Le prix du baril passe pour la première fois le cap des 61 $ - Le temps orageux souffle les prix du pétrole à un sommet
Photo : Agence Reuters
Des tempêtes tropicales menacent le golf du Mexique où sont installées de nombreuses plateformes de forages, comme celle-ci, appartenant à Chevron.
Londres — Les cours à terme du pétrole brut ont touché de nouveaux records hier à Londres et à New York, le baril de brut US passant pour la première fois la barre des 61 $, le marché craignant une perturbation de l'offre en raison des conditions météorologiques dans le Golfe du Mexique. Sur le Nymex, le brut léger livrable en août se traitait à 61,30 $ le baril, tandis qu'à Londres, sur l'IPE, le Brent se traitait à 60 $.
«Les prix du pétrole sont poussés à la hausse sous la menace des tempêtes tropicales dans le golfe du Mexique», relève Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays. «La menace immédiate est venue de la tempête tropicale Cindy, qui a conduit à la fermeture préventive de quelque 3 % de la production pétrolière et gazière quotidienne des États-Unis dans le golfe du Mexique», observe-t-il.
«Cependant, la tempête tropicale Dennis, actuellement bien à l'extérieur du golfe du Mexique, pourrait s'avérer une menace encore plus sérieuse», prévient cet analyste.
Marché nerveux
Selon Mike Fitzpatrick, analyste chez Fimat, les tempêtes «ont le potentiel d'entraîner des fermetures de plateformes pétrolières et de nuire à la production, alors que le marché est déjà nerveux à l'idée d'une pénurie».
Cindy s'est transformée en simple dépression en se déplaçant vers l'intérieur des terres, selon le Centre national des ouragans aux États-Unis. Actuellement en Louisiane , elle avançait vers l'Alabama sur une trajectoire nord-ouest.
En revanche, «Dennis approche l'intensité d'un ouragan», a prévenu le Centre. La tempête «pourrait se transformer en ouragan dans la journée ou dans la soirée», et devrait atteindre la Jamaïque tôt demain matin, avant de toucher la côte américaine lundi.
«Des plateformes offshore et des raffineries ont déjà fermé à cause de Cindy. Donc la production est interrompue et les investisseurs voient cela comme un signal haussier» pour les cours, explique David Nesbitt, opérateur à la maison de courtage Bache Financial.
Selon les analystes de la maison de courtage Sucden, le marché craint que les tempêtes «ne réduisent les importations et la production de brut».
«Les craintes que Cindy ne perturbe la production des raffineries sur le golfe ont poussé le fioul de chauffage à New York et le gazole à Londres à de nouveaux records historiques», à respectivement 1,7850 $US le gallon et 561,75 $US la tonne, rappellent-ils.
Première
Selon le Centre, c'est la première fois que quatre tempêtes tropicales d'importance sont recensées si tôt dans l'année dans le bassin Atlantique. Cindy et Dennis avaient en effet été précédées par Arlene et Bret au mois de juin.
Le marché se souvient de septembre 2004, lorsque l'ouragan Ivan avait ravagé les installations pétrolières du golfe du Mexique, paralysant la production américaine pendant des mois et déclenchant une envolée des prix du pétrole.
Entre sept et neuf ouragans pourraient frapper le golfe du Mexique d'ici à septembre, selon le Centre national des ouragans, dont trois à cinq cyclones potentiellement dévastateurs.
Les inquiétudes sont d'autant plus fortes que les raffineries américaines peinent déjà à fournir suffisamment de produits pétroliers pour répondre à une demande particulièrement robuste aux États-Unis.
Le marché craint une pénurie d'or noir en fin d'année, lorsque la demande atteindra son pic saisonnier en raison de l'arrivée de l'hiver dans l'hémisphère Nord.
«Les prix du pétrole sont poussés à la hausse sous la menace des tempêtes tropicales dans le golfe du Mexique», relève Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays. «La menace immédiate est venue de la tempête tropicale Cindy, qui a conduit à la fermeture préventive de quelque 3 % de la production pétrolière et gazière quotidienne des États-Unis dans le golfe du Mexique», observe-t-il.
«Cependant, la tempête tropicale Dennis, actuellement bien à l'extérieur du golfe du Mexique, pourrait s'avérer une menace encore plus sérieuse», prévient cet analyste.
Marché nerveux
Selon Mike Fitzpatrick, analyste chez Fimat, les tempêtes «ont le potentiel d'entraîner des fermetures de plateformes pétrolières et de nuire à la production, alors que le marché est déjà nerveux à l'idée d'une pénurie».
Cindy s'est transformée en simple dépression en se déplaçant vers l'intérieur des terres, selon le Centre national des ouragans aux États-Unis. Actuellement en Louisiane , elle avançait vers l'Alabama sur une trajectoire nord-ouest.
En revanche, «Dennis approche l'intensité d'un ouragan», a prévenu le Centre. La tempête «pourrait se transformer en ouragan dans la journée ou dans la soirée», et devrait atteindre la Jamaïque tôt demain matin, avant de toucher la côte américaine lundi.
«Des plateformes offshore et des raffineries ont déjà fermé à cause de Cindy. Donc la production est interrompue et les investisseurs voient cela comme un signal haussier» pour les cours, explique David Nesbitt, opérateur à la maison de courtage Bache Financial.
Selon les analystes de la maison de courtage Sucden, le marché craint que les tempêtes «ne réduisent les importations et la production de brut».
«Les craintes que Cindy ne perturbe la production des raffineries sur le golfe ont poussé le fioul de chauffage à New York et le gazole à Londres à de nouveaux records historiques», à respectivement 1,7850 $US le gallon et 561,75 $US la tonne, rappellent-ils.
Première
Selon le Centre, c'est la première fois que quatre tempêtes tropicales d'importance sont recensées si tôt dans l'année dans le bassin Atlantique. Cindy et Dennis avaient en effet été précédées par Arlene et Bret au mois de juin.
Le marché se souvient de septembre 2004, lorsque l'ouragan Ivan avait ravagé les installations pétrolières du golfe du Mexique, paralysant la production américaine pendant des mois et déclenchant une envolée des prix du pétrole.
Entre sept et neuf ouragans pourraient frapper le golfe du Mexique d'ici à septembre, selon le Centre national des ouragans, dont trois à cinq cyclones potentiellement dévastateurs.
Les inquiétudes sont d'autant plus fortes que les raffineries américaines peinent déjà à fournir suffisamment de produits pétroliers pour répondre à une demande particulièrement robuste aux États-Unis.
Le marché craint une pénurie d'or noir en fin d'année, lorsque la demande atteindra son pic saisonnier en raison de l'arrivée de l'hiver dans l'hémisphère Nord.
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