Notre-Dame-des-Neiges - Ouverture syndicale pour une reprise du travail au cimetière
Photo : Jacques Nadeau
Les syndiqués du cimetière Notre-Dame-des-Neiges sont prêts à reprendre le travail au moins quatre jours sur cinq, si la partie patronale lève le lock-out.
L'enlisement auquel doit faire face le cimetière Notre-Dame-des-Neiges depuis le 16 mai se désamorce timidement avec l'annonce par les syndiqués, hier, d'un retour au travail quatre jours par semaine dès lundi prochain si aucune entente n'est conclue d'ici là.
À la suite de l'assemblée générale qui a réuni lundi les travailleurs membres du syndicat affilié à la CSN, 98 % d'entre eux se sont en effet déclarés favorables à la poursuite de la grève à raison d'une journée par semaine si la proposition globale, qui sera déposée demain par la Fabrique Notre-Dame, n'est pas satisfaisante. Toutefois, ils ont bon espoir de trouver un compromis au cours de la semaine.
Appelant les différentes parties en cause à reconnaître «l'effort réel et substantiel» des salariés, Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a mis en perspective les efforts déployés pour régler le différend «qui perdure depuis beaucoup trop longtemps». Daniel Maillet, président du syndicat des travailleurs du cimetière, a, quant à lui, insisté sur la bonne foi de cette proposition de retour au travail et a rappelé la situation délicate dans laquelle sont placées les familles depuis bientôt quatre mois: «Nous avons fait en sorte que leur douleur soit soulagée et que tout se règle par la voie des négociations.»
De son côté, le patronat n'était aucunement surpris par cette annonce qui circulait depuis quelque temps de manière «informelle». Il a toutefois estimé qu'il s'agissait d'une «piste de solution intéressante à prendre en compte».
La décision a été bien accueillie par l'Association de défense des droits des défunts et familles du cimetière: «Les employés ont fait preuve d'humanité, de respect et de compréhension de notre peine, a dit Debora De Thomasis, présidente. Cependant, le syndicat a beau faire une proposition, si la fabrique ne retire pas le lock-out, nous retrouverons le statu quo.»
Cette proposition syndicale survient à l'échéance de l'ultimatum lancé la semaine dernière par le ministre du Travail, David Whissell. Mardi dernier, Québec avait fait planer la menace de recourir à une loi spéciale pour forcer la reprise des activités si aucune entente n'était conclue avant lundi soir entre les protagonistes. Une annonce jugée «surprenante» par les deux parties. «Nous appelons le gouvernement à respecter le processus normal de pressions et non à s'immiscer à l'intérieur de ce conflit comme il l'a fait, a martelé Claudette Carbonneau. L'intervention du ministre a dépossédé les parties de leur droit fondamental à la libre négociation.» Guy Dufort, avocat représentant la partie patronale, abonde en ce sens: «Nous avons trouvé cette déclaration très étrange alors que le conflit intéresse une entreprise privée. Il dispose de nos coordonnées, pourquoi ne pas nous avoir contactés?» L'association, elle, s'est dite soulagée que le gouvernement se soit préoccupé des intérêts des tiers en faisant pareille annonce.
Quelque 700 dépouilles attendraient d'être inhumées. Les syndicats ont évalué à environ trois mois le temps nécessaire pour rétablir le cours «normal» de l'activité.
À la suite de l'assemblée générale qui a réuni lundi les travailleurs membres du syndicat affilié à la CSN, 98 % d'entre eux se sont en effet déclarés favorables à la poursuite de la grève à raison d'une journée par semaine si la proposition globale, qui sera déposée demain par la Fabrique Notre-Dame, n'est pas satisfaisante. Toutefois, ils ont bon espoir de trouver un compromis au cours de la semaine.
Appelant les différentes parties en cause à reconnaître «l'effort réel et substantiel» des salariés, Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a mis en perspective les efforts déployés pour régler le différend «qui perdure depuis beaucoup trop longtemps». Daniel Maillet, président du syndicat des travailleurs du cimetière, a, quant à lui, insisté sur la bonne foi de cette proposition de retour au travail et a rappelé la situation délicate dans laquelle sont placées les familles depuis bientôt quatre mois: «Nous avons fait en sorte que leur douleur soit soulagée et que tout se règle par la voie des négociations.»
De son côté, le patronat n'était aucunement surpris par cette annonce qui circulait depuis quelque temps de manière «informelle». Il a toutefois estimé qu'il s'agissait d'une «piste de solution intéressante à prendre en compte».
La décision a été bien accueillie par l'Association de défense des droits des défunts et familles du cimetière: «Les employés ont fait preuve d'humanité, de respect et de compréhension de notre peine, a dit Debora De Thomasis, présidente. Cependant, le syndicat a beau faire une proposition, si la fabrique ne retire pas le lock-out, nous retrouverons le statu quo.»
Cette proposition syndicale survient à l'échéance de l'ultimatum lancé la semaine dernière par le ministre du Travail, David Whissell. Mardi dernier, Québec avait fait planer la menace de recourir à une loi spéciale pour forcer la reprise des activités si aucune entente n'était conclue avant lundi soir entre les protagonistes. Une annonce jugée «surprenante» par les deux parties. «Nous appelons le gouvernement à respecter le processus normal de pressions et non à s'immiscer à l'intérieur de ce conflit comme il l'a fait, a martelé Claudette Carbonneau. L'intervention du ministre a dépossédé les parties de leur droit fondamental à la libre négociation.» Guy Dufort, avocat représentant la partie patronale, abonde en ce sens: «Nous avons trouvé cette déclaration très étrange alors que le conflit intéresse une entreprise privée. Il dispose de nos coordonnées, pourquoi ne pas nous avoir contactés?» L'association, elle, s'est dite soulagée que le gouvernement se soit préoccupé des intérêts des tiers en faisant pareille annonce.
Quelque 700 dépouilles attendraient d'être inhumées. Les syndicats ont évalué à environ trois mois le temps nécessaire pour rétablir le cours «normal» de l'activité.
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