De nouveau au-dessus de la barre des 61 $US - La menace d'un nouveau cyclone fait rebondir le prix du pétrole
13 juillet 2005
Actualités économiques
Londres — Les prix du pétrole ont rebondi de plus de deux dollars hier sous la menace d'un nouveau cyclone, Emily, dans le golfe du Mexique, et avant les chiffres des stocks américains qui pourraient avoir été fortement rognés par les précédentes intempéries dans l'Atlantique.
À New York, le baril de light sweet crude pour livraison en août progressait de 2,23 à 61,15 $US, tandis qu'à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,98 $US à 59,42 $US.
«Il y a un nouvel ouragan en train de se former dans l'océan, Emily», a souligné Mike Fitzpatrick, analyste de FIMAT, pour qui le bond des cours reflète «le degré de nervosité du marché face à une menace potentielle pour l'approvisionnement». «Les préoccupations sont revenues avec la tempête tropicale Emily, la cinquième du nom», a confirmé un analyste d'une banque européenne ayant souhaité rester anonyme. «Ce que les météorologues avaient annoncé il y a déjà plus de deux mois se traduit dans la réalité, à savoir une saison des ouragans très active: cinq tempêtes tropicales formées en moins d'un mois, c'est du jamais vu», a-t-il ajouté.
Un deuxième cyclone
La tempête tropicale Emily, actuellement dans l'Atlantique, se dirigeait vers les Antilles hier et pourrait se transformer en ouragan dans les prochains jours, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami . Ce serait le deuxième cyclone de la saison qui avait été ouverte par Dennis en fin de semaine dernière. Les tempêtes tropicales Cindy en juillet, et Arlène et Bret en juin, les avaient précédés.
De sept à neuf cyclones pourraient frapper la côte Atlantique américaine d'ici septembre 2005, dont trois à cinq potentiellement dévastateurs.
La nervosité est d'autant plus forte que l'épisode d'Ivan continue de hanter le marché. Ce cyclone de force 5 avait ravagé les installations pétrolières du Golfe du Mexique en septembre 2004, paralysant la production pendant des mois.
Le golfe du Mexique concentre 25 % des infrastructures pétrolières des États-Unis et fournit environ 1,5 million de barils par jour (mbj) de brut.
Dans ce contexte météorologique, les investisseurs anticipent une chute des stocks américains dans les chiffres hebdomadaires du département américain de l'Énergie (DoE), qui seront publiés demain.
«On s'attend à une baisse de 4,8 millions de barils des stocks de brut, soit plus que le consensus qui est de plus de trois millions, en raison de l'impact de Cindy sur les importations américaines», a indiqué l'analyste s'exprimant sous couverte de l'anonymat.
«Le port offshore en Louisiane ayant fermé pendant un jour et demi la semaine dernière à cause de Cindy, on anticipe des importations de l'ordre de 9,8 mbj, contre 10,2 mbj la semaine d'avant», a-t-il précisé.
La tempête tropicale Cindy, qui avait sévi sur le Golfe du Mexique en début de semaine dernière, avait provoqué l'évacuation de sites offshore et l'interruption de 3 % de la production de la région.
Le cyclone Dennis a épargné les plateformes pétrolières et les raffineries du golfe à son passage dimanche. Mais il a causé une perte de production de 4,04 mbj de brut dans le golfe du Mexique entre les 8 et 11 juillet, d'après le Mineral Management Service (MMS), agence américaine dépendant du ministère de l'Intérieur.
Les analystes tablent aussi sur une baisse d'un million de barils (Mb) des stocks d'essence la semaine dernière aux États-Unis mais anticipent une hausse de deux Mb des stocks de produits distillés, qui comprennent le fioul de chauffage et le diesel.
À New York, le baril de light sweet crude pour livraison en août progressait de 2,23 à 61,15 $US, tandis qu'à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,98 $US à 59,42 $US.
«Il y a un nouvel ouragan en train de se former dans l'océan, Emily», a souligné Mike Fitzpatrick, analyste de FIMAT, pour qui le bond des cours reflète «le degré de nervosité du marché face à une menace potentielle pour l'approvisionnement». «Les préoccupations sont revenues avec la tempête tropicale Emily, la cinquième du nom», a confirmé un analyste d'une banque européenne ayant souhaité rester anonyme. «Ce que les météorologues avaient annoncé il y a déjà plus de deux mois se traduit dans la réalité, à savoir une saison des ouragans très active: cinq tempêtes tropicales formées en moins d'un mois, c'est du jamais vu», a-t-il ajouté.
Un deuxième cyclone
La tempête tropicale Emily, actuellement dans l'Atlantique, se dirigeait vers les Antilles hier et pourrait se transformer en ouragan dans les prochains jours, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami . Ce serait le deuxième cyclone de la saison qui avait été ouverte par Dennis en fin de semaine dernière. Les tempêtes tropicales Cindy en juillet, et Arlène et Bret en juin, les avaient précédés.
De sept à neuf cyclones pourraient frapper la côte Atlantique américaine d'ici septembre 2005, dont trois à cinq potentiellement dévastateurs.
La nervosité est d'autant plus forte que l'épisode d'Ivan continue de hanter le marché. Ce cyclone de force 5 avait ravagé les installations pétrolières du Golfe du Mexique en septembre 2004, paralysant la production pendant des mois.
Le golfe du Mexique concentre 25 % des infrastructures pétrolières des États-Unis et fournit environ 1,5 million de barils par jour (mbj) de brut.
Dans ce contexte météorologique, les investisseurs anticipent une chute des stocks américains dans les chiffres hebdomadaires du département américain de l'Énergie (DoE), qui seront publiés demain.
«On s'attend à une baisse de 4,8 millions de barils des stocks de brut, soit plus que le consensus qui est de plus de trois millions, en raison de l'impact de Cindy sur les importations américaines», a indiqué l'analyste s'exprimant sous couverte de l'anonymat.
«Le port offshore en Louisiane ayant fermé pendant un jour et demi la semaine dernière à cause de Cindy, on anticipe des importations de l'ordre de 9,8 mbj, contre 10,2 mbj la semaine d'avant», a-t-il précisé.
La tempête tropicale Cindy, qui avait sévi sur le Golfe du Mexique en début de semaine dernière, avait provoqué l'évacuation de sites offshore et l'interruption de 3 % de la production de la région.
Le cyclone Dennis a épargné les plateformes pétrolières et les raffineries du golfe à son passage dimanche. Mais il a causé une perte de production de 4,04 mbj de brut dans le golfe du Mexique entre les 8 et 11 juillet, d'après le Mineral Management Service (MMS), agence américaine dépendant du ministère de l'Intérieur.
Les analystes tablent aussi sur une baisse d'un million de barils (Mb) des stocks d'essence la semaine dernière aux États-Unis mais anticipent une hausse de deux Mb des stocks de produits distillés, qui comprennent le fioul de chauffage et le diesel.
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