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Cancer manufacturier

François Desjardins   17 mars 2007  Emploi
Un employé de Dualam, qui fabrique et exporte d’énormes réservoirs anti-corrosion pour les industries chimique, pharmaceutique et minière, s’attelle à la tâche dans l’usine de l’entreprise à Montréal.
Photo : Jacques Nadeau
Un employé de Dualam, qui fabrique et exporte d’énormes réservoirs anti-corrosion pour les industries chimique, pharmaceutique et minière, s’attelle à la tâche dans l’usine de l’entreprise à Montréal.
S'il fallait convaincre les derniers sceptiques une fois pour toutes que le secteur manufacturier bat de l'aile, l'argument final pour ce faire est peut-être venu la semaine dernière. Les données officielles laissaient peu de place à l'interprétation: au cours du seul mois de février, le Québec a perdu 33 000 emplois. L'équivalent de la population de Rouyn-Noranda. La pire saignée, en fait, depuis que Statistique Canada a commencé à compiler des données en 1987.

Au moment même où la campagne électorale entre dans son dernier droit, le secteur manufacturier vit des heures plus pénibles que jamais. Il traverse une crise, rien de moins. Certains noms sont devenus synonymes de mauvaises nouvelles: Shermag, Olymel, Goodyear, Bristol Myers Squibb, Abitibi-Consolidated. Des villes comme Port-Alfred, Huntingdon, Montmagny, Saint-Jérome, Montréal. Résultat: sur les 660 000 personnes qui travaillaient dans l'industrie à la fin de 2002, plus de 100 000 n'y sont plus. Et cette année, 25 000 autres pourraient disparaître. Aux quatre coins du Québec.

«Peu importe où l'entreprise est située, la concurrence mondiale et le dollar, ça fait mal», dit Jean-Michel Laurin, vice-président à la recherche chez les Manufacturiers et Exportateurs du Québec. Le regroupement, qui milite pour une stratégie globale faisant appel au gouvernement, aux entreprises et aux syndicats, décrit un état de fait où les choses ne s'améliorent tout simplement pas. Où aucune région ne peut se dire à l'abri. «Pour dire les choses honnêtement, c'est partout en même temps.»

La hausse de 37 % du dollar canadien depuis cinq ans et la concurrence féroce que livrent les pays asiatiques ont soufflé la misère sur des dizaines de communautés, dont plusieurs dépendent d'une seule industrie. Un après l'autre, les manufacturiers ont tenté d'éponger les pertes par le moyen le plus rapide qu'ils connaissent: les licenciements et les fermetures.

Ce diagnostic d'un malaise généralisé, M. Laurin n'est pas le seul à le soumettre. «Aucune région n'est épargnée, même le Grand Montréal», dit le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Henri Massé, qui demande lui aussi une intervention gouvernementale. «Certaines régions ont eu un peu de baume sur leur plaie, comme au Saguenay où Alcan investit, mais elles ont, elles aussi, subi des pertes dans les secteurs forestier et manufacturier. Toutes les régions y ont goûté.» Lors du dévoilement de la perte de 33 000 emplois le 9 mars dernier, la FTQ était à court de mots. «Les gouvernements continuent à regarder passer la caravane sans lever le petit doigt, a écrit la centrale. Qu'est-ce que ça va prendre pour les réveiller?»

Coupables

Pour l'instant, les principaux coupables sont bien connus. Les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec à cet effet sont saisissantes. Parmi les sous-secteurs dont la production a le plus diminué en 2006 figurent les produits du bois (-16 %), le textile (-13 %), les produits informatiques et électroniques (-12 %) et le meuble (-8 %). Quant au vêtement, c'est en 2005 que l'ouragan a frappé, avec une chute de 26 % par rapport à l'année précédente. Un côté positif? La première transformation des métaux (+28 %), qui bénéficie d'une demande mondiale en forte hausse.

Dans ce contexte général, à peu près tous les observateurs conviennent qu'un territoire apparaît un peu plus vulnérable. C'est toute la partie sud du Québec, de la Montérégie jusqu'à la Beauce et de l'Estrie jusqu'en Mauricie.

