Le pétrole stimulerait les augmentations de salaire
2 septembre 2005
Actualités économiques
Après avoir vu leurs augmentations de salaire diminuer pendant trois années consécutives, les employés canadiens peuvent enfin espérer de plus fortes majorations de leurs émoluments.
La plus récente étude annuelle sur les salaires réalisée par le cabinet-conseil Watson Wyatt établit à 3,3 % les augmentations consenties par les employeurs en 2005, comparativement à 3,2 % l'année dernière. Après un récent sommet de 4,1 % en 2001, les employés canadiens avaient dû se contenter d'augmentations plus modestes en 2002 (3,4 %) et 2003 (3,3 %).
Pour 2006, les 422 entreprises et diverses organisations qui ont pris part à l'étude disent prévoir des augmentations de 3,3 %.
Stéphane Lebeau, chef de pratique responsable du Groupe capital humain au bureau montréalais de Watson Wyatt, estime que l'année 2005 pourrait bien marquer un revirement et le début d'un cycle nouveau pour les augmentations salariales. «Avec les prix de l'essence qui flambent et l'indice des prix à la consommation qui pourrait continuer à grimper, les compagnies vont peut-être devoir offrir encore davantage [que les 3,3 % prévu] en 2006. On peut parler de 3,5 %», a dit M. Lebeau.
De la même façon que les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont été un «élément déclencheur» d'un cycle de faiblesse des augmentations salariales, M. Lebeau croit que le choc pétrolier qui secoue présentement l'économie pourrait jouer un rôle comparable dans un nouveau cycle haussier.
«Les attentats du 11 septembre sont venus écraser [les pressions salariales]. L'économie montrait déjà des faiblesses et je ne crois pas que les entreprises auraient pu maintenir des augmentations de 4 % par année. Les attentats ont toutefois eu l'effet d'un élément déclencheur ainsi que d'une prise de conscience que le moment était venu» de resserrer les dépenses, a dit M. Lebeau.
Le choc pétrolier et les pressions inflationnistes qu'il risque de déclencher pourraient donc, de la même façon, contraindre les entreprises à délier les cordons de leur bourse davantage qu'elles le souhaiteraient si elles veulent conserver leurs employés en préservant leur pouvoir d'achat.
À cet égard, M. Lebeau estime que les directions d'entreprises seront confrontées à des décisions difficiles en 2006. «Le capital humain demeure la principale ressource d'une entreprise. Les dirigeants devront toutefois éviter le piège de se dire: "l'essence augmente, alors on augmente les salaires". Parce que si le prix de l'essence redescend l'année prochaine, les salaires ne vont pas diminuer.»
Pour cette raison, l'étude de Watson Wyatt recommande aux entreprises de miser sur une structure salariale souple comportant des éléments incitatifs pour les employés les plus méritants. «Pour les compagnies qui tombent dans le piège de ne toucher qu'au salaire de base, il n'existe qu'une seule façon de corriger les erreurs, c'est-à-dire des mises à pied», a précisé M. Lebeau.
La plus récente étude annuelle sur les salaires réalisée par le cabinet-conseil Watson Wyatt établit à 3,3 % les augmentations consenties par les employeurs en 2005, comparativement à 3,2 % l'année dernière. Après un récent sommet de 4,1 % en 2001, les employés canadiens avaient dû se contenter d'augmentations plus modestes en 2002 (3,4 %) et 2003 (3,3 %).
Pour 2006, les 422 entreprises et diverses organisations qui ont pris part à l'étude disent prévoir des augmentations de 3,3 %.
Stéphane Lebeau, chef de pratique responsable du Groupe capital humain au bureau montréalais de Watson Wyatt, estime que l'année 2005 pourrait bien marquer un revirement et le début d'un cycle nouveau pour les augmentations salariales. «Avec les prix de l'essence qui flambent et l'indice des prix à la consommation qui pourrait continuer à grimper, les compagnies vont peut-être devoir offrir encore davantage [que les 3,3 % prévu] en 2006. On peut parler de 3,5 %», a dit M. Lebeau.
De la même façon que les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont été un «élément déclencheur» d'un cycle de faiblesse des augmentations salariales, M. Lebeau croit que le choc pétrolier qui secoue présentement l'économie pourrait jouer un rôle comparable dans un nouveau cycle haussier.
«Les attentats du 11 septembre sont venus écraser [les pressions salariales]. L'économie montrait déjà des faiblesses et je ne crois pas que les entreprises auraient pu maintenir des augmentations de 4 % par année. Les attentats ont toutefois eu l'effet d'un élément déclencheur ainsi que d'une prise de conscience que le moment était venu» de resserrer les dépenses, a dit M. Lebeau.
Le choc pétrolier et les pressions inflationnistes qu'il risque de déclencher pourraient donc, de la même façon, contraindre les entreprises à délier les cordons de leur bourse davantage qu'elles le souhaiteraient si elles veulent conserver leurs employés en préservant leur pouvoir d'achat.
À cet égard, M. Lebeau estime que les directions d'entreprises seront confrontées à des décisions difficiles en 2006. «Le capital humain demeure la principale ressource d'une entreprise. Les dirigeants devront toutefois éviter le piège de se dire: "l'essence augmente, alors on augmente les salaires". Parce que si le prix de l'essence redescend l'année prochaine, les salaires ne vont pas diminuer.»
Pour cette raison, l'étude de Watson Wyatt recommande aux entreprises de miser sur une structure salariale souple comportant des éléments incitatifs pour les employés les plus méritants. «Pour les compagnies qui tombent dans le piège de ne toucher qu'au salaire de base, il n'existe qu'une seule façon de corriger les erreurs, c'est-à-dire des mises à pied», a précisé M. Lebeau.
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