Subaru Impreza - Le charme de la différence
Dans la catégorie des compactes, la plupart des joueurs sont bien sages, et l’agrément de conduite ne fait pas partie de leur ADN. L’Impreza se situe dans une classe à part.
Quand on songe à faire l'achat d'une compacte, il est rare que l'on pense, de façon spontanée, à la Subaru Impreza. Les Civic, Corolla et Mazda3 sont les premiers noms qui viennent en tête, parce que ce sont les plus connues (et les plus vendues). Pourtant, il n'existe pas de voiture mieux adaptée à notre climat, car elle a longtemps été la seule à offrir le rouage intégral dans ce segment.
Secret bien gardé s'il en est, l'Impreza vit dans l'ombre des versions plus sportives (WRX et STi), qui monopolisent toute l'attention. Ces dernières ont toutefois contribué à doter l'Impreza d'une très forte image, ce qui a eu un effet positif sur sa notoriété et dopé les ventes. Mieux encore, grâce à ses versions sportives, l'Impreza est passée du statut de berline anonyme à celui de voiture-culte.
Les WRX et STi diffèrent passablement des autres versions de l'Impreza, aussi nous concentrerons-nous, cette semaine, sur les versions dites «régulières». Les versions plus sportives feront l'objet d'une autre chronique, afin de leur donner l'espace qu'elles méritent.
Toujours pas de consensus
Depuis son lancement, en 1994, l'Impreza n'a jamais fait l'unanimité, sur le plan esthétique. Certains la trouvaient laide, ce qui n'est jamais bon pour les ventes; d'autres, au contraire, aimaient son originalité. Chose certaine, elle n'avait pas un style générique comme les autres voitures japonaises de ce segment.
La génération actuelle, qui a été renouvelée l'année dernière, marque cependant une étape importante dans l'évolution esthétique de l'Impreza. Contrairement aux générations précédentes, qui étaient une évolution de la première, on est cette fois parti d'une feuille blanche. Et si leurs lignes sont nettement plus consensuelles, le résultat est le même: les réactions sont toujours aussi polarisées! Les uns lui reprochent d'avoir perdu son allure si distinctive; les autres apprécient ce style plus européen, moins asiatique. Je vous laisse choisir votre camp.
Il fut un temps où l'Impreza se déclinait en trois configurations: un coupé, une berline, une familiale. Le coupé n'est plus, et la familiale a cédé sa place à une berline cinq portes, avec hayon arrière.
Au royaume du plastique
Chacune des deux configurations se décline en deux versions: 2.5i et Sport. Dans la première, c'est très déprimant, avec une décoration austère et, pire encore, une finition bon marché, avec beaucoup de plastique — partout, en fait. La qualité d'assemblage déçoit elle aussi, car elle varie d'un modèle à l'autre. Ainsi, il y avait des bruits de caisse dans les deux berlines cinq portes (hatchback) que j'ai conduites, mais aucun dans la berline quatre portes.
L'ergonomie est cependant irréprochable. Le tableau de bord est facile à lire, les commandes sont simples et intuitives, tandis que les espaces de rangement abondent. Et comme toujours chez Subaru, la radio est médiocre.
Les sièges sont confortables, mais les critiques sont nombreuses pour leur reprocher d'être trop bas. Ce n'est pas mon cas, je préfère même ça, mais il semble que nous ne soyons pas beaucoup dans mon camp... Ces mêmes sièges manquent aussi de soutien latéral. Toujours dans le rayon confort, la banquette arrière est à l'abri des reproches. Ceux ou celles qui y prennent place bénéficient toutefois d'un dégagement impressionnant pour la tête et les jambes. L'habitabilité est d'ailleurs l'un des points forts de l'Impreza, qui est sans conteste l'une des plus spacieuses de sa catégorie. Dans la berline quatre portes, le coffre est cependant handicapé par son manque de profondeur. La configuration cinq portes est nettement plus pratique; pas étonnant que ce soit la plus vendue, du moins au Québec.
