samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Scandale Parmalat: le procès s'ouvre aujourd'hui

Deux agents de la police financière montent la garde devant les bureaux de Parmalat, à Parme, à la suite de la découverte du scandale financier qui a conduit, en 2004, à l’effondrement du groupe agroalimentaire italien.
Photo : Agence Reuters
Deux agents de la police financière montent la garde devant les bureaux de Parmalat, à Parme, à la suite de la découverte du scandale financier qui a conduit, en 2004, à l’effondrement du groupe agroalimentaire italien.
Milan — Le procès de l'affaire Parmalat, l'un des plus gros scandales financiers européens, s'ouvre aujourd'hui à Milan, près de deux ans après la découverte d'une fraude à grande échelle qui a conduit le groupe agroalimentaire italien à la faillite, gangrené par un trou de 14,5 milliards d'euros (21 milliards de dollars).

Sur le banc des prévenus, le fondateur et ancien patron de Parmalat, Calisto Tanzi, ainsi que d'anciens directeurs, avocats et comptables du géant laitier devront répondre des chefs de fausses informations données aux marchés financiers et manipulations des cours boursiers. Seront également jugées à Milan pour ce procès de l'«Enron européen» les branches italiennes des cabinets d'expertise comptable Deloitte & Touche et Grant Thornton, tous deux chargés de missions d'audit pour Parmalat.

Calisto Tanzi ne s'est pas encore exprimé publiquement sur sa ligne de défense, mais les observateurs judiciaires pensent que ses avocats vont probablement essayer de faire porter la responsabilité aux banques. La première audience, aujourd'hui, devrait être consacrée essentiellement à des questions de procédure.

Fraudes financières

Le procès devra faire la lumière sur le système de fraudes financières qui a permis à Parmalat de dissimuler ses immenses pertes financières et de lever des fonds, autant de pratiques qui, selon les procureurs, ont commencé peu après l'entrée en Bourse du groupe en 1989. Ce système frauduleux a été mis au jour en décembre 2003 lorsque Parmalat a été obligé de reconnaître qu'une somme de cinq milliards $US, censée avoir été déposée sur un compte de la Bank of America par sa filiale dans les îles Caïman, en fait n'existait pas.

Peu après cet aveu, Parmalat s'est mise sous la protection de la législation sur les banqueroutes et a révélé que ses dettes nettes s'élevaient à 14,5 milliards d'euros, soit huit fois plus que le niveau affiché dans ses comptes publics. Des dizaines de milliers de petits porteurs d'actions Parmalat ont alors perdu la valeur de leur investissement.

Une dizaine d'autres personnes impliquées dans ce scandale ne seront pas jugées à Milan. Pour échapper au procès public et bénéficier d'une peine réduite, elles ont préféré plaider coupable, ce qui a conduit à leur condamnation en juin à des peines allant jusqu'à deux ans et demi de prison. Parmi elles figure le propre fils de Calisto Tanzi, Stefano Tanzi, condamné à un an et 11 mois de prison avec sursis.

Parallèlement au procès milanais, le parquet de Parme — ville située à proximité du siège de Parmalat — poursuit ses investigations en vue de mettre en examen Calisto Tanzi et des dizaines d'autres responsables pour des accusations plus graves, telles que banqueroute frauduleuse et association criminelle.

Aujourd'hui, Parmalat est dirigé par un administrateur nommé par le gouvernement italien, Enrico Bondi, qui a lancé une série de poursuites contre des banques en vue de partager avec elles la responsabilité de la faillite et de récupérer une partie de l'argent perdu par le groupe et les nombreux investisseurs privés. M. Bondi a également engagé un plan de restructuration afin de recentrer l'entreprise sur ses principales marques.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012