais «le gros bout du bâton et surtout exercent leur pouvoir» pour imposer leur besoin d'autonomie et leur goût des rencontres. À cela s'ajoute aussi un besoin très contemporain de «s'épanouir dans son travail», de «sentir qu'on est utile», et ce, «sans pour autant avoir un boss en permanence au-dessus de la tête», poursuit l'universitaire.

Diversifier le recrutement

Hasard ou coïncidence? Les conflits de générations qui peuvent parfois naître de ce choc des valeurs entre de jeunes employés et des patrons plus âgés incitent désormais de plus en plus d'employeurs, dans le domaine du commerce, à diversifier les bassins où ils sont susceptibles de pêcher leurs perles. Comment? En allant par exemple gratter dans les strates supérieures de la pyramide démographique, comme le laisse croire la présence d'employés dans la jeune soixantaine qu'il n'est plus rare de croiser de nos jours dans les allées des grandes chaînes de quincaillerie.

«Les jeunes retraités sont des personnes intéressantes pour nous, dit M. Lafleur. Ils sont jeunes, dynamiques, ils ont de l'expérience», et surtout, avec une source de revenu la plupart du temps assurée par des années de service accumulées sur le marché du travail, ils n'ont plus le même rapport avec la précarité, «ce qui en fait des atouts de taille pour un secteur comme le nôtre», poursuit-il.

Pour le moment, du moins. En effet, devant l'inéluctable vieillissement de la population et l'étiolement des strates plus jeunes de la société, la lune de miel pourrait être de courte durée, annoncent déjà les oiseaux de malheur. «Il y a de moins en moins de jeunes dans la société, dit M. Le Louain. Cela va donc créer de gros trous dans le marché du travail pour certains postes à responsabilités, entre autres. Et on peut déjà assurer qu'il va y avoir des lendemains difficiles dans bien des entreprises au Québec.»

Tout en contemplant ses étalages parfaitement ordonnés de cols roulés, de chemisiers et de gilets cache-coeur en liquidation, Monica Saint-Martin essaie de ne pas trop y penser, préférant plutôt se concentrer sur une autre journée de travail qui, dans quelques minutes, va débuter avec l'ouverture des portes de sa boutique. «Actuellement, nous arrivons à organiser les horaires de manière à assurer une belle qualité de vie à tout le monde et surtout à ceux qui ont des enfants, dit-elle. Mais dans le contexte actuel, si quelqu'un devait tomber malade, nous aurions sans doute un gros problème.»






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 30 novembre 2007 22h52
    et il y a encor des gengs sur le BS
    « Maintenant que le Québec est au bord du plein emploi, il est temps de fermer le robinet au BS. Seul les gens médicalement incapable de travailler recevront du BS les autres devront se lever comme tout le monde le matin et aller travailler. Et en cas d'urgence une aide de 6 mois peu être accordé, aide qui sera réévaluée au 6 mois pour un maximum de 2 ans, alors la personne devra travailler pour au moins le double de la période pour la quel elle a reçue des bénéfices.
    Il n'y a plus d'excuse pour rester sur le BS des job il y en a. »

  • Parisien Jaque
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 06h50
    Du travail, parfois de l'esclavage
    « Je sais, je sais. Un travail vaut mieux que pas de travail du tout. N'empêche. Pour peu qu'on l'ait déjà vécu, un emploi dans une boutique, pendant le temps des fêtes, est loin d'être un choix de carrière : c'est souvent un pis aller. Et encore. Longues heures, salaire minimum (qui ne suffit même pas à joindre les deux bouts), promesses d'un poste à temps plein (promesse d'ivrogne, soit dit en passant), clients hystériques et emmerdants au possible, patrons qui le sont tout autant parce qu'ils veulent tirer profit de cette manne consumériste et thésauriser les profits. Pas question de redistribution de cette coulée d'or non plus, voyons.

    Bref, on nous parle de salaires de 24,000$ par année. Un bon vendeur à temps plein et à commission peut gagner ce montant, certes, mais pas tous, loin de là. Le classique «puis-je vous aider» rencontre souvent l'impatience des uns et l'intransigeance des autres : c'est ce «cadeau-là», pas un autre, même s'il est en rupture de stock. En ce temps des fêtes, les embauches seront aussi nombreuses avant que les mises à pied après. Et on voudrait que j'aie pitié des patrons? Non merci. »

  • Jasette
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 08h21
    Les travailleurs vont vers les conditions et les salaires qui leur sont les plus favorables.
    « Il y a de plus en plus pénurie de main-d'oeuvre. Ceci dit, en lisant, je vous invite à mettre l'accent sur la façon dont les choses sont présentées dans ce texte. En gros, on dit entre autres qu'on manque de gens qui répondent aux critères exigés par le marché du travail. Plutôt que de dire que les employeurs se retrouvent peut-être avec les employés qu'ils méritent vu les conditions de travail et les salaires qu'on leur offre...