«On perd beaucoup de plumes dans les secteurs traditionnels», dit Denis Sylvain, qui dirige le Centre local de développement (CLD) de la Nouvelle-Beauce. «Dans la transformation du bois, on est complètement à genoux.» Les compagnies — des PME qu'il nomme en rafales — demandent aux employés de renoncer à une semaine de vacances, d'accepter une baisse de salaire, de modifier les conditions de retraite... Bien que portée dans l'imaginaire québécois par l'image d'infatigables bâtisseurs, la Beauce résiste difficilement à la crise manufacturière, dit M. Sylvain. «Elle nous touche, elle nous touche, c'est sûr. Et ce n'est pas parce que le taux de chômage est bas [5,9 % dans Chaudière-Appalaches] qu'il faut en conclure que ça va bien!» Pourquoi? Parce que, explique-t-il, les travailleurs qui partent ne sont tout simplement pas remplacés. «Depuis 2003, les entreprises beauceronnes investissent moins qu'avant et le nombre d'emplois industriels est en baisse.»

Quelques chiffres. Dans les trois MRC qui composent la Beauce, les emplois industriels se chiffrent à 25 000, soit 35 % du total. On convient généralement que le secteur manufacturier représente au Québec entre 15 % et 20 % de l'emploi total. Depuis 2003, selon lui, la Beauce perd entre 1000 à 1500 emplois par année. «Pourtant, on en avait toujours créé 400 ou 500 par année... En 2001, dans 11 municipalités, on en avait créé 1000! Alors, le fait de ne plus être en mode croissance, c'est alarmant... »

Même pour des entreprises manufacturières ultraspécialisées, le dollar canadien s'est fait sentir sur les finances. «Ouf, ç'a été douloureux», dit Didier Schneider, qui dirige Saint-Jean Photochimie, un fabricant de produits chimiques fins. La compagnie exporte la totalité de sa production! Au moment même où son chiffre d'affaires en dollars américains augmentait, celui en dollars canadiens reculait sans cesse parce que le huard prenait de la force... «Il a fallu faire un gros travail sur les coûts à l'interne, sur la productivité», dit M. Schneider, qui se dit «surpris du silence de la classe politique» au chapitre du dollar. En 2000, ils étaient 60 employés. Ils sont désormais entre 45 et 50.

Carte du Québec

Pour se faire une idée de l'ampleur des dégâts et des risques, Joëlle Noreau, économiste au Mouvement Desjardins, estime qu'il faut faire une analyse industrie par industrie pour ensuite appliquer la grille à une carte du Québec. «La vitalité économique va bien au-delà des questions de territoire. C'est une question de secteurs industriels et de vigueur interne des régions», affirme-t-elle. Se fier au taux de chômage? Absolument pas, dit-elle. «Ce n'est qu'une photo dans le temps.» Il faut plutôt tenir compte de la création d'emplois dans le passé et de la migration interrégionale.

Afin d'évaluer la création d'emplois au fil des ans, et ce pour tous les secteurs économiques, le Mouvement Desjardins a attribué à l'année 2002 un indice de 100. Les données régionales sont plus restreintes et nécessitent une lecture prudente, certes, mais elles peuvent donner une idée des régions où le marché du travail s'est engourdi.

Pour l'ensemble du Québec, en 2006, l'indice se situait à 105,2. Au-dessus de la moyenne, on retrouvait l'Outaouais (116), le Bas-Saint-Laurent (112), le Centre-du-Québec (109,6), Lanaudière (108,8), les Laurentides (107,7), Laval (107,3), Montréal (106,1), Québec (105,9) et l'Abitibi-Témiscamingue (105,5). En dessous de la moyenne? le Saguenay-Lac-Saint-Jean (104,4), Chaudière-Appalaches (104,4), l'Estrie (103,7), la Montérégie (101,2) et la Mauricie (100,8). La Gaspésie (98,8) et la Côte-Nord (93,2) ferment la marche.

