Mitsubishi Outlander: l'étoile montante
L’amortissement de l’Outlander est souple, mais bien calibré et ne pénalise aucunement la tenue de route, très solide.
Si les gros VUS n'ont plus la cote, en raison du contexte économique et social, les petits, moins énergivores et plus près d'une automobile dans leur conception et leur comportement, sont toujours populaires. Tous les constructeurs généralistes en ont un, qu'ils soient américains, asiatiques ou européens; en tout, on compte une quinzaine de modèles dans le segment des VUS compacts.
Les Toyota RAV4 et Honda CR-V font figure de référence, en raison de leur fiabilité exemplaire, et ils se classent parmi les meilleures ventes. À ce chapitre, le champion incontesté, du moins au Québec, est cependant le Ford Escape, qui devance de peu le CR-V. Mais la plus belle progression, c'est Mitsubishi qui l'enregistre: les ventes de son Outlander ont plus que doublé depuis sa refonte, il y a deux ans. Il est vrai qu'il dispose de solides arguments: sa fiabilité lui vaut d'être recommandé par Protégez-vous et Consumer Reports, il est protégé par la meilleure garantie de l'industrie et, pour couronner le tout, il coûte moins cher que ses les autres VUS japonais.
Belle gueule
Pour bon nombre d'acheteurs, l'apparence demeure le premier critère d'achat, sinon le premier qui est à l'origine de leur intérêt pour un véhicule. De ce côté, c'est gagné: autant l'Outlander de première génération ne pouvait en aucun cas miser sur cette carte, en raison d'un physique ingrat, autant son successeur fait consensus. De l'avis — très subjectif — de l'auteur de ces lignes, c'est même le plus réussi de sa catégorie sur le plan esthétique. Par ailleurs, si vous avez croisé, lors de votre dernier séjour en Europe, des VUS Peugeot et Citroën qui lui ressemblaient comme deux gouttes d'eau, vous n'avez pas halluciné: l'Outlander est aussi commercialisé sous ces deux marques, avec des appellations différentes (Peugeot 4007 et Citroën C-Crosser). Des crossovers, comme disent les Français...
Côté dimensions, l'Outlander se situe dans la moyenne supérieure. Ce n'est ni le plus haut, ni le plus large, mais c'est toutefois le plus long (ex aequo avec le Nissan Rogue). C'est aussi l'un des rares VUS compacts à proposer une troisième banquette. Celle-ci doit cependant être considérée comme un siège d'appoint, car elle ne peut accueillir que de très jeunes enfants. Très, j'insiste.
L'immensité des lieux
Comme dans les autres modèles de la marque, il y a beaucoup de plastique à l'intérieur. Trop, et en plus, il marque à rien: on l'effleure un peu et hop, ça laisse une trace. Ce n'est pas joyeux non plus: la présentation est franchement austère. Mais l'essentiel est là: le tableau de bord, constitué de deux gros cadrans, est facile à consulter, et les trois grosses mollettes pour le chauffage et la climatisation sont aussi faciles à manipuler. Simple et efficace, quoi. C'est bien, mais décorez un peu, c'est triste comme un jour de pluie!
Si la finition et la décoration déçoivent, la construction est, en revanche, irréprochable, à la hauteur cette fois des standards japonais dans ce domaine. J'ai conduit l'Outlander à trois reprises au cours de la dernière année et, chaque fois, je n'ai constaté aucun défaut d'assemblage, ni entendu de craquement.
Les sièges sont bien rembourrés, mais fermes. À l'avant, les baquets procurent un bon soutien, tant latéral que lombaire; à l'arrière, toutefois, la banquette est vraiment trop ferme. Dure, même. Mais que d'espace! Pour la tête, les jambes... C'est vaste, là-dedans. Même l'espace pour les bagages bénéficie de la grande habitabilité de l'Outlander, qui offre une des meilleures capacités de chargement dans cette catégorie. De plus, les espaces de rangement abondent dans l'habitacle et ils sont, eux aussi, une bonne contenance.
Bonne mécanique
Si les Mitsubishi ont un point fort, c'est bien leurs moteurs. Tant mieux, car c'est le coeur d'un véhicule. Dans ce créneau, rares sont ceux qui offrent le choix entre un 4-cylindres et un V6; en règle générale, c'est l'un ou l'autre. L'Outlander, vous l'aurez deviné, a les deux: un 4-cylindres de 2,4 litres (168 chevaux) ou un V6 de 3 litres (220 chevaux). Celui-ci a du coeur au ventre, mais il brille aussi, comme la plupart des moteurs japonais, par sa souplesse et son silence de roulement. Sa consommation le situe dans la moyenne des V6, mais si c'est votre priorité, optez plutôt pour le 4-cylindres: vous gagnerez facilement deux litres aux 100 kilomètres.
