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Négociations dans l'automobile - Au diable la tradition, Ford sera la cible des TCA

9 septembre 2005  Actualités économiques
Toronto — Le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a rompu avec la tradition, hier, et décidé de cibler le constructeur que l'on dit être dans la plus mauvaise situation financière parmi les trois grands de l'industrie, soit Ford Canada, dans le cadre de la présente ronde de négociations.

Le président des TCA, Buzz Hargrove, a expliqué que Ford était le constructeur le moins susceptible d'être paralysé par une grève, estimant qu'un arrêt de travail touchant des milliers de travailleurs de DaimlerChrysler était «inévitable» et qu'une grève des employés de General Motors (GM) était possible.

L'annonce faite par les TCA signifie que le syndicat négociera tout d'abord avec Ford Canada, dans l'espoir de parvenir à une entente type qui serait ensuite proposée à GM et DaimlerChrysler.

M. Hargrove a également rompu avec la tradition syndicale en laissant entendre qu'un accord entre Ford et 11 600 travailleurs de l'Ontario pourrait être atteint dès mardi, soit bien avant le 20 septembre, date limite établie pour le déclenchement d'une grève.

Importantes questions à régler

Stacey Allerton Firth, négociatrice en chef de Ford Canada, a estimé cela possible, en dépit d'un échéancier serré. «Il y a pas mal de questions difficiles à régler d'ici là, a-t-elle affirmé en entrevue. Compte tenu des progrès jusqu'à présent réalisés lors de nos négociations, et avec beaucoup de travail ces prochains jours, nous avons cependant confiance d'y arriver.»

Néanmoins, le dirigeant des TCA a indiqué que DaimlerChrysler pourrait encore être la cible d'un arrêt de travail. Si le syndicat juge à un certain moment être trop éloigné d'une entente avec Ford, mardi, il ciblera plutôt DaimlerChrysler, a précisé M. Hargrove.

Les observateurs s'attendaient pour la plupart à ce que DaimlerChrysler soit le premier constructeur ciblé par les TCA parce qu'il se trouve en meilleure santé financière que ses deux concurrents américains.

M. Hargrove a toutefois expliqué que les demandes de DaimlerChrysler, incluant celles relatives à la sous-traitance, semblaient tellement peu flexibles qu'une grève était «inévitable» pour les 11 400 travailleurs de l'entreprise à Windsor, en Ontario.
 
 
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