    Bref, les employeurs devraient se dire à l'évidence qu'il y a pénurie de main-d'oeuvre, mais on n'attire pas les gros poissons avec des petits hameçons. Les employeurs se retrouvent par conséquent avec les employées qu'ils méritent.

    Au jeu de poker qu'est le marché de l'emploi, les travailleurs ont tous les atouts entre les mains. La mondialisation est cependant l'épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête des travailleurs. Jusqu'où cependant la mondialisation est-elle réaliste? Comme dirait le Capitaine Bonhomme, c'est ce que nous saurons peut-être demain. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 10h51
    @ M Jaque
    « Vous dites que le travail au salaire minimum n'est pas un plan de carrière, je suis d'accordmais pour certain, je vous demande donc est-ce que le BS en est un? »

  • Alain Roy
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 11h48
    Question de respect...
    « Le milieu de la vente en magasin est sous la férule de gérant et d'assistants gérants qui traitent leurs employés réellement comme de la .....! De petits despotes qui comprennent pas du tout leur rôle. Je suis étudiant et je serais bien prêt à offrir mon expertise en informatique/électronique mais je vais plutôt faire un contrat de site web. Plus payant bien sûr mais j'aime la vente.. c'est pas tant l'argent le problème.. je veux qu'on me respecte pour mes compétences et mon travail de qualité!

    Et je sais que les Future Shop, Best Buy, Dumoulin et cie ne m'offriront pas ce respect. J'ai déjà fait un poste pendant les fêtes, je travaillais 6 jours semaine et eux, ils négociaient une deuxième chemise. Oui oui! Je finissais à 22h pour revenir à 8h et j'aurais dû laver ma chemise entretemps. Sans compter des gérants qui ne te respectent pas du tout. Ça leur prend une heure pour recompter ta caisse et ils veulent pas te payer ce temps-là!! Tu dois rester au magasin à rien faire mais pas payé (ils ont pas réussis d'ailleurs! je partais tout simplement à la minute où je n'étais plus payé.. à 8$ de l'heure, pourquoi je resterais?)

    Qu'ils s'arrangent avec leur trouble, je vais programmer dans le confort de mon foyer à la place même si j'aime travailler avec le public! »

  • Pierre-Marc Drouin
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 14h27
    Pas étonnant, vu le domaine...
    « Avez-vous déjà travaillé dans le commerce de détail au cours des cinq dernières années?

    Si oui, cet article ne vous étonnera surement pas!

    En fait, tout ce qui m'étonne, c'est que l'on attribue encore à la baisse du taux démographique le fait que les gens désirent de moins en moins travailler dans ce domaine. Ce que l'on omet de dire, c'est qu'il s'agit d'un domaine absolument merdique, où les conditions de travail et les salaires sont ridicules.

    Comme je suis étudiant universitaire (à la maîtrise), il m'aura fallu passer par cette étape très difficile qu'est la vente au détail. Et j'en ai fait! HMV, surplus d'armée, magasins de vêtements, etc... et je suis sorti amer de chacune de ces expériences. Car premièrement, ce ne sont pas (loin de là!) tous les commerce qui paient à la commission, et donc, on se retrouve très souvent autour du salaire minimum. Deuxièmement, on nou oblige souvent à respecter un code vestimentaire strict et ridicule (pantalon bleu permis, jeans bannis!) à tel point que l'on vous renvoie chez vous avec une suspension sans solde si vous ne le respectez pas à la lettre. Et finalement, sachant que vous êtes une main-d'oeuvre facilement remplaçable ne demandant aucune qualifications particulière, on vous traire comme si vous étiez rien du tout. Ce n'est pas le royaume du savoir vivre et du savoir être.

    J'en profite pour dénoncer HMV Canada qui m'a refusé un congé alors que j'avais besoin d'étudier pour mon examen de fin de session puisque je ne m'y étais pas pris selon leur politique du "14 jours à l'avance". Nous étions 13 jours à l'avance et 200 employés, je crois donc que j'aurais pu être remplaçable.