Ce 4-cylindres propose juste ce qu'il faut de puissance et de couple pour rivaliser avec les ténors de sa catégorie. Son rendement global le place même dans le peloton de tête: il est moins paresseux que le Forester, moins bruyant que les Suzuki Grand Vitara, Ford Escape et Mazda Tribute. Bref, il n'a rien à envier aux 4-cylindres de Honda et Toyota, dont la réputation n'est plus à faire.
Le 4-cylindres est couplé à une boîte de vitesses à variation continue, tandis que le V6 a droit à une boîte automatique à six rapports, avec un mode manuel. Sauf erreur, l'Outlander est le seul de sa catégorie à être muni de palettes au volant pour changer les rapports. (Entre vous et moi, dans ce type de véhicule, ça ne sert absolument à rien, mais bon, c'est du marketing...)
Tous les organes mécaniques exécutent un travail irréprochable, que dis-je, exemplaire. Les moteurs, les transmissions, le freinage — puissant —, mais aussi la direction, bien dosée, rapide, avec un court rayon de braquage. Vraiment, c'est de la bonne mécanique.
Idéal pour
les routes du Québec
Au Québec, ce ne sont pas les endroits qui manquent pour vérifier le travail des trains roulants d'un véhicule. L'une des portions d'un parcours que j'utilise régulièrement pour mes essais routiers est en piteux état — ça vous étonne? — et les suspensions de l'Outlander ont pu montrer leur efficacité. Chaque trou, chaque fissure, chaque bosse étaient absorbés avec doigté, sans altérer le confort. Une seule lacune digne de mention: les bruits de roulement.
L'amortissement est souple, mais bien calibré et ne pénalise aucunement la tenue de route, très solide. Dans les virages, la caisse penche, mais si on accélère, elle se braque et la motricité du rouage intégral fait le reste. L'Outlander est aussi offert en version deux roues motrices, mais au Québec, c'est moins pertinent...
Conclusion
Spacieux, silencieux, confortable et fiable, l'Outlander est de surcroît protégé par une garantie de base plus longue que celle de ses concurrents. Qui plus est, l'Outlander est offert à un prix très concurrentiel. Et même si Mitsubishi ne jouit pas de la même notoriété que Honda, Toyota, Nissan ou Mazda, la qualité est comparable. Pour ces raisons, l'Outlander est l'étoile montante de ce segment et constitue une réelle menace pour les CR-V, RAV4, Forester et Cie.
****
FICHE TECHNIQUE MITSUBISHI OUTLANDER
- Moteur: V6 3 litres
- Puissance: 220 ch
- 0-100 km/h: 7,6 s
- Vitesse maximale: 190 km/h
- Consommation moyenne: 12,5 litres/100 km
- Échelle de prix: 24 998 $ à
32 198 $
Les Toyota RAV4 et Honda CR-V font figure de référence, en raison de leur fiabilité exemplaire, et ils se classent parmi les meilleures ventes. À ce chapitre, le champion incontesté, du moins au Québec, est cependant le Ford Escape, qui devance de peu le CR-V. Mais la plus belle progression, c'est Mitsubishi qui l'enregistre: les ventes de son Outlander ont plus que doublé depuis sa refonte, il y a deux ans. Il est vrai qu'il dispose de solides arguments: sa fiabilité lui vaut d'être recommandé par Protégez-vous et Consumer Reports, il est protégé par la meilleure garantie de l'industrie et, pour couronner le tout, il coûte moins cher que ses les autres VUS japonais.
Belle gueule
Pour bon nombre d'acheteurs, l'apparence demeure le premier critère d'achat, sinon le premier qui est à l'origine de leur intérêt pour un véhicule. De ce côté, c'est gagné: autant l'Outlander de première génération ne pouvait en aucun cas miser sur cette carte, en raison d'un physique ingrat, autant son successeur fait consensus. De l'avis — très subjectif — de l'auteur de ces lignes, c'est même le plus réussi de sa catégorie sur le plan esthétique. Par ailleurs, si vous avez croisé, lors de votre dernier séjour en Europe, des VUS Peugeot et Citroën qui lui ressemblaient comme deux gouttes d'eau, vous n'avez pas halluciné: l'Outlander est aussi commercialisé sous ces deux marques, avec des appellations différentes (Peugeot 4007 et Citroën C-Crosser). Des crossovers, comme disent les Français...
Côté dimensions, l'Outlander se situe dans la moyenne supérieure. Ce n'est ni le plus haut, ni le plus large, mais c'est toutefois le plus long (ex aequo avec le Nissan Rogue). C'est aussi l'un des rares VUS compacts à proposer une troisième banquette. Celle-ci doit cependant être considérée comme un siège d'appoint, car elle ne peut accueillir que de très jeunes enfants. Très, j'insiste.
