Le ministre Whissell refuse d'intervenir dans le conflit au Journal de Québec
Québec — En dépit des appels de l'opposition officielle, le ministre du Travail, David Whissell, n'entend pas intervenir dans le conflit de travail qui perdure depuis sept mois au Journal de Québec.
En lock-out depuis le 22 avril dernier, les 252 employés du Journal de Québec ont reçu plus tôt cette semaine le soutien du député adéquiste de Vanier, Sylvain Légaré, qui a exigé une action immédiate de la part du ministre Whissell afin de «ramener les parties» à la table des négociations.
Incapables de s'entendre pour reprendre les pourparlers — la conciliation s'étant jusqu'ici révélée un échec —, les employés et la direction s'affrontent depuis des mois à coups de requêtes en injonction et de plaintes à la Commission des relations de travail.
Malgré le cul-de-sac manifeste dans lequel le litige est plongé, le ministre Whissell ne juge pas opportun de s'immiscer dans le dossier. «Il faut que les gens soient capables, entre eux, de s'entendre pour négocier et converger vers une nouvelle convention collective», a dit M. Whissell lors d'une conférence de presse, hier à l'Assemblée nationale, où il a annoncé des modifications à la Loi des normes du travail.
«Si le député de Vanier a trouvé une solution miracle [au conflit], qu'il nous la dise», a-t-il lancé en guise de défi à son adversaire de l'Action démocratique.
Du même souffle, le ministre Whissell a rejeté la possibilité de rouvrir le Code du travail qui, de l'avis des employés du quotidien en lock-out, permet à la direction d'employer à sa guise des briseurs de grève. Le syndicat avance en effet que la direction a eu recours, depuis le début du lock-out, à au moins une quinzaine de journalistes et de photographes «briseurs de grève» embauchés par l'entremise d'une tierce partie.
S'estimant victimes d'une manoeuvre de l'employeur les privant de leur rapport de force, les syndiqués exigent un resserrement des dispositions du Code du travail sur les briseurs de grève.
Mais le ministre Whissell a clairement fait comprendre qu'il n'avait pas l'intention de lancer une nouvelle réforme du Code du travail à la faveur des syndiqués.
«Présentement, il n'y a pas de réforme du Code du travail en cours. [...] On verra pour l'avenir, mais aujourd'hui, on n'en est pas là», a-t-il affirmé.
Du reste, il n'appartient pas au gouvernement du Québec de trouver une solution à ce conflit de travail, a fait valoir M. Whissell, pressant plutôt les deux parties de négocier de bonne foi.
«Il faut qu'ils s'aident. Puis il faut que ça passe par la négociation», a-t-il martelé.
En lock-out depuis le 22 avril dernier, les 252 employés du Journal de Québec ont reçu plus tôt cette semaine le soutien du député adéquiste de Vanier, Sylvain Légaré, qui a exigé une action immédiate de la part du ministre Whissell afin de «ramener les parties» à la table des négociations.
Incapables de s'entendre pour reprendre les pourparlers — la conciliation s'étant jusqu'ici révélée un échec —, les employés et la direction s'affrontent depuis des mois à coups de requêtes en injonction et de plaintes à la Commission des relations de travail.
Malgré le cul-de-sac manifeste dans lequel le litige est plongé, le ministre Whissell ne juge pas opportun de s'immiscer dans le dossier. «Il faut que les gens soient capables, entre eux, de s'entendre pour négocier et converger vers une nouvelle convention collective», a dit M. Whissell lors d'une conférence de presse, hier à l'Assemblée nationale, où il a annoncé des modifications à la Loi des normes du travail.
«Si le député de Vanier a trouvé une solution miracle [au conflit], qu'il nous la dise», a-t-il lancé en guise de défi à son adversaire de l'Action démocratique.
Du même souffle, le ministre Whissell a rejeté la possibilité de rouvrir le Code du travail qui, de l'avis des employés du quotidien en lock-out, permet à la direction d'employer à sa guise des briseurs de grève. Le syndicat avance en effet que la direction a eu recours, depuis le début du lock-out, à au moins une quinzaine de journalistes et de photographes «briseurs de grève» embauchés par l'entremise d'une tierce partie.
S'estimant victimes d'une manoeuvre de l'employeur les privant de leur rapport de force, les syndiqués exigent un resserrement des dispositions du Code du travail sur les briseurs de grève.
Mais le ministre Whissell a clairement fait comprendre qu'il n'avait pas l'intention de lancer une nouvelle réforme du Code du travail à la faveur des syndiqués.
«Présentement, il n'y a pas de réforme du Code du travail en cours. [...] On verra pour l'avenir, mais aujourd'hui, on n'en est pas là», a-t-il affirmé.
Du reste, il n'appartient pas au gouvernement du Québec de trouver une solution à ce conflit de travail, a fait valoir M. Whissell, pressant plutôt les deux parties de négocier de bonne foi.
«Il faut qu'ils s'aident. Puis il faut que ça passe par la négociation», a-t-il martelé.
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