    Bref, si j'ai le choix de travailler pour 7,50$/h dans un monde aussi ignoble que le commerce du détail ou n'importe où ailleurs, je choisis n'importe où ailleurs. Et je n'attribuerais pas cette baisse, donc, à la démographie. je crois sincèrement que les gens commencent à connaître davantage ce monde impitoyable qu'est le commerce au détail. Un petit message aux commerçants: si vous voulez davantage d'employés, hausser vos salaires, les conditions de travails de vos employés, ou sinon, apprenenz donc le respect des individus. Ça vous aidera fort probablement. »

  • Sylvain Gascon
    Inscrit
    dimanche 2 décembre 2007 01h56
    Sak Hamard et les Béaisses
    « Le robinet au BS est fermé et depuis belle lurette... si tant est qu'il fût déjà ouvert. Et rassurez-vous M Archambault, le sinistre Sak Hamard n'a pas l'intention de l'ouvrir.
    J'ai 19 ans de scolarité, programmeur, diplôme d'ingénieur, bilingue français-russe mais néanmoins sur le BS. Et rien n'indique que je trouverai bientôt un emploi. Je veux bien réorienter ma carrière mais certainement pas en me levant à 4h du matin pour aller faire cuire les oeufs de réactionnaires analphabètes à la Claude Archambault chez McDo au salaire infinimum. »

  • Pierre Ducharme
    Abonné
    dimanche 2 décembre 2007 15h22
    Deux choses à changer ?
    « À lire l'article et les réactions des lecteurs, je crois que les commerçants ont à réfléchir sérieusement sur l'emploi dans ce domaine.
    De un, offrir de meilleurs conditions de travail attirerait sans doute plus de travailleurs, à qui il faudrait ensuite assurer une formation qui leur permette de progresser dans leur emploi.
    De deux, si vraiment la pénurie est inévitable à cause de l'évolution démographique de notre société, il faut réduire les heures d'ouverture des commerces. Moins d'employés seront requis, ceux-ci auront une vie plus normale. Et la planète ne s'en portera que mieux si nous consommons moins. »

  • Anouk Charles
    Inscrite
    dimanche 2 décembre 2007 16h57
    Croissance économique
    « D'accord, le taux de chômage est bas en ce moment, mais faut-il se réjouir que les postes vacants soient principalement des emplois dans le secteur du commerce de détail, où les salaires et les conditions de travail sont souvent médiocres? »

  • JULIETTE DESMARAIS
    Inscrite
    lundi 3 décembre 2007 10h19
    Recrutement suivie des mises à pied !!!
    « Lundi, 3 déc 9h30 A.M.

    Oui oui oui ! On vous embauche... On embauche royalement et la mise à pied vient avec !!! Faut l'avoir expérimenté(le service à clientèle, réceptionniste, commis dans divers domaines)pour savoir qu'on ne vous GARDE JAMAIS après les fêtes. Janvier, février et mars sont des mois morts où les commercants "mangent leurs bas" pour arriver à faire leur semaine ou ferment tout simplement pour faillite ou autre "nouvelle administration". On connait TOUTES les chansons possibles et inimaginales. J'ai subie 3 fermetures d'usines pourtant bien établies et 5 magasins de bonnes réputation. Je vous dit que cela parait bien sur un C.V. On vous regarde même dans les yeux en doutant de votre sincérité !

    De grâce, on veut des employeurs sérieux avec un minimum de respect, de considération, et de salaire décent. Quand on travaille,on assume des coût parfois supplémentaires,(coiffeur, vêtements pas chers mais à la mode, lunch, transports) Oui ça coûte cher travailler, alors ça prends un salaire décent.Je ne crois pas que $9.00/hre soit trop demandé.

    Pour moi à 57 ans, malgré tout l'expérience, les diplomes et le doigté que je possède, j'ai fini de faire rire de moi.Je passe mon tour.

    C'est dommage car j'aime travailler, je suis encore en bonne forme et j'ai besoin comme tout le monde de gagner des sous. Comme mon âge,57 ans(qui ne paraît pas soit-dit en passant.On m'en donne 40)déjoue en ma faveur,(même si les employeurs affirment le contraire)je préfère faire du bénévolat à un endroit où je me sens utile et appréciée en attendant ma pension des rentes.

    Voilà, c'est triste mais c'est comme ça. Je vous l'ai dit , j'ai fini de faire rire de moi.Je me suis assez crevée pour tout à chacun. Plutôt ne pas travailler et vivre très modestement(et surtout sans dettes) que de me crever à TROUVER et GARDER un emploi !

    Alors, les employeurs recrutant dela main d'oeuvre, vous me bien rire...

    Juliette
    La Prairie »

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