L'immensité des lieux
Comme dans les autres modèles de la marque, il y a beaucoup de plastique à l'intérieur. Trop, et en plus, il marque à rien: on l'effleure un peu et hop, ça laisse une trace. Ce n'est pas joyeux non plus: la présentation est franchement austère. Mais l'essentiel est là: le tableau de bord, constitué de deux gros cadrans, est facile à consulter, et les trois grosses mollettes pour le chauffage et la climatisation sont aussi faciles à manipuler. Simple et efficace, quoi. C'est bien, mais décorez un peu, c'est triste comme un jour de pluie!
Si la finition et la décoration déçoivent, la construction est, en revanche, irréprochable, à la hauteur cette fois des standards japonais dans ce domaine. J'ai conduit l'Outlander à trois reprises au cours de la dernière année et, chaque fois, je n'ai constaté aucun défaut d'assemblage, ni entendu de craquement.
Les sièges sont bien rembourrés, mais fermes. À l'avant, les baquets procurent un bon soutien, tant latéral que lombaire; à l'arrière, toutefois, la banquette est vraiment trop ferme. Dure, même. Mais que d'espace! Pour la tête, les jambes... C'est vaste, là-dedans. Même l'espace pour les bagages bénéficie de la grande habitabilité de l'Outlander, qui offre une des meilleures capacités de chargement dans cette catégorie. De plus, les espaces de rangement abondent dans l'habitacle et ils sont, eux aussi, une bonne contenance.
Bonne mécanique
Si les Mitsubishi ont un point fort, c'est bien leurs moteurs. Tant mieux, car c'est le coeur d'un véhicule. Dans ce créneau, rares sont ceux qui offrent le choix entre un 4-cylindres et un V6; en règle générale, c'est l'un ou l'autre. L'Outlander, vous l'aurez deviné, a les deux: un 4-cylindres de 2,4 litres (168 chevaux) ou un V6 de 3 litres (220 chevaux). Celui-ci a du coeur au ventre, mais il brille aussi, comme la plupart des moteurs japonais, par sa souplesse et son silence de roulement. Sa consommation le situe dans la moyenne des V6, mais si c'est votre priorité, optez plutôt pour le 4-cylindres: vous gagnerez facilement deux litres aux 100 kilomètres.
Ce 4-cylindres propose juste ce qu'il faut de puissance et de couple pour rivaliser avec les ténors de sa catégorie. Son rendement global le place même dans le peloton de tête: il est moins paresseux que le Forester, moins bruyant que les Suzuki Grand Vitara, Ford Escape et Mazda Tribute. Bref, il n'a rien à envier aux 4-cylindres de Honda et Toyota, dont la réputation n'est plus à faire.
Le 4-cylindres est couplé à une boîte de vitesses à variation continue, tandis que le V6 a droit à une boîte automatique à six rapports, avec un mode manuel. Sauf erreur, l'Outlander est le seul de sa catégorie à être muni de palettes au volant pour changer les rapports. (Entre vous et moi, dans ce type de véhicule, ça ne sert absolument à rien, mais bon, c'est du marketing...)
Tous les organes mécaniques exécutent un travail irréprochable, que dis-je, exemplaire. Les moteurs, les transmissions, le freinage — puissant —, mais aussi la direction, bien dosée, rapide, avec un court rayon de braquage. Vraiment, c'est de la bonne mécanique.
Idéal pour
les routes du Québec
Au Québec, ce ne sont pas les endroits qui manquent pour vérifier le travail des trains roulants d'un véhicule. L'une des portions d'un parcours que j'utilise régulièrement pour mes essais routiers est en piteux état — ça vous étonne? — et les suspensions de l'Outlander ont pu montrer leur efficacité. Chaque trou, chaque fissure, chaque bosse étaient absorbés avec doigté, sans altérer le confort. Une seule lacune digne de mention: les bruits de roulement.
L'amortissement est souple, mais bien calibré et ne pénalise aucunement la tenue de route, très solide. Dans les virages, la caisse penche, mais si on accélère, elle se braque et la motricité du rouage intégral fait le reste. L'Outlander est aussi offert en version deux roues motrices, mais au Québec, c'est moins pertinent...
Conclusion
Spacieux, silencieux, confortable et fiable, l'Outlander est de surcroît protégé par une garantie de base plus longue que celle de ses concurrents. Qui plus est, l'Outlander est offert à un prix très concurrentiel. Et même si Mitsubishi ne jouit pas de la même notoriété que Honda, Toyota, Nissan ou Mazda, la qualité est comparable. Pour ces raisons, l'Outlander est l'étoile montante de ce segment et constitue une réelle menace pour les CR-V, RAV4, Forester et Cie.
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FICHE TECHNIQUE MITSUBISHI OUTLANDER
- Moteur: V6 3 litres
- Puissance: 220 ch
- 0-100 km/h: 7,6 s
- Vitesse maximale: 190 km/h
- Consommation moyenne: 12,5 litres/100 km
- Échelle de prix: 24 998 $ à
32 198 $
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