Mécanique atypique
Une Subaru ne serait pas une Subaru si elle n'avait pas un moteur à plat (de type boxer). Cette mécanique atypique a ses qualités et ses défauts. Les qualités d'abord: sa robustesse et sa fiabilité, qui ont forgé la réputation de la marque. Ce type de moteur, avec ses cylindres disposés à plat (en H), se marie mieux avec une boîte automatique que les 4-cylindres traditionnels (en ligne). Ladite boîte n'a que quatre rapports, mais on ne peut lui reprocher, car son rendement est exemplaire. Subaru fait d'ailleurs de très bonnes transmissions automatiques, nettement meilleures, il faut bien le dire, que ses boîtes manuelles. Celles-ci sont imprécises, manquent de fermeté et l'embrayage est peu progressif.
La boîte manuelle exacerbe aussi les défauts de ce moteur, qui manque de souplesse, surtout lors des rétrogradations. Elle accentue aussi l'autre irritant de ce moteur, à savoir son manque de discrétion. À vitesse de croisière, on s'accommode de son ronronnement, mais dès que l'on dépasse la barre des 3500 tours-minute, cela devient de plus en plus bruyant.
Une Subaru ne serait pas une Subaru (bis) si elle n'avait pas quatre roues motrices. Encore là, c'est un couteau à deux tranchants: dans la neige et sous la pluie, cette traction intégrale à prise constante procure une sensation de sécurité incomparable, d'autant plus que l'expertise de la marque japonaise dans ce domaine n'est plus à faire. Disons-le, Subaru et Audi ont les meilleurs systèmes de rouage intégral. Cela dit, quatre roues motrices, ça consomme plus que deux. La différence n'est pas énorme, mais il y en a une. Si l'économie d'essence est votre priorité, allez plutôt chez Honda ou Toyota.
Plaisir intégral
Dans la catégorie des compactes, la plupart des joueurs sont bien sages, et l'agrément de conduite ne fait pas partie de leur ADN. L'Impreza se situe dans une classe à part: non seulement la qualité du châssis a-t-elle toujours été un de ses atouts, mais elle est rehaussée par la motricité exceptionnelle que lui confère sa traction intégrale. Plus le virage est prononcé, plus la caisse penche, mais ça colle! On se demande seulement si les pneus vont tenir. Les versions sportives, mieux chaussées, ont une tenue de route encore plus athlétique; sachez cependant que même la version de base distille une bonne dose de plaisir.
Un autre des points forts des Subaru, c'est la qualité des trains roulants, qui contribuent, eux aussi, à doter l'Impreza d'un comportement routier supérieur à celui de ses rivales, mais aussi à lui procurer une grande douceur de roulement. Confortables, silencieuses et rassurantes, les Subaru sont des voitures avec lesquelles on a envie d'enfiler les kilomètres. (Si seulement elles avaient une chaîne stéréo digne de ce nom...)
Évidemment, pour exploiter au mieux les grandes qualités routières de cette voiture, il faut une bonne direction. Comme toujours, celle de l'Impreza est affligée d'un grand rayon de braquage, mais c'est tout ce qu'on peut lui reprocher; sinon, elle brille à tous les chapitres (précision, rapidité d'exécution, dosage).
Conclusion
Rares sont les voitures qui donnent autant l'impression d'être en liaison directe avec le sol, encore plus quand il est question d'une voiture abordable! L'Impreza est l'une des rares compactes munies de la traction intégrale — ils ne sont que deux, avec la Suzuki SX4 —, et force est d'admettre que cela lui confère un net avantage. Ne vous fiez pas à son design, plus traditionnel qu'auparavant: l'Impreza reste une voiture atypique, qui fait bande à part dans ce segment de marché. Qui plus est, en bonne japonaise, elle est fiable comme tout. De plus, Subaru offre enfin des tarifs concurrentiels: les prix ont été revus à la baisse et les taux de financement sont plus intéressants.
