Une nouvelle tempête tropicale pousse le pétrole à la hausse
18 octobre 2005
Actualités économiques
New York — Les prix du pétrole ont fini en nette hausse hier après l'apparition d'une nouvelle tempête tropicale, qui menace de se renforcer en ouragan et de traverser le golfe du Mexique en fin de semaine.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en novembre a pris 1,73 $US, à 64,36 $US.
Sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,09 $US à 60,57 $US.
Sur le Nymex, essence et fioul de chauffage ont aussi fini en hausse.
«Des raffineries qui redémarrent lentement [dans le golfe du Mexique] et une tempête nommée Wilma rappellent aux investisseurs à quel point le rapport entre offre et demande est tendu», a estimé Phil Flynn, analyste d'Alaron Trading.
«Même s'il est toujours difficile de déterminer le parcours [d'une tempête], cela crée une vraie inquiétude sur le marché en ce moment», a renchéri Marshall Steeves, analyste de Refco.
La tempête tropicale Wilma, la 21e tempête de la saison 2005 dans l'Atlantique, se situait hier entre la Jamaïque et le Honduras. Le centre des ouragans, basé en Floride, prévoit que Wilma atteindra vendredi matin le golfe du Mexique, déjà touché par les cyclones Katrina et Rita.
Lent retour à la normale
Le retour à la normale dans le golfe — où se concentrent 29 % de la production américaine de brut — est lent. Hier, 66,42 % de la production quotidienne habituelle de brut et 54,98 % de celle de gaz étaient encore paralysés, selon l'agence fédérale Minerals Management Service. À titre de comparaison, ces chiffres étaient de 70 % et 60 % environ respectivement mardi dernier.
En outre, six raffineries du golfe étaient encore fermées vendredi, selon les derniers chiffres disponibles du ministère de l'Énergie.
«Il y a plusieurs semaines, les entreprises de raffinage estimaient que la plupart des installations seraient au moins en train de redémarrer à la mi-octobre», soulignent les analystes de JP Morgan, ajoutant qu'à présent, «le retour à la normale de la plupart des installations est prévu pour fin 2005-début 2006». «L'état du marché dépend du retour à la normale des installations du golfe», insiste Phil Flynn.
Autre sujet d'inquiétudes selon JP Morgan, le procès de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein — qui démarre demain — pourrait déclencher une nouvelle flambée de violence en Irak, qui possède les réserves prouvées d'or noir les plus importantes au monde.
En outre, en France, les ouvriers de la plus importante raffinerie du pays ont voté vendredi la reconduction de leur grève entamée il y a près d'un mois.
La progression des cours n'a pas été freinée par l'annonce de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui a revu en baisse son estimation de croissance de la demande mondiale de pétrole. En 2005, elle l'évalue à +1,4 % contre +1,7 % auparavant.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en novembre a pris 1,73 $US, à 64,36 $US.
Sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,09 $US à 60,57 $US.
Sur le Nymex, essence et fioul de chauffage ont aussi fini en hausse.
«Des raffineries qui redémarrent lentement [dans le golfe du Mexique] et une tempête nommée Wilma rappellent aux investisseurs à quel point le rapport entre offre et demande est tendu», a estimé Phil Flynn, analyste d'Alaron Trading.
«Même s'il est toujours difficile de déterminer le parcours [d'une tempête], cela crée une vraie inquiétude sur le marché en ce moment», a renchéri Marshall Steeves, analyste de Refco.
La tempête tropicale Wilma, la 21e tempête de la saison 2005 dans l'Atlantique, se situait hier entre la Jamaïque et le Honduras. Le centre des ouragans, basé en Floride, prévoit que Wilma atteindra vendredi matin le golfe du Mexique, déjà touché par les cyclones Katrina et Rita.
Lent retour à la normale
Le retour à la normale dans le golfe — où se concentrent 29 % de la production américaine de brut — est lent. Hier, 66,42 % de la production quotidienne habituelle de brut et 54,98 % de celle de gaz étaient encore paralysés, selon l'agence fédérale Minerals Management Service. À titre de comparaison, ces chiffres étaient de 70 % et 60 % environ respectivement mardi dernier.
En outre, six raffineries du golfe étaient encore fermées vendredi, selon les derniers chiffres disponibles du ministère de l'Énergie.
«Il y a plusieurs semaines, les entreprises de raffinage estimaient que la plupart des installations seraient au moins en train de redémarrer à la mi-octobre», soulignent les analystes de JP Morgan, ajoutant qu'à présent, «le retour à la normale de la plupart des installations est prévu pour fin 2005-début 2006». «L'état du marché dépend du retour à la normale des installations du golfe», insiste Phil Flynn.
Autre sujet d'inquiétudes selon JP Morgan, le procès de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein — qui démarre demain — pourrait déclencher une nouvelle flambée de violence en Irak, qui possède les réserves prouvées d'or noir les plus importantes au monde.
En outre, en France, les ouvriers de la plus importante raffinerie du pays ont voté vendredi la reconduction de leur grève entamée il y a près d'un mois.
La progression des cours n'a pas été freinée par l'annonce de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui a revu en baisse son estimation de croissance de la demande mondiale de pétrole. En 2005, elle l'évalue à +1,4 % contre +1,7 % auparavant.
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