Bilan passable pour l'industrie manufacturière
Le PIB québécois a progressé de 0,8 % au troisième trimestre
22 décembre 2005
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Une ouvrière du textile en Chine. L’industrie québécoise du vêtement et du textile a été particulièrement touchée par la vive concurrence provenant de la Chine et d’autres pays asiatiques.
Le secteur manufacturier québécois affiche un bilan passable pour 2005, alors que la valeur de ses expéditions a crû à un rythme moindre qu'en 2004 et que le nombre d'emplois a diminué.
Selon des données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), rendues publiques hier, la valeur des expéditions manufacturières pour 2005 s'est établie à 144,8 milliards, en hausse de 4,2 % par rapport à l'année précédente. Cette progression est inférieure à celle de 6,5 % qui avait été enregistrée en 2004.
Le nombre d'emplois manufacturiers (équivalents à temps plein) pour 2005 est estimé à 541 563, en baisse de 1 % ou de 4522 emplois par rapport à 2004. L'année précédente avait également été marquée par une perte nette d'emplois, celle-ci étant alors de moindre ampleur, soit 0,2 %.
Les données de l'ISQ révèlent que l'industrie du vêtement et du textile a été particulièrement touchée par la vive concurrence provenant de la Chine et d'autres pays asiatiques. La valeur des expéditions a ainsi chuté de 13,4 % dans les vêtements et de 6,3 % dans le textile. De même, les pertes d'emplois les plus importantes ont été enregistrées dans le vêtement (5382 emplois en moins, un recul de 11,2 %).
Les sous-secteurs des produits du cuir et du bois ont également été durement éprouvés en 2005. L'industrie du cuir a ainsi subi un recul de 16,2 % de la valeur de ses expéditions, accompagné d'une perte de 473 emplois ou 10,5 %. Quant à l'industrie des produits du bois, la valeur de ses expéditions a chuté de 14,6 %, alors que le nombre d'emplois a reculé de 633 ou 1,6 %.
En contrepartie, des sous-secteurs ont enregistré des gains sensibles en termes d'emplois, tels que le matériel de transport (1325 emplois et 3,2 %), le matériel et les composants électriques (624 emplois et 4,3 %), les produits informatiques et électroniques (512 emplois et 2 %) ainsi que la première transformation des métaux (418 emplois et 1,8 %).
D'autre part, l'ISQ a fait savoir que le PIB du Québec pour le troisième trimestre a progressé de 0,8 % par rapport à la période de trois mois précédente, soit un rythme supérieur aux hausses de 0,6 et de 0,5 % qui avaient été enregistrées lors des deux premiers trimestres 2005. Pour l'ensemble des trois premiers trimestres 2005, l'économie québécoise affiche une croissance de 2 %, inférieure à la performance de 2,4 % pour toute l'année 2004.
Selon l'ISQ, la progression de l'économie pendant le troisième trimestre est due en bonne partie à une amélioration du solde du commerce extérieur, alors que la demande intérieure est demeurée peu vigoureuse, avec une faible progression de 0,3 %.
Les économistes du Mouvement Desjardins ont d'ailleurs souligné hier,que l'analyse détaillée de la performance québécoise révèle des failles importantes. «Les ménages, qui ont été le principal pilier de la croissance économique des trimestres précédents, commencent à s'essouffler, estiment les analystes de Desjardins. La création d'emplois moins soutenue en 2005 en raison des nombreuses mises à pied dans le secteur manufacturier est sans doute derrière ce manque de vitalité.»
Quant à l'amélioration du solde du commerce extérieur, les économistes de Desjardins n'y voient qu'un «mirage» puisqu'elle est attribuable au recul des importations.
«L'économie du Québec repose encore sur des bases fragiles et la modeste croissance annuelle de 2 %, pour les trois premiers trimestres, nous ramène à la réalité», écrit Desjardins dans son bulletin d'analyse.
Selon des données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), rendues publiques hier, la valeur des expéditions manufacturières pour 2005 s'est établie à 144,8 milliards, en hausse de 4,2 % par rapport à l'année précédente. Cette progression est inférieure à celle de 6,5 % qui avait été enregistrée en 2004.
Le nombre d'emplois manufacturiers (équivalents à temps plein) pour 2005 est estimé à 541 563, en baisse de 1 % ou de 4522 emplois par rapport à 2004. L'année précédente avait également été marquée par une perte nette d'emplois, celle-ci étant alors de moindre ampleur, soit 0,2 %.
Les données de l'ISQ révèlent que l'industrie du vêtement et du textile a été particulièrement touchée par la vive concurrence provenant de la Chine et d'autres pays asiatiques. La valeur des expéditions a ainsi chuté de 13,4 % dans les vêtements et de 6,3 % dans le textile. De même, les pertes d'emplois les plus importantes ont été enregistrées dans le vêtement (5382 emplois en moins, un recul de 11,2 %).
Les sous-secteurs des produits du cuir et du bois ont également été durement éprouvés en 2005. L'industrie du cuir a ainsi subi un recul de 16,2 % de la valeur de ses expéditions, accompagné d'une perte de 473 emplois ou 10,5 %. Quant à l'industrie des produits du bois, la valeur de ses expéditions a chuté de 14,6 %, alors que le nombre d'emplois a reculé de 633 ou 1,6 %.
En contrepartie, des sous-secteurs ont enregistré des gains sensibles en termes d'emplois, tels que le matériel de transport (1325 emplois et 3,2 %), le matériel et les composants électriques (624 emplois et 4,3 %), les produits informatiques et électroniques (512 emplois et 2 %) ainsi que la première transformation des métaux (418 emplois et 1,8 %).
D'autre part, l'ISQ a fait savoir que le PIB du Québec pour le troisième trimestre a progressé de 0,8 % par rapport à la période de trois mois précédente, soit un rythme supérieur aux hausses de 0,6 et de 0,5 % qui avaient été enregistrées lors des deux premiers trimestres 2005. Pour l'ensemble des trois premiers trimestres 2005, l'économie québécoise affiche une croissance de 2 %, inférieure à la performance de 2,4 % pour toute l'année 2004.
Selon l'ISQ, la progression de l'économie pendant le troisième trimestre est due en bonne partie à une amélioration du solde du commerce extérieur, alors que la demande intérieure est demeurée peu vigoureuse, avec une faible progression de 0,3 %.
Les économistes du Mouvement Desjardins ont d'ailleurs souligné hier,que l'analyse détaillée de la performance québécoise révèle des failles importantes. «Les ménages, qui ont été le principal pilier de la croissance économique des trimestres précédents, commencent à s'essouffler, estiment les analystes de Desjardins. La création d'emplois moins soutenue en 2005 en raison des nombreuses mises à pied dans le secteur manufacturier est sans doute derrière ce manque de vitalité.»
Quant à l'amélioration du solde du commerce extérieur, les économistes de Desjardins n'y voient qu'un «mirage» puisqu'elle est attribuable au recul des importations.
«L'économie du Québec repose encore sur des bases fragiles et la modeste croissance annuelle de 2 %, pour les trois premiers trimestres, nous ramène à la réalité», écrit Desjardins dans son bulletin d'analyse.
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