*****
FICHE TECHNIQUE SUBARU IMPREZA 2.5 i
- Moteur: 4-cyl 2,5 L
- Puissance: 170 ch
- 0-100 km/h: 8,8 s
- Vitesse maximale: 200 km/h
- Consommation moyenne: 10,4 L/100 km
- Échelle de prix: 20 995 $ à 25 595 $
Secret bien gardé s'il en est, l'Impreza vit dans l'ombre des versions plus sportives (WRX et STi), qui monopolisent toute l'attention. Ces dernières ont toutefois contribué à doter l'Impreza d'une très forte image, ce qui a eu un effet positif sur sa notoriété et dopé les ventes. Mieux encore, grâce à ses versions sportives, l'Impreza est passée du statut de berline anonyme à celui de voiture-culte.
Les WRX et STi diffèrent passablement des autres versions de l'Impreza, aussi nous concentrerons-nous, cette semaine, sur les versions dites «régulières». Les versions plus sportives feront l'objet d'une autre chronique, afin de leur donner l'espace qu'elles méritent.
Toujours pas de consensus
Depuis son lancement, en 1994, l'Impreza n'a jamais fait l'unanimité, sur le plan esthétique. Certains la trouvaient laide, ce qui n'est jamais bon pour les ventes; d'autres, au contraire, aimaient son originalité. Chose certaine, elle n'avait pas un style générique comme les autres voitures japonaises de ce segment.
La génération actuelle, qui a été renouvelée l'année dernière, marque cependant une étape importante dans l'évolution esthétique de l'Impreza. Contrairement aux générations précédentes, qui étaient une évolution de la première, on est cette fois parti d'une feuille blanche. Et si leurs lignes sont nettement plus consensuelles, le résultat est le même: les réactions sont toujours aussi polarisées! Les uns lui reprochent d'avoir perdu son allure si distinctive; les autres apprécient ce style plus européen, moins asiatique. Je vous laisse choisir votre camp.
Il fut un temps où l'Impreza se déclinait en trois configurations: un coupé, une berline, une familiale. Le coupé n'est plus, et la familiale a cédé sa place à une berline cinq portes, avec hayon arrière.
Au royaume du plastique
Chacune des deux configurations se décline en deux versions: 2.5i et Sport. Dans la première, c'est très déprimant, avec une décoration austère et, pire encore, une finition bon marché, avec beaucoup de plastique — partout, en fait. La qualité d'assemblage déçoit elle aussi, car elle varie d'un modèle à l'autre. Ainsi, il y avait des bruits de caisse dans les deux berlines cinq portes (hatchback) que j'ai conduites, mais aucun dans la berline quatre portes.
L'ergonomie est cependant irréprochable. Le tableau de bord est facile à lire, les commandes sont simples et intuitives, tandis que les espaces de rangement abondent. Et comme toujours chez Subaru, la radio est médiocre.
Les sièges sont confortables, mais les critiques sont nombreuses pour leur reprocher d'être trop bas. Ce n'est pas mon cas, je préfère même ça, mais il semble que nous ne soyons pas beaucoup dans mon camp... Ces mêmes sièges manquent aussi de soutien latéral. Toujours dans le rayon confort, la banquette arrière est à l'abri des reproches. Ceux ou celles qui y prennent place bénéficient toutefois d'un dégagement impressionnant pour la tête et les jambes. L'habitabilité est d'ailleurs l'un des points forts de l'Impreza, qui est sans conteste l'une des plus spacieuses de sa catégorie. Dans la berline quatre portes, le coffre est cependant handicapé par son manque de profondeur. La configuration cinq portes est nettement plus pratique; pas étonnant que ce soit la plus vendue, du moins au Québec.