«Le textile a mangé toute une claque, tout comme le meuble, le secteur métallurgique et celui des équipements exportés aux États-Unis», dit Roland Choinière, qui dirige le Centre d'aide aux entreprises de la Haute-Yamaska, à Granby. Sa région s'en est sortie pas trop mal dans l'ensemble, estime-t-il, mais il peut nommer, sur le bout des doigts, des compagnies qui ont frôlé la mort. Une ou deux fois par mois, il reçoit le coup de fil d'un p.-d.g. qui veut contracter un prêt afin de redresser son entreprise. Certains n'ont pas eu la présence d'esprit de réagir assez vite. Le problème, dit M. Choinière, c'est que bon nombre de ces entreprises «ont fait de l'argent sans effort pendant des années», référence directe à l'époque où la faiblesse du dollar canadien facilitait comme jamais les exportations vers les États-Unis.

Or, comme c'est souvent le cas lorsque vient le temps de décrire la performance économique des régions, M. Choinière nuance ses propos. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc, dit-il. Plusieurs demandes qu'il reçoit portent sur un projet d'acquisition, sur un démarrage de compagnie. Quant aux autres, elles doivent trouver des façons de réduire leurs dépenses, si elles ne veulent pas carrément disparaître, et fabriquer des produits à valeur ajoutée que les Chinois ne sont pas capables de faire eux-mêmes. «Ça prend des entreprises qui sont visionnaires. Elles doivent absolument réagir», dit-il. Autrement dit, le fabricant de meubles doit fabriquer du sur-mesure et laisser la production de masse aux Asiatiques. Le producteur de textile doit se spécialiser, confectionner des tissus plus sophistiqués.

Cette recherche de l'originalité est un refrain qui revient souvent. «Chaque jour, je me demande ce que je peux faire de plus», dit Alain Compagna, vice-président de Bois ouvrés Waterville, qui fabrique des composantes pour meubles et armoires. Les Chinois ne le concurrencent pas encore, mais ça s'en vient. Il le reconnaît. En gros, la compagnie a diversifié ses marchés de manière à réduire la part des Américains. Ensuite, elle s'est tournée vers des produits sur mesure. «On a délaissé les étagères de magasins», dit-il. La réorganisation ne s'est pas faite sans heurts. Alors qu'elle comptait près de 75 employés dans les années 90, elle en a aujourd'hui 50. «Parfois, on fait la liste des changements qu'on a effectués et on n'en revient juste pas», ajoute M. Compagna.

Plusieurs entreprises affirment que l'appui du gouvernement est plutôt mince, qu'elles ont dû se débrouiller elles-mêmes pour braver la tempête et assurer leur avenir. Que la bureaucratie les gêne et qu'elles voudraient, à tout le moins, une tape dans le dos de temps à autre. La classe politique doit-elle faire davantage pour soutenir le secteur manufacturier? «Je pense que oui», dit Marc-Urbain Proulx, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi. «Mais la question, c'est: "Quoi?" On voudrait que nos gouvernements soient proactifs, mais la menace est difficile à détecter. Et quand ça arrive, ce n'est plus une menace, c'est une calamité.»

Lorsque Le Devoir a demandé au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation de répondre à la question «Quelles sont les régions à risque», il a reçu la réponse suivante, par écrit: «Le ministère ne possède pas cette information.» Le ministère a cependant indiqué que le gouvernement fait des efforts. Il est en voie d'alléger le fardeau fiscal des entreprises, notamment en réduisant la taxe sur le capital, il a réduit le coût moyen des formalités administratives et a mis sur pied le Fonds d'intervention économique régional, de 408 millions. De leur côté, les partis font miroiter des centaines de millions en diverses formes d'aide pour les régions du Québec. Dans son dernier budget, par exemple, le ministre Audet promettait pour les régions la somme de 825 millions sur cinq ans.

