Sécurité aérienne
La France publie une liste noire des transporteurs
26 août 2005
Actualités économiques
Paris — La France a pris hier les devants de l'Union européenne en décidant de publier dès lundi sur Internet une liste noire des compagnies aériennes interdites sur son sol et de renforcer les contrôles de sécurité après une série de catastrophes aériennes cet été.
Paris veut aussi proposer avant la fin octobre à ses partenaires européens une série de mesures pour une meilleure sécurité aérienne.
«Dès lundi, sur le site Internet de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), les Français auront à leur disposition la liste des compagnies interdites sur le territoire français, la liste des compagnies autorisées, et la liste des compagnies affrétables», a annoncé le ministre des Transports, Dominique Perben.
En août, seules quatre compagnies étaient interdites de vol en France, selon la DGAC: Air Koryo (Corée du Nord), Air Saint-Thomas (États-Unis), International Air Service (Liberia) et Air Mozambique. Cette liste n'était pas publique jusqu'à présent.
Le contrôle des compagnies étrangères sera également renforcé, a indiqué M. Perben.
La France compte parallèlement exiger plus de renseignements des compagnies aériennes lors des demandes d'autorisation de trafic, notamment sur leur flotte et leur historique, en particulier en matière d'incidents.
Le ministère des Transports compte aussi publier d'ici fin 2005 un texte réglementaire qui obligera les voyagistes et affréteurs d'avions à informer le passager du nom de la compagnie aérienne qu'il empruntera, même en cas de changement de dernière minute.
Cette annonce française intervient après une série noire de cinq accidents d'avion, depuis début août qui ont fait au total quelque 300 morts. Le dernier en date est celui d'un Boeing 737-200 de la compagnie péruvienne Tans qui s'est écrasé mardi en Amazonie, faisant 39 morts.
La France a été particulièrement touchée avec le crash d'un avion charter colombien au Venezuela, le 16 août, qui a fait 160 morts, dont 152 Français.
Ces accidents ont créé un début de psychose, et, à plusieurs reprises, des passagers français ont refusé d'embarquer sur des avions qu'ils jugeaient peu sûrs ces derniers jours.
M. Perben a aussi annoncé qu'il déposerait, «avant la fin du mois d'octobre», un mémorandum auprès de l'UE à travers lequel la France proposera «un certain nombre de mesures communes à l'Europe allant dans le sens de la sécurité et reprenant en particulier un certain nombre de dispositifs strictement français».
La décision française rejoint les projets en cours de la Commission européenne, en particulier la publication d'ici fin 2005 début 2006 d'une liste rassemblant les compagnies aériennes interdites dans chaque État-membre.
De l'avis général, les efforts européens ne suffiront pas à eux seuls à rendre le ciel plus sûr. Dans le monde, une trentaine d'États audités par l'Organisation de l'aviation civile internationale ne présentent pas de garanties suffisantes de sécurité, sans être pour autant mis à l'index.
Paris veut aussi proposer avant la fin octobre à ses partenaires européens une série de mesures pour une meilleure sécurité aérienne.
«Dès lundi, sur le site Internet de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), les Français auront à leur disposition la liste des compagnies interdites sur le territoire français, la liste des compagnies autorisées, et la liste des compagnies affrétables», a annoncé le ministre des Transports, Dominique Perben.
En août, seules quatre compagnies étaient interdites de vol en France, selon la DGAC: Air Koryo (Corée du Nord), Air Saint-Thomas (États-Unis), International Air Service (Liberia) et Air Mozambique. Cette liste n'était pas publique jusqu'à présent.
Le contrôle des compagnies étrangères sera également renforcé, a indiqué M. Perben.
La France compte parallèlement exiger plus de renseignements des compagnies aériennes lors des demandes d'autorisation de trafic, notamment sur leur flotte et leur historique, en particulier en matière d'incidents.
Le ministère des Transports compte aussi publier d'ici fin 2005 un texte réglementaire qui obligera les voyagistes et affréteurs d'avions à informer le passager du nom de la compagnie aérienne qu'il empruntera, même en cas de changement de dernière minute.
Cette annonce française intervient après une série noire de cinq accidents d'avion, depuis début août qui ont fait au total quelque 300 morts. Le dernier en date est celui d'un Boeing 737-200 de la compagnie péruvienne Tans qui s'est écrasé mardi en Amazonie, faisant 39 morts.
La France a été particulièrement touchée avec le crash d'un avion charter colombien au Venezuela, le 16 août, qui a fait 160 morts, dont 152 Français.
Ces accidents ont créé un début de psychose, et, à plusieurs reprises, des passagers français ont refusé d'embarquer sur des avions qu'ils jugeaient peu sûrs ces derniers jours.
M. Perben a aussi annoncé qu'il déposerait, «avant la fin du mois d'octobre», un mémorandum auprès de l'UE à travers lequel la France proposera «un certain nombre de mesures communes à l'Europe allant dans le sens de la sécurité et reprenant en particulier un certain nombre de dispositifs strictement français».
La décision française rejoint les projets en cours de la Commission européenne, en particulier la publication d'ici fin 2005 début 2006 d'une liste rassemblant les compagnies aériennes interdites dans chaque État-membre.
De l'avis général, les efforts européens ne suffiront pas à eux seuls à rendre le ciel plus sûr. Dans le monde, une trentaine d'États audités par l'Organisation de l'aviation civile internationale ne présentent pas de garanties suffisantes de sécurité, sans être pour autant mis à l'index.
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