Mécanique atypique
Une Subaru ne serait pas une Subaru si elle n'avait pas un moteur à plat (de type boxer). Cette mécanique atypique a ses qualités et ses défauts. Les qualités d'abord: sa robustesse et sa fiabilité, qui ont forgé la réputation de la marque. Ce type de moteur, avec ses cylindres disposés à plat (en H), se marie mieux avec une boîte automatique que les 4-cylindres traditionnels (en ligne). Ladite boîte n'a que quatre rapports, mais on ne peut lui reprocher, car son rendement est exemplaire. Subaru fait d'ailleurs de très bonnes transmissions automatiques, nettement meilleures, il faut bien le dire, que ses boîtes manuelles. Celles-ci sont imprécises, manquent de fermeté et l'embrayage est peu progressif.
La boîte manuelle exacerbe aussi les défauts de ce moteur, qui manque de souplesse, surtout lors des rétrogradations. Elle accentue aussi l'autre irritant de ce moteur, à savoir son manque de discrétion. À vitesse de croisière, on s'accommode de son ronronnement, mais dès que l'on dépasse la barre des 3500 tours-minute, cela devient de plus en plus bruyant.
Une Subaru ne serait pas une Subaru (bis) si elle n'avait pas quatre roues motrices. Encore là, c'est un couteau à deux tranchants: dans la neige et sous la pluie, cette traction intégrale à prise constante procure une sensation de sécurité incomparable, d'autant plus que l'expertise de la marque japonaise dans ce domaine n'est plus à faire. Disons-le, Subaru et Audi ont les meilleurs systèmes de rouage intégral. Cela dit, quatre roues motrices, ça consomme plus que deux. La différence n'est pas énorme, mais il y en a une. Si l'économie d'essence est votre priorité, allez plutôt chez Honda ou Toyota.
Plaisir intégral
Dans la catégorie des compactes, la plupart des joueurs sont bien sages, et l'agrément de conduite ne fait pas partie de leur ADN. L'Impreza se situe dans une classe à part: non seulement la qualité du châssis a-t-elle toujours été un de ses atouts, mais elle est rehaussée par la motricité exceptionnelle que lui confère sa traction intégrale. Plus le virage est prononcé, plus la caisse penche, mais ça colle! On se demande seulement si les pneus vont tenir. Les versions sportives, mieux chaussées, ont une tenue de route encore plus athlétique; sachez cependant que même la version de base distille une bonne dose de plaisir.
Un autre des points forts des Subaru, c'est la qualité des trains roulants, qui contribuent, eux aussi, à doter l'Impreza d'un comportement routier supérieur à celui de ses rivales, mais aussi à lui procurer une grande douceur de roulement. Confortables, silencieuses et rassurantes, les Subaru sont des voitures avec lesquelles on a envie d'enfiler les kilomètres. (Si seulement elles avaient une chaîne stéréo digne de ce nom...)
Évidemment, pour exploiter au mieux les grandes qualités routières de cette voiture, il faut une bonne direction. Comme toujours, celle de l'Impreza est affligée d'un grand rayon de braquage, mais c'est tout ce qu'on peut lui reprocher; sinon, elle brille à tous les chapitres (précision, rapidité d'exécution, dosage).
Conclusion
Rares sont les voitures qui donnent autant l'impression d'être en liaison directe avec le sol, encore plus quand il est question d'une voiture abordable! L'Impreza est l'une des rares compactes munies de la traction intégrale — ils ne sont que deux, avec la Suzuki SX4 —, et force est d'admettre que cela lui confère un net avantage. Ne vous fiez pas à son design, plus traditionnel qu'auparavant: l'Impreza reste une voiture atypique, qui fait bande à part dans ce segment de marché. Qui plus est, en bonne japonaise, elle est fiable comme tout. De plus, Subaru offre enfin des tarifs concurrentiels: les prix ont été revus à la baisse et les taux de financement sont plus intéressants.
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FICHE TECHNIQUE SUBARU IMPREZA 2.5 i
- Moteur: 4-cyl 2,5 L
- Puissance: 170 ch
- 0-100 km/h: 8,8 s
- Vitesse maximale: 200 km/h
- Consommation moyenne: 10,4 L/100 km
- Échelle de prix: 20 995 $ à 25 595 $
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