Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Automobile

    La vente de grosses cylindrées stimulée par les faibles prix de l’essence

    21 janvier 2017 |Jean Philippe Angers - La Presse canadienne | Automobile
    La popularité des véhicules plus énergivores est intimement liée aux faibles prix à la pompe, font valoir des experts.
    Photo: La popularité des véhicules plus énergivores est intimement liée aux faibles prix à la pompe, font valoir des experts.

    Alors que s’ouvre à Montréal le Salon de l’auto, les ventes de camions et de véhicules utilitaires sports continuent de gagner en popularité au détriment de plus petites cylindrées. Un engouement vitaminé par les prix de l’essence généralement à la baisse.

     

    Selon les plus récentes données de Statistique Canada, la catégorie des camions — qui inclut les véhicules utilitaires à caractère sportif, les camions légers et lourds, mais également les minifourgonnettes et les fourgonnettes — connaît une progression des ventes au Québec, qui ne se démord pas depuis 2013, alors que les voitures particulières suivent nettement la tendance inverse. De janvier à novembre 2016, il s’est en effet vendu au Québec 248 615 unités de la catégorie des camions, comparativement à 189 397 voitures particulières. Pour l’ensemble de l’année 2015, les ventes dans la catégorie des camions se sont élevées à 232 898 unités, comparativement à 218 456 du côté des voitures particulières.

     

    La popularité des véhicules plus énergivores est intimement liée aux faibles prix à la pompe, font valoir des experts. Selon Statistique Canada, les prix de l’essence moyens à la pompe à Québec et à Montréal ont décliné respectivement en 2016 de 7,8 % et de 7 % par rapport à l’année précédente.

    248 615
    Nombre de camions vendus au Québec de janvier à novembre 2016
     

    Jesse Caron, expert automobile et coordonnateur des essais routiers pour CAA-Québec, estime également que la recrudescence des ventes de véhicules utilitaires sports est indéniable ces dernières années « avec un prix de l’essence qui est beaucoup plus faible. Au Canada, par exemple chez Toyota, il se vend maintenant plus de RAV 4 que de Corolla. C’est un exemple assez probant, alors que la Corolla est un des véhicules les plus vendus toutes catégories confondues depuis sa création », souligne-t-il.

     

    Et les véhicules verts ?

     

    Si les véhicules électriques ne représentent encore qu’une très mince portion des ventes totales, ils ne sont pas sans susciter l’intérêt lors des salons de l’auto. Au salon de Montréal, qui se poursuit jusqu’au 29 janvier, CAA-Québec propose des essais routiers pour 14 véhicules, dont la vedette de l’heure ; la Chevrolet Bolt.

     

    Or, l’innovation devant notamment apaiser les craintes sur l’autonomie des voitures électriques, l’engouement pour ces voitures vertes pourrait être freiné dans son élan par l’entrée en fonction du nouveau président américain Donald Trump. Selon M. Bouchard, la nomination d’un climatosceptique à la tête de l’agence de la protection environnementale aux États-Unis (EPA) pourrait signifier un relèvement du plafond des normes de consommation moyenne pour les flottes de véhicules vendues aux États-Unis. Par ricochet, cela pourrait avoir un impact direct sur les choix des constructeurs d’« investir ou pas des millions en recherche et développement pour des véhicules électriques ».

     

    Vincent Dussault, conseiller en transports à la Coop carbone — une coopérative qui vise à développer des initiatives pour réduire les gaz à effet de serre au Québec — fait valoir qu’il y a une croissance continue des ventes de véhicules électriques au Québec, tout en ajoutant que dans le volume des ventes de véhicules neufs, « c’est encore sous le 1 %, ou autour de 1 % ».













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.