Mais le secteur manufacturier n'est pas qu'en région, fait valoir M. Proulx. Les pressions, au chapitre du développement régional, viennent le plus souvent des régions périphériques, plus habituées à revendiquer. Or la crise est particulière dans la mesure où le secteur manufacturier est concentré dans le sud du Québec. «Là où il faudrait le soutenir beaucoup, ou au moins le maintenir, c'est là où il est déjà présent!»

La liste d'épicerie des entreprises est longue. Tout comme les communautés qui les abritent. Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, est déçu de ce qu'il n'entend pas dans la campagne électorale. «C'est comme si les défis ne font pas partie du débat», dit-il. Chez Solidarité rurale, on ratisse plus large. «Le gouvernement n'est pas l'unique responsable, ajoute son président, Jacques Proulx. Les villes aussi, les leaders, même la population... Il faut s'investir dans notre développement.»






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  • Jean-Pierre Aubry
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 11h34
    Besoin de flexibilité pour faire face aux changements
    « Un excellent article. Il nous permet de visualiser l'ampleur des pertes d'emplois dans le secteur manufacturier au Québec et de localiser les régions qui sont les plus affectées.

    Nos économies font face à des changements importants qui affectent négativement de nombreux travailleurs et leur famille. Il est important de comprendre la situation et de définir une stratégie nationale. La solution qui consiste à requérir aux subsides de façon intensive est loin d'être optimale. L'exemple de l'aide gouvernementale donnée à l'Alcan est peu convaincant car pour que cette firme investisse deux milliards de dollars, le gouvernement doit mettre sur la table trois milliards de dollars (voir les travaux des professeurs Bélanger et Bernard (http://www.asdeq.org/activites/comite-politiques-publiques/references.html).

    Le gouvernement n'a pas les ressources financière pour le faire et, même si c'était le cas, il est préférable de diriger l'activité économique vers des modes de production et vers des secteurs où nous sommes plus concurrentiels. L'article mentionne le cas où nous devons quitter la production de masse pour la production du «sur mesure».

    Le gouvernement doit investir dans l'innovation, dans la formation des travailleurs et dans le soutien aux travailleurs pour les aider à décrocher des emplois dans des entreprises et des secteurs en expansion. Nous avons besoin d'une grande flexibilité pour faire face aux multiples chocs. Tenter de garder à tout prix la structure d'hier risque de mal nous servir. Heureusement, il n'y a pas que de mauvaises nouvelles ; il y a des entreprises québécoise qui se développent bien dans ce monde en plein changement, comme en fait foi la croissance des emplois au Québec dans les cinq dernières années.

    Jean-Pierre Aubry
    Président du Comité des politiques publiques
    Association des économistes québécois »

  • Marc-Gilles Bouchard
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 12h47
    André Boisclair était donc tout à fait éclairé au débat des chefs
    « Mais malheureusement, tout comme le cadeau scandaleux de 350 millions aux grandes banques, la tragédie nationale de la crise manufacturière n'a pas retenu l'attention...le prétendu scandale amené de manière tout à fait démagogique par Monsieur Dumont et ses gros sabots fut le grand sujet politique de l'heure pendant deux jours. »

  • Pierre Laroche
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 15h06
    Les syndicats
    « Voici un exemple de la belle solidarité syndicale et des beaux discours des syndicats au Québec. Mon syndicat les TCA affilié a la FTQ nous a remis une magnifique casquette avec le numéro de notre local et lorsque nous regardons a l'intérieur nous voyons « made in china ».

    Il y a quelques années nos chères centrales syndicales nous disaient que nous ne devrions pas aller chez Wal-Mart, car ils étaient antisyndical et vendait des produits en majorité chinoise. Ils essayaient de culpabiliser la pauvre famille qui essayait d'économiser quelque dollar en achetant des produits chinois au Wal-Mart

    Aujourd'hui les mêmes syndicats, achètent des produits promotionnels faits en Chine. Se sont t'ils assurés que ce n'était pas fabriqué dans une « sweat shop » qui engageait des enfants? Jamais je ne vais croire qu'il n'y a pas une compagnie au Canada qui fabrique des casquettes. L'industrie du textile est en difficulté au Québec et au Canada à cause de la Chine et nos chères centrales achètent des produits fait en Chine.

