Et un autre sommet pour le pétrole: 69,81$ US
31 août 2005
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Les infrastructures de cette raffinerie de Codin, en Alabama, étaient partiellement submergées, hier, conséquence du passage de l’ouragan Katrina.
New York — Les cours du pétrole brut ont fini hier à un nouveau record de clôture à New York, à 69,81 $US, dopés par les craintes de destructions importantes sur les installations pétrolières du golfe du Mexique après le passage du cyclone Katrina.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en octobre a clôturé sur un gain de 2,61 $US, à 69,81 $US, après avoir atteint un record absolu en séance à 70,85 $US. Le baril de pétrole a augmenté de 3,68 $US en deux séances à New York. Le précédent record de clôture avait été atteint jeudi dernier à 67,49 $US.
Les cours du contrat d'essence rapproché à New York ont bondi hier de 41,39 ¢ à 2,47 $US le gallon. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini en hausse de 2,70 $US à 67,57 $US hier, après avoir lui aussi enregistré un nouveau sommet historique en séance à 68,89 $.
Le sud des États-Unis a été ravagé par le passage du cyclone Katrina lundi, l'un des plus terribles qu'ait connu le pays depuis un demi-siècle. «Le problème vient des produits distillés, qui entraînent le brut dans leur envolée», estime Seth Kleinman, analyste de PFC Energy.
«Les prix montent car Katrina a causé des dégâts dans toutes les infrastructures» de la région qu'elle a traversée, ajoute-t-il. «Le prix des produits distillés et du gaz naturel continuent de faire face à un fort risque de hausse», renchérit Jason Schenker, économiste de Wachovia.
«Même si le gouvernement a offert de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole, cela pourrait tout juste ralentir les prix dans leur hausse vers 80 $US le baril», a-t-il précisé, surtout «si les raffineries sont fermées et ne peuvent raffiner du brut». «Alors que la garde cotière rapporte que sept puits endommagés dérivent dans le golfe du Mexique, les prix pourraient continuer à monter», a-t-il ajouté.
Hier, 90 % de la production pétrolière du golfe du Mexique était encore manquante, et les compagnies énergétiques tentaient d'évaluer l'étendue des dégâts. La région du golfe du Mexique concentre un quart des installations pétrolières des États-Unis.
Essence
M. Schenker souligne que les raffineries arrêtées ont fait monter les prix de l'essence à de nouveaux records en séance, à 2,47 $US par gallon, ce qui, «si les prix restent à ce niveau pour quelques jours, pourrait signifier des prix à la pompe moyens entre 3 et 3,25 $US par gallon» (86 ¢ US le litres).
Au Canada, le litre d'essence atteignait 1,164 $ à Montréal, en matinée. Le prix plancher du litre d'essence, calculé selon les critères de la Régie de l'énergie, atteint actuellement environ 1,10 $ dans la région de Montréal.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en octobre a clôturé sur un gain de 2,61 $US, à 69,81 $US, après avoir atteint un record absolu en séance à 70,85 $US. Le baril de pétrole a augmenté de 3,68 $US en deux séances à New York. Le précédent record de clôture avait été atteint jeudi dernier à 67,49 $US.
Les cours du contrat d'essence rapproché à New York ont bondi hier de 41,39 ¢ à 2,47 $US le gallon. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini en hausse de 2,70 $US à 67,57 $US hier, après avoir lui aussi enregistré un nouveau sommet historique en séance à 68,89 $.
Le sud des États-Unis a été ravagé par le passage du cyclone Katrina lundi, l'un des plus terribles qu'ait connu le pays depuis un demi-siècle. «Le problème vient des produits distillés, qui entraînent le brut dans leur envolée», estime Seth Kleinman, analyste de PFC Energy.
«Les prix montent car Katrina a causé des dégâts dans toutes les infrastructures» de la région qu'elle a traversée, ajoute-t-il. «Le prix des produits distillés et du gaz naturel continuent de faire face à un fort risque de hausse», renchérit Jason Schenker, économiste de Wachovia.
«Même si le gouvernement a offert de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole, cela pourrait tout juste ralentir les prix dans leur hausse vers 80 $US le baril», a-t-il précisé, surtout «si les raffineries sont fermées et ne peuvent raffiner du brut». «Alors que la garde cotière rapporte que sept puits endommagés dérivent dans le golfe du Mexique, les prix pourraient continuer à monter», a-t-il ajouté.
Hier, 90 % de la production pétrolière du golfe du Mexique était encore manquante, et les compagnies énergétiques tentaient d'évaluer l'étendue des dégâts. La région du golfe du Mexique concentre un quart des installations pétrolières des États-Unis.
Essence
M. Schenker souligne que les raffineries arrêtées ont fait monter les prix de l'essence à de nouveaux records en séance, à 2,47 $US par gallon, ce qui, «si les prix restent à ce niveau pour quelques jours, pourrait signifier des prix à la pompe moyens entre 3 et 3,25 $US par gallon» (86 ¢ US le litres).
Au Canada, le litre d'essence atteignait 1,164 $ à Montréal, en matinée. Le prix plancher du litre d'essence, calculé selon les critères de la Régie de l'énergie, atteint actuellement environ 1,10 $ dans la région de Montréal.
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