    La première chose à faire pour garder nos emplois est d'acheter local. Comment convaincre un dirigeant d'entreprise de garder son usine ici alors que nous même nous achetons en Chine? Comment convaicre les compagnies de donner de bonne condition de travaille a ses employés alors que nous achetons d'un pays ou le gens travaillent 12 heures par jours, 6 jours par semaine pour 0.61$ de l'heure?

    C'est bien beau de se plaindre au gouvernement, mais ce n'est pas le gouvernement qui a acheté la casquette de mon local. Les syndicats devraient être les premiers a montrer l'exemple et ça inclus d'acheter responsable. »

  • Jean-Philippe Marchand
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 17h23
    Les solutions abondent , mais le dualisme nous tue.
    « Mon point n'est pas d'affirmer que je connais les solutions à la décroissance économique du secteur manufacturier. Il existe des pistes de solutions, bien sûr, et de différents ordres.

    Réfléchissons seulement à qui sont les acheteurs de nos biens manufacturiers produits. Les U.S.A, le Japon...De gros noms qui ne se soucient guère des travailleurs québécois. Ne serait-il pas possible d'encourager une circulation des biens à l'intérieur du Québec ou du Canada? Les avantages sont nombreux: réduction des frais de transport, une demande plus constante, un service "just on time" qui permet de réaliser des économies. Le gouvernement pourrait réguler ce marché en offrant des allègements fiscaux aux entreprises qui opterait pour cette voie, ou bien en offrant des externalités compétitives.

    Ce que je veux dire par externalité, c'est, entre autres, développer des programmes d'études qui sont directement associés aux nouvelles réalités économiques: finance, communication, technologie informatique, ingénierie électronique etc. En disposant ces programmes dans les régions, donc prêt géographiquement des entreprises manufacturières, on instaure une dynamique de croissance, puisque ces externalités permettent d'innover. On réduit aussi la dépendance des régions à une ou quelques entreprises et on augmente la mobilité des travailleurs. Si, par la suite, on désire vraiment créer un réseau de pôle de développement, des capitales régionales comme Rimouski, Chicoutimi, Sherbrooke, pourquoi ne pas investir dans un réseau de train rapide? Des coups monétaires importants oui, mais de cette façon, on ne contribue pas seulement à solidifier le commerce québécois intérieur, mais on favorise le tourisme et on stoppe l'exode des régions.

    Beaucoup de paroles, peu de geste. Les québécois et québécoises, nous sommes pris dans une éternelle dualité. Suis-je bleu ou rouge, suis-je souverainiste ou fédéraliste, suis de gauche ou de droite? Et en cette période électorale assez étrange, nous sommes à l'apogée de cette remise en question. Les sondages sur les intentions de vote le montrent bien. Cette dualité profonde nous assigne à un immobilisme passif, inhibant les idées motrices pour développer le Québec, qui se noient dans les grandes questions existentielles que nous nous posons. Peu importe, lorsque nous allons avoir passé ce temps trouble, nous nous devons chacun de déployer toutes nos compétences pour relancer le Québec. Parce que les asiatiques, eux, ne se soucient guère des travailleurs québécois.

    J'aimerais bien avoir des commentaires sur ce sujet, voir si des gens serait prêt à se défoncer pour que ça bouge ou à créer un milieu d'échange d'idées. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 18h39
    La solution
    « Des emplois perdus par milliers dans le secteur manufacturier? Pourquoi s'en faire? La solution, les Québécois l'ont!
    Ils n'ont qu'à élire un gouvernement majoritaire PQ et voter oui au prochain référendum.
    Ensuite, M. Boisclair sortira sa baguette magique et, abracadabra, des milliers d'emplois seront créés. De même qu'un Québec souverain s'en serait bien mieux sorti de la crise du bois-d'oeuvre...
    Très simpliste et primaire que tout cela. Et surtout, irresponsable. Il faut cesser de vendre du rêve et les Québecois doivent cesser de se laisser mener